"Nous ne pensons pas que les familles doivent être séparées, un point c'est tout", a martelé Paul Ryan après sa rencontre la veille avec le président Donald Trump dont la politique de "tolérance zéro" a provoqué cette situation.

Les républicains sont majoritaires à la Chambre mais cette loi devra, pour être approuvée, passer ensuite le Sénat où leur majorité est très fragile (51-49).

"Avec notre loi, quand les gens seront poursuivis pour avoir franchi illégalement la frontière, les familles resteront ensemble pendant toute la procédure légale, sous l'autorité de la Sécurité intérieure", a poursuivi M. Ryan.

Le projet de loi prévoit un financement supplémentaire pour que le ministère de la Sécurité intérieure puisse "loger et prendre soin de ces familles pendant tout le processus".

"C'est évidemment quelque chose dont nous avons parlé hier (mardi) avec le président et j'espère que nous pourrons l'approuver demain", a ajouté Paul Ryan.

"Nous pouvons appliquer nos lois sur l'immigration sans briser des familles", a-t-il encore lancé. La Maison Blanche "veux que le Congrès agisse et nous le faisons".

D'autre part, ce projet de loi comprend une solution pour le statut des centaines de milliers de jeunes arrivés sans papiers dans le pays, les "Dreamers", en suspens depuis des mois, a-t-il affirmé sans plus de précision.

Le texte "résout" le statut de ces jeunes "et résout de nombreuses parties défaillantes" de la législation sur l'immigration, a-t-il encore indiqué.

Ivanka Trump aurait interpellé son père

Ivanka Trump, fille, confidente et conseillère du président américain aurait incité son père à mettre fin à la séparation des enfants de leurs parents immigrants arrêtés à la frontière, selon un témoignage indirect, mais s'est gardée de toute critique publique.

Le président "a mentionné que sa fille Ivanka l'a incité à mettre fin (à cette pratique) et il a dit qu'il reconnaît que ça devait s'arrêter et que les images sont douloureuses et qu'il cherchait une solution législative", a confié Carlos Curbelo --cité par la chaîne de télévision CNN-- représentant républicain de Floride, après avoir assisté mardi à une réunion entre les élus du parti à la Chambre des représentants et Donald Trump.

"Sa fille a vu les images et indiqué que pour nombre de raisons nous devrions régler ça", a aussi indiqué Chris Collins, élu républicain de New York, également présent à cette réunion, pour parler d'une réforme de l'immigration qui peine à voir le jour.

Ivanka Trump n'a pas réagi publiquement à la pratique très controversée de séparation des enfants de leurs parents sans papiers, qui suscite de nombreuses critiques, tant sur la scène nationale qu'internationale.

Sur Twitter, une correspondante du New York Times à la Maison Blanche a rapporté la conversation à laquelle elle n'a pas directement assisté. "Ce qu'a dit Trump à propos d'Ivanka Trump à la réunion au Congrès (c'est) qu'elle était venue et lui avait dit +Papa, que fait-on là-dessus ? + Trump a répondu que c'était un +sujet difficile+ et est passé à autre chose", écrit Maggie Haberman.

Au nom de la "tolérance zéro" sur l'immigration illégale mise en place par l'administration Trump début mai, plus de 2.300 enfants et jeunes migrants ont été séparés de leurs familles (entre le 5 mai et le 9 juin), fuyant pour la plupart la violence qui ronge l'Amérique centrale.

Fin mai, la fille du 45e président américain avait créé la polémique en postant une photo sur Twitter où on la voyait souriante serrant son fils dans ses bras alors que la politique de séparation commençait à susciter des critiques.

Bourgeois dénonce la séparation des enfants de leurs parents

Le ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA) a condamné mercredi la décision américaine de séparer les enfants migrants de leurs parents. "C'est une politique inhumaine", a jugé M. Bourgeois interrogé sur ces événements devant le parlement flamand. M. Bourgeois a d'ailleurs annoncé son intention de convoquer le chargé d'affaires américain à ce sujet.

"Laissez-moi être clair: c'est une politique inhumaine. En tant qu'être humain, en tant que père, en tant que grand-père, mon estomac se serre à l'image d'un enfant séparé de force de ses parents", a dit le chef de l'exécutif flamand.

Selon lui, cette politique américaine est contraire à l'article 9 du traité des Nations unies sur les droits de l'enfant, un texte que les Etats-Unis n'ont pas ratifié. "Donc, ce traité n'est juridiquement pas d'application aux Etats-Unis", a-t-il relevé.

Pour M. Bourgeois, avec cette décision, les Etats-Unis ont clairement "dépassé les limites". "C'est le genre des décisions politiques qu'on ne prend pas, jamais, en aucune circonstance! ", a-t-il martelé.

La politique américaine de séparation des enfants migrants est "un crime"

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a qualifié mercredi de "crime" la politique américaine de séparation des enfants migrants de leurs familles, selon son site internet officiel.

"La vue des photos du crime qui consiste à séparer des milliers d'enfants de leur mère aux États-Unis est insoutenable, mais les Américains, en toute vilenie séparent les enfants de leur parents migrants", a déclaré l'ayatollah Khamenei lors d'un discours devant les députés iraniens.

