Après le décompte de plus de 95% des votes, l'homme d'affaires de 54 ans, sans expérience politique, devance de 2,7 points d'avance son adversaire, Terry McAuliffe, 64 ans, ancien gouverneur de cet Etat de l'est des Etats-Unis (2014-2018).

Glenn Youngkin, qui a emporté le vote rural traditionnellement conservateur, a aussi réussi de bons scores dans les fiefs démocrates du nord de l'Etat. "Ça fait longtemps que ce n'est plus une campagne électorale et que ça a commencé à devenir un mouvement mené par vous tous", avait assuré M. Youngkin à ses partisans à l'annonce des premiers résultats.

Jusqu'au bout, les démocrates ont voulu croire à leur victoire : "nous allons continuer à compter les bulletins de vote parce que tous les habitants de Virginie méritent que leur vote soit compté", a affirmé Terry McAuliffe devant ses supporteurs en fin de soirée,. "Le combat continue", a lancé ce vétéran de la politique, qui a reçu le soutien des poids lourds du parti pendant la campagne. "Nous allons gagner" cette élection même si elle est "serrée", avait encore affirmé avant la fermeture des bureaux de vote Joe Biden depuis Glasgow, où il participe à la COP26.

Ce scrutin était considéré comme un baromètre du soutien à la politique du président américain, même s'il s'en est défendu.

L'ombre de Trump

Sa popularité s'est effritée depuis le chaotique retrait américain d'Afghanistan. Et ses grands plans d'investissements - l'un dans les infrastructures, l'autre sur un volet social et climatique - sont bloqués au Congrès, victimes de dissensions entre les démocrates. La victoire de M. Youngkin offre aux républicains une stratégie pour reconquérir le Congrès, où les démocrates disposent d'une majorité fragile, aux élections de mi-mandat en novembre 2022.

La large avance de Terry McAuliffe a fondu en quelques semaines dans cet Etat qui avait pourtant massivement voté pour Joe Biden lors de la présidentielle il y a un an. Terry McAuliffe, dont l'électorat est essentiellement urbain, avait mis en garde contre une victoire républicaine qui rimerait avec "quatre ans de théories du complot et de politique extrémiste".

Glenn Youngkin a misé sur la popularité de Donald Trump, dont il a reçu le soutien, sans reprendre les prises de position les plus outrancières de l'ancien président pour ne pas effrayer les modérés et les indépendants.

Programmes scolaires

Opposé au port obligatoire du masque et à l'obligation de vaccination pour les enfants ou pour certaines professions, il a axé avec succès sa campagne sur l'éducation, assurant que les parents devaient avoir une influence sur les programmes scolaires de leurs enfants. Il combat farouchement l'enseignement de "la théorie critique de la race", courant de pensée qui analyse le racisme comme un système plutôt qu'au niveau des préjugés individuels, même si les démocrates assurent que cette théorie ne fait pas partie du programme en Virginie. Et il est accusé de chercher à bannir des écoles certains livres d'auteurs noirs, comme le classique de la littérature "Beloved" de Toni Morrison, ce que le républicain nie. La question du racisme est très sensible dans cet Etat dont le passé esclavagiste fait régulièrement l'objet de débats brûlants.

Catherine Jimenez, responsable locale du parti républicain à Falls Church, dans le nord de l'Etat, a estimé auprès de l'AFP que les adversaires de M. Youngkin voulaient le dépeindre en "quelqu'un qu'il faut haïr". Dans l'élection du gouverneur-adjoint, la républicaine Winsome Sears, une Afro-Américaine, était également en tête. Sa victoire serait historique car ce serait la première fois qu'une femme issue des minorités accéderait à cette fonction.

Un républicain était également en tête de l'élection pour le poste de gouverneur du New Jersey, selon des résultats partiels. Jack Ciattarelli devançait de trois points le démocrate Phil Murphy, qui brigue un second mandat. Les démocrates ont toutefois emporté une victoire avec l'élection attendue d'Eric Adams, un Afro-Américain, ancien policier et syndicaliste antiraciste, comme prochain maire de New York.

