"La Russie doit partir", a lancé M. Trump, en écho au chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo qui a prévenu son homologue russe Sergueï Lavrov que les Etats-Unis ne resteraient pas les bras croisés si la Russie continuait "d'exacerber les tensions au Venezuela". De son côté, le vice-président Mike Pence a dénoncé une "provocation" de la Russie. "Les Etats-Unis appellent la Russie à cesser tout soutien au régime (du président Nicolas) Maduro", a-t-il martelé.

Deux avions russes transportant une centaine de militaires et 35 tonnes de matériel sont arrivés à Caracas, selon l'agence russe Sputnik. Moscou, qui accuse Washington de tenter d'organiser un "coup d'Etat" dans ce pays, revendique le droit de "renforcer sa coopération avec le Venezuela en accord avec la Constitution de ce pays et dans le cadre de la loi".

L'opposant Juan Guaido s'est autoproclamé président par intérim du pays le 23 janvier. Deux mois plus tard, le Venezuela reste confronté à la plus grave crise de son histoire, avec une économie au ralenti, une monnaie naufragée et des pénuries de tout. Nicolas Maduro de son côté met en avant le soutien de la Russie et de la Chine, les principaux créanciers du pays, qui prennent systématiquement son parti dans les instances internationales comme au Conseil de sécurité des Nations unies.