La séparation des enfants de leurs parents sans-papiers, pour beaucoup fuyant la violence en Amérique centrale, fait scandale aux États-Unis, et a déclenché une pluie de critiques à l'encontre du président américain Donald Trump.

L'Iran et les États-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980. Le guide suprême iranien dénonce régulièrement l'Occident pour sa "décadence morale", et en premier lieu les États-Unis, "Grand Satan" dans la terminologie officielle iranienne.

"Profondément choquant", selon Theresa May

La Première ministre britannique Theresa May a jugé mercredi "profondément choquantes" les images d'enfants de migrants séparés de leurs parents sans-papiers en vertu de la politique migratoire américaine.

"Les images d'enfants détenus dans ce qui semble être des cages sont profondément choquantes. C'est une erreur, nous ne sommes pas d'accord avec cela, ce n'est pas l'approche britannique", a déclaré devant les députés la dirigeante conservatrice, qui recevra le président américain Donald Trump mi-juillet au Royaume-Uni.

"Quand nous ne sommes pas d'accord avec les États-Unis, nous le leur disons", a-t-elle dit, indiquant qu'elle évoquerait le sujet des enfants séparés avec le président américain.

"Il y aura une série de questions dont je discuterai avec le président Trump (lors de sa visite au Royaume-Uni), une série de questions concernant nos intérêts communs", a-t-elle précisé, citant notamment "la sécurité et la défense".

La séparation des enfants de leurs parents sans-papiers, pour beaucoup fuyant la violence en Amérique centrale, fait scandale aux Etats-Unis, et a déclenché une pluie de critiques à l'encontre de Donald Trump.

Ce dernier se rendra le 13 juillet au Royaume-Uni, une visite longtemps repoussée de craintes de manifestations qui finiront très certainement par arriver, le président américain comptant de nombreux détracteurs au Royaume-Uni.

"Nous ne pensons pas que les familles doivent être séparées, un point c'est tout", a martelé Paul Ryan après sa rencontre la veille avec le président Donald Trump dont la politique de "tolérance zéro" a provoqué cette situation.Les républicains sont majoritaires à la Chambre mais cette loi devra, pour être approuvée, passer ensuite le Sénat où leur majorité est très fragile (51-49). "Avec notre loi, quand les gens seront poursuivis pour avoir franchi illégalement la frontière, les familles resteront ensemble pendant toute la procédure légale, sous l'autorité de la Sécurité intérieure", a poursuivi M. Ryan. Le projet de loi prévoit un financement supplémentaire pour que le ministère de la Sécurité intérieure puisse "loger et prendre soin de ces familles pendant tout le processus". "C'est évidemment quelque chose dont nous avons parlé hier (mardi) avec le président et j'espère que nous pourrons l'approuver demain", a ajouté Paul Ryan. "Nous pouvons appliquer nos lois sur l'immigration sans briser des familles", a-t-il encore lancé. La Maison Blanche "veux que le Congrès agisse et nous le faisons". D'autre part, ce projet de loi comprend une solution pour le statut des centaines de milliers de jeunes arrivés sans papiers dans le pays, les "Dreamers", en suspens depuis des mois, a-t-il affirmé sans plus de précision. Le texte "résout" le statut de ces jeunes "et résout de nombreuses parties défaillantes" de la législation sur l'immigration, a-t-il encore indiqué. Ivanka Trump aurait interpellé son pèreIvanka Trump, fille, confidente et conseillère du président américain aurait incité son père à mettre fin à la séparation des enfants de leurs parents immigrants arrêtés à la frontière, selon un témoignage indirect, mais s'est gardée de toute critique publique.Le président "a mentionné que sa fille Ivanka l'a incité à mettre fin (à cette pratique) et il a dit qu'il reconnaît que ça devait s'arrêter et que les images sont douloureuses et qu'il cherchait une solution législative", a confié Carlos Curbelo --cité par la chaîne de télévision CNN-- représentant républicain de Floride, après avoir assisté mardi à une réunion entre les élus du parti à la Chambre des représentants et Donald Trump. "Sa fille a vu les images et indiqué que pour nombre de raisons nous devrions régler ça", a aussi indiqué Chris Collins, élu républicain de New York, également présent à cette réunion, pour parler d'une réforme de l'immigration qui peine à voir le jour. Ivanka Trump n'a pas réagi publiquement à la pratique très controversée de séparation des enfants de leurs parents sans papiers, qui suscite de nombreuses critiques, tant sur la scène nationale qu'internationale. Sur Twitter, une correspondante du New York Times à la Maison Blanche a rapporté la conversation à laquelle elle n'a pas directement assisté. "Ce qu'a dit Trump à propos d'Ivanka Trump à la réunion au Congrès (c'est) qu'elle était venue et lui avait dit +Papa, que fait-on là-dessus ? + Trump a répondu que c'était un +sujet difficile+ et est passé à autre chose", écrit Maggie Haberman. Au nom de la "tolérance zéro" sur l'immigration illégale mise en place par l'administration Trump début mai, plus de 2.300 enfants et jeunes migrants ont été séparés de leurs familles (entre le 5 mai et le 9 juin), fuyant pour la plupart la violence qui ronge l'Amérique centrale. Fin mai, la fille du 45e président américain avait créé la polémique en postant une photo sur Twitter où on la voyait souriante serrant son fils dans ses bras alors que la politique de séparation commençait à susciter des critiques.