Après le décompte de plus de 95% des votes, l'homme d'affaires de 54 ans, sans expérience politique, devance de 2,7 points d'avance son adversaire, Terry McAuliffe, 64 ans, ancien gouverneur de cet Etat de l'est des Etats-Unis (2014-2018).Glenn Youngkin, qui a emporté le vote rural traditionnellement conservateur, a aussi réussi de bons scores dans les fiefs démocrates du nord de l'Etat. "Ça fait longtemps que ce n'est plus une campagne électorale et que ça a commencé à devenir un mouvement mené par vous tous", avait assuré M. Youngkin à ses partisans à l'annonce des premiers résultats.Jusqu'au bout, les démocrates ont voulu croire à leur victoire : "nous allons continuer à compter les bulletins de vote parce que tous les habitants de Virginie méritent que leur vote soit compté", a affirmé Terry McAuliffe devant ses supporteurs en fin de soirée,. "Le combat continue", a lancé ce vétéran de la politique, qui a reçu le soutien des poids lourds du parti pendant la campagne. "Nous allons gagner" cette élection même si elle est "serrée", avait encore affirmé avant la fermeture des bureaux de vote Joe Biden depuis Glasgow, où il participe à la COP26.Ce scrutin était considéré comme un baromètre du soutien à la politique du président américain, même s'il s'en est défendu.Sa popularité s'est effritée depuis le chaotique retrait américain d'Afghanistan. Et ses grands plans d'investissements - l'un dans les infrastructures, l'autre sur un volet social et climatique - sont bloqués au Congrès, victimes de dissensions entre les démocrates. La victoire de M. Youngkin offre aux républicains une stratégie pour reconquérir le Congrès, où les démocrates disposent d'une majorité fragile, aux élections de mi-mandat en novembre 2022.La large avance de Terry McAuliffe a fondu en quelques semaines dans cet Etat qui avait pourtant massivement voté pour Joe Biden lors de la présidentielle il y a un an. Terry McAuliffe, dont l'électorat est essentiellement urbain, avait mis en garde contre une victoire républicaine qui rimerait avec "quatre ans de théories du complot et de politique extrémiste".Glenn Youngkin a misé sur la popularité de Donald Trump, dont il a reçu le soutien, sans reprendre les prises de position les plus outrancières de l'ancien président pour ne pas effrayer les modérés et les indépendants.Opposé au port obligatoire du masque et à l'obligation de vaccination pour les enfants ou pour certaines professions, il a axé avec succès sa campagne sur l'éducation, assurant que les parents devaient avoir une influence sur les programmes scolaires de leurs enfants. Il combat farouchement l'enseignement de "la théorie critique de la race", courant de pensée qui analyse le racisme comme un système plutôt qu'au niveau des préjugés individuels, même si les démocrates assurent que cette théorie ne fait pas partie du programme en Virginie. Et il est accusé de chercher à bannir des écoles certains livres d'auteurs noirs, comme le classique de la littérature "Beloved" de Toni Morrison, ce que le républicain nie. La question du racisme est très sensible dans cet Etat dont le passé esclavagiste fait régulièrement l'objet de débats brûlants.Catherine Jimenez, responsable locale du parti républicain à Falls Church, dans le nord de l'Etat, a estimé auprès de l'AFP que les adversaires de M. Youngkin voulaient le dépeindre en "quelqu'un qu'il faut haïr". Dans l'élection du gouverneur-adjoint, la républicaine Winsome Sears, une Afro-Américaine, était également en tête. Sa victoire serait historique car ce serait la première fois qu'une femme issue des minorités accéderait à cette fonction.Un républicain était également en tête de l'élection pour le poste de gouverneur du New Jersey, selon des résultats partiels. Jack Ciattarelli devançait de trois points le démocrate Phil Murphy, qui brigue un second mandat. Les démocrates ont toutefois emporté une victoire avec l'élection attendue d'Eric Adams, un Afro-Américain, ancien policier et syndicaliste antiraciste, comme prochain maire de New York.