Comprendre notre démarche: 100 notes d'un indispensable espoir dans une année de m...
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Il y a eu les Emirats arabes unis en août, le Bahreïn en septembre, le Soudan en octobre, et le Maroc en décembre. Quatre pays arabes qui normalisent leurs relations avec Israël, ce n'est pas sans signification, sans conséquence. Certes la pression du président américain Donald Trump a pesé sur la décision des Emiratis, des Bahreïnis, des Soudanais et des Marocains. Certes des considérations géopolitiques ou économiques ont joué un rôle, singulièrement dans le chef du Maroc, qui a obtenu la reconnaissance par les Etats-Unis de sa souveraineté sur le Sahara occidental, et du Soudan qui, libéré de la dictature d'Omar el-Bechir, s'est vu retiré de la liste noire américaine des Etats soutenant le terrorisme, ce qui ouvre la voie à un rééchelonnement de sa dette extérieure. Certes ces quatre nations ne sont pas (ou plus) des poids lourds de la Ligue arabe. Il n'empêche, la stratégie de la carotte et du bâton du président américain et du Premier ministre israélien ont incontestablement fait bouger les lignes au Proche-Orient. Ce sentiment est conforté par la rencontre en Arabie saoudite, le dimanche 22 novembre, entre Benjamin Netanyahou et le prince héritier Mohammed ben Salmane. Un événement de nature à ébranler les équilibres dans la région. Clairement, un axe se met en place entre Israël et les monarchies sunnites pour contrer l'influence de l'Iran et il supplante désormais la fracture entre les mêmes acteurs autour du règlement de la question palestinienne. Les Palestiniens sont en effet les grands perdants du "deal trumpien". Jadis pierre de touche des relations israélo-arabes, l'initiative de paix de 2002 de feu le roi saoudien Abdallah, qui suspendait la reconnaissance d'Israël à la création d'un Etat palestinien, est en train de s'effriter.