Selon les calculs d'Airfinity, une entreprise qui fait des recherches dans l'offre et l'approvisonnement de différents secteurs, à échelle mondiale, 1,5 milliards de doses de vaccins sont, ajourd'hui, produites tous les mois. La production aurait fortement augmenté ces trois à quatre derniers mois. Jusqu'à la fin de l'année, 11 milliards auront été produites.

Selon ces calculs, les pays riches disposent de 1,2 milliards de doses en trop, même en comptant l'administration des troisièmes doses. De ce surplus, 241 millions de doses sont proches de la date de la péremption, et devront être jetées, si elles ne sont pas redistribuées bientôt. Pour des raisons logistiques, les pays pauvres n'acceptent uniquement les doses dont la date de péremption dépasse au moins deux mois.

Pour Airfinity, qui s'exprime auprès de la BBC, cela ne montre pas nécessairement la cupidité des pays riches. Ils ne savaient pas quel vaccin aller fonctionner, donc en ont acheté beaucoup de différentes marques, pour être sûr et ne pas être pris de court. Mais l'entreprise souhaite démontrer que des surplus ne sont pas nécessaires, vu que la production est désormais rapide et bien roulée. Cela devrait alors leur permettre de distribuer leur surplus aux pays pauvres.

Une distribution inégale

Selon Human Rights Watch, 75% des vaccins sont allés à 10 pays. Pour The Economist Intelligence Unit, l'unité de recherche en chiffres du magazine The Economist, 50% des vaccins fabriqués jusqu'alors ont été administrés à 15% de la population mondiale, et les pays riches administrent 100 fois plus de doses que les pays pauvres. Plus que la moitié de la population du monde n'a pas encore reçu de première dose.

Les pays riches se sont engagés à distribuer des doses aux pays pauvres. L'Union européenne a par exemple promis 250 millions de doses jusqu'à la fin de l'année, mais n'en a que livré 20 aujourd'hui. Biden, le président des Etats Unis, disait vouloir en livrer 580 millions, mais le nombre de doses envoyées est de 140 millions. Des 100 millions promis par le Royaume Uni, neuf ont été envoyés.

Covax organise la distribution des doses à échelle mondiale, vers les pays pauvres. Le programme avait prévu de distribuer deux milliards de doses en 2021, et comptait sur une production en Inde. Mais suite à la deuxième vague ayant eu lieu en mai sur son territoire, l'Inde a bloqué toutes exportations. Covax compte alors sur les doses des pays riches pour vacciner les pays pauvres, mais l'achemeninement de doses est lent.

Pourtant, de nombreux experts pointent les dangers de la campagne de vaccination mondiale trop lente et inégale : l'appartition de variants, qui peuvent in fine devenir résistants aux vaccins. De nombreuses voix s'élèvent pour mieux distribuer les doses vers les pays pauvres, ou enlever les brevets pour que les vaccins puissent être produits plus facilement à plus d'endroits, notamment dans les pays pauvres, et à un prix moins cher.

Selon les calculs d'Airfinity, une entreprise qui fait des recherches dans l'offre et l'approvisonnement de différents secteurs, à échelle mondiale, 1,5 milliards de doses de vaccins sont, ajourd'hui, produites tous les mois. La production aurait fortement augmenté ces trois à quatre derniers mois. Jusqu'à la fin de l'année, 11 milliards auront été produites. Selon ces calculs, les pays riches disposent de 1,2 milliards de doses en trop, même en comptant l'administration des troisièmes doses. De ce surplus, 241 millions de doses sont proches de la date de la péremption, et devront être jetées, si elles ne sont pas redistribuées bientôt. Pour des raisons logistiques, les pays pauvres n'acceptent uniquement les doses dont la date de péremption dépasse au moins deux mois.Pour Airfinity, qui s'exprime auprès de la BBC, cela ne montre pas nécessairement la cupidité des pays riches. Ils ne savaient pas quel vaccin aller fonctionner, donc en ont acheté beaucoup de différentes marques, pour être sûr et ne pas être pris de court. Mais l'entreprise souhaite démontrer que des surplus ne sont pas nécessaires, vu que la production est désormais rapide et bien roulée. Cela devrait alors leur permettre de distribuer leur surplus aux pays pauvres.Selon Human Rights Watch, 75% des vaccins sont allés à 10 pays. Pour The Economist Intelligence Unit, l'unité de recherche en chiffres du magazine The Economist, 50% des vaccins fabriqués jusqu'alors ont été administrés à 15% de la population mondiale, et les pays riches administrent 100 fois plus de doses que les pays pauvres. Plus que la moitié de la population du monde n'a pas encore reçu de première dose.Les pays riches se sont engagés à distribuer des doses aux pays pauvres. L'Union européenne a par exemple promis 250 millions de doses jusqu'à la fin de l'année, mais n'en a que livré 20 aujourd'hui. Biden, le président des Etats Unis, disait vouloir en livrer 580 millions, mais le nombre de doses envoyées est de 140 millions. Des 100 millions promis par le Royaume Uni, neuf ont été envoyés.Covax organise la distribution des doses à échelle mondiale, vers les pays pauvres. Le programme avait prévu de distribuer deux milliards de doses en 2021, et comptait sur une production en Inde. Mais suite à la deuxième vague ayant eu lieu en mai sur son territoire, l'Inde a bloqué toutes exportations. Covax compte alors sur les doses des pays riches pour vacciner les pays pauvres, mais l'achemeninement de doses est lent.Pourtant, de nombreux experts pointent les dangers de la campagne de vaccination mondiale trop lente et inégale : l'appartition de variants, qui peuvent in fine devenir résistants aux vaccins. De nombreuses voix s'élèvent pour mieux distribuer les doses vers les pays pauvres, ou enlever les brevets pour que les vaccins puissent être produits plus facilement à plus d'endroits, notamment dans les pays pauvres, et à un prix moins cher.