Dans une allocution à la radio et à la télévision d'un peu moins d'une heure - sa première apparition publique depuis les échauffourées qui ont marqué la journée - Nicolas Maduro a félicité les Forces armées pour avoir "mis en échec le petit groupe qui comptait répandre la violence à travers cette escarmouche putschiste".

Selon lui, cinq soldats et trois policiers ont été blessés par balle lors des heurts avec des manifestants pro-Guaido, survenus après que ce dernier a revendiqué le soutien d'un groupe de "militaires courageux".

Pour le gouvernement vénézuélien, ce soulèvement est une "tentative de coup d'Etat".

"Ceci ne saurait rester impuni, j'ai parlé au procureur général. J'ai désigné trois procureurs (...) qui sont en train d'interroger toutes les personnes impliquées", a déclaré Nicolas Maduro, flanqué du ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino, et de plusieurs responsables civils et militaires.

Les procureurs "lancent des poursuites pénales pour les graves délits commis contre la Constitution, l'Etat de droit et le droit à la paix", a-t-il poursuivi.

Selon le chef d'Etat, qui revendique l'héritage politique du défunt président Hugo Chavez (1999-2003), les soldats factieux entendaient provoquer une "tragédie", avec "50, 100 ou même 200 morts".

"Toutes les bases militaires étaient en alerte, loyales à la révolution, au commandant en chef et à la Constitution", a-t-il affirmé.

Nicolas Maduro a en outre démenti les propos du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo qui a affirmé qu'il comptait fuir le Venezuela pour se rendre à Cuba.

"Mike Pompeo a dit que (..) Maduro disposait d'un avion prêt à l'emmener à Cuba et que les Russes l'en ont sorti et qu'ils lui ont interdit de quitter le pays. Monsieur Pompeo, je vous en prie, quel manque de sérieux", a raillé Nicolas Maduro.