M. Trump est attendu mardi soir à Bruxelles pour participer les deux jours suivants à ce sommet prévu depuis un an avant de rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine le lundi suivant à Helsinki. Il réitérera à coup sûr - mais sur quel ton, se demandent non sans inquiétude nombre de dirigeants européens - l'exigence américaine, déjà formulée en 2014 sous Barack Obama, que les alliés européens consacrent au moins 2% de leur Produit intérieur brut (PIB) aux dépenses militaires d'ici à 2024, au nom d'un "partage plus équitable du fardeau".

Seuls huit des 29 membres de l'Otan (dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Grèce et une poignée de pays d'Europe de l'Est) respecteront cet engagement en 2018. Les autres ont pour la plupart reçu voici une dizaine de jours une lettre comminatoire pour les rappeler à l'ordre sur leur engagement à augmenter leurs dépenses militaires.

La missive concernait au premier chef l'Allemagne, mais le Premier ministre belge Charles Michel a reçu son exemplaire personnalisé qui rappelle que la Belgique, bien que pays hôte des institutions européennes, se classe en pénultième position en matière de dépenses de défense - avec un modeste 0,9%, selon les derniers chiffres de l'Otan, et sans perspective d'augmentation rapide, même si les coupes ont cessé.

M. Michel a assuré mercredi à la Chambre que la Belgique poursuivra la mise en oeuvre de la vision stratégique pour la défense et réalisera les investissements prévus de 9,4 milliards d'euros dans les équipements nécessaires pour atteindre une moyenne de 1,3% du PIB pour les dépenses militaires, c'est-à-dire la moyenne des Etats européens non-nucléaires membres de l'Otan, mais à l'horizon 2030.

L'incertitude Trump

La principale incertitude du sommet tiendra dans le ton utilisé par M. Trump, grand pourfendeur du multilatéralisme au nom de son slogan "L'Amérique d'abord", pour rappeler ses alliés à l'ordre, une autre sera son degré de reconnaissance de l'Union européenne. "Je m'attends à ce que le président Trump réitère son message à propos d'un partage du fardeau équitable au sein de l'Alliance. Les alliés qui dépensent moins de 2% de leur PIB pour la défense doivent dépenser plus", a diplomatiquement affirmé vendredi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, lors d'un entretien accordé à l'agence Belga.

Mais la veille, lors d'un meeting de campagne dans le Montana, le milliardaire-devenu-président a décroché des flèches contre ses alliés de l'Otan "qui doivent commencer à régler leurs factures", soulignant que les Etats-Unis en avaient assez d'être "les couillons qui payent tout". Les questions de dissuasion, de défense et de "mobilité militaire" seront abordées d'entrée de jeu, pour un sommet qui débutera mercredi vers 13h50 au nouveau siège de l'Otan, avec un défilé aérien d'une quinzaine d'hélicoptères. Les chefs d'Etat et de gouvernement alliés lanceront l'initiative, d'inspiration américaine, dite des 4x30, pour permettre à l'Otan de déployer 30 escadrilles, 30 navires de guerre et 30 bataillons de combat et ce, dans un délai maximum de 30 jours.

Projection de stabilité

Ils discuteront aussi de la "projection de stabilité" - en donnant leur feu vert au lancement d'une mission de formation des forces de sécurité irakiennes forte de plusieurs centaines de personnes. En illustration de la politique de la "porte ouverte" de l'Otan, ils inviteront la "République de Macédoine du nord", qui vient de régler un différend de 25 ans avec la Grèce à propos de son nom, à entamer les négociations d'adhésion, avec la possibilité que le pays devienne dès l'an prochain le 30ème membre.

En soirée, un dîner de travail rassemblera les dirigeants des 29, les Premiers ministres finlandais et suédois ainsi que les présidents du Conseil européen et de la Commission, Donald Tusk et Jean-Claude Juncker, aux Musées Royaux d'Art et d'Histoire au Cinquantenaire, pour évoquer les relations transatlantiques et les défis actuels en matière de sécurité (Russie, djihadisme et lutte contre l'Etat islamique, prolifération nucléaire et d'armes chimiques, Iran et Corée du nord).

Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense participeront à des dîners séparés. La seconde journée, de retour au siège de l'Otan, les chefs d'Etat et de gouvernement recevront les présidents d'Ukraine et de Géorgie, deux pays candidats, mais dont l'adhésion est actuellement impossible en raisons des conflits territoriaux qu'ils ont avec Moscou.

Le sommet se terminera par une réunion rassemblant les alliés et leurs partenaires engagés à leur côté en Afghanistan, dont le président afghan Ashraf Ghani, sera également présent. Les ministres des Affaires étrangères des pays engagés dans la coalition anti-EI dirigée par les Etats-Unis se retrouveront de leur côté pour faire le point sur la lutte contre l'organisation terroriste.

M. Trump est attendu mardi soir à Bruxelles pour participer les deux jours suivants à ce sommet prévu depuis un an avant de rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine le lundi suivant à Helsinki. Il réitérera à coup sûr - mais sur quel ton, se demandent non sans inquiétude nombre de dirigeants européens - l'exigence américaine, déjà formulée en 2014 sous Barack Obama, que les alliés européens consacrent au moins 2% de leur Produit intérieur brut (PIB) aux dépenses militaires d'ici à 2024, au nom d'un "partage plus équitable du fardeau". Seuls huit des 29 membres de l'Otan (dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Grèce et une poignée de pays d'Europe de l'Est) respecteront cet engagement en 2018. Les autres ont pour la plupart reçu voici une dizaine de jours une lettre comminatoire pour les rappeler à l'ordre sur leur engagement à augmenter leurs dépenses militaires. La missive concernait au premier chef l'Allemagne, mais le Premier ministre belge Charles Michel a reçu son exemplaire personnalisé qui rappelle que la Belgique, bien que pays hôte des institutions européennes, se classe en pénultième position en matière de dépenses de défense - avec un modeste 0,9%, selon les derniers chiffres de l'Otan, et sans perspective d'augmentation rapide, même si les coupes ont cessé. M. Michel a assuré mercredi à la Chambre que la Belgique poursuivra la mise en oeuvre de la vision stratégique pour la défense et réalisera les investissements prévus de 9,4 milliards d'euros dans les équipements nécessaires pour atteindre une moyenne de 1,3% du PIB pour les dépenses militaires, c'est-à-dire la moyenne des Etats européens non-nucléaires membres de l'Otan, mais à l'horizon 2030. La principale incertitude du sommet tiendra dans le ton utilisé par M. Trump, grand pourfendeur du multilatéralisme au nom de son slogan "L'Amérique d'abord", pour rappeler ses alliés à l'ordre, une autre sera son degré de reconnaissance de l'Union européenne. "Je m'attends à ce que le président Trump réitère son message à propos d'un partage du fardeau équitable au sein de l'Alliance. Les alliés qui dépensent moins de 2% de leur PIB pour la défense doivent dépenser plus", a diplomatiquement affirmé vendredi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, lors d'un entretien accordé à l'agence Belga. Mais la veille, lors d'un meeting de campagne dans le Montana, le milliardaire-devenu-président a décroché des flèches contre ses alliés de l'Otan "qui doivent commencer à régler leurs factures", soulignant que les Etats-Unis en avaient assez d'être "les couillons qui payent tout". Les questions de dissuasion, de défense et de "mobilité militaire" seront abordées d'entrée de jeu, pour un sommet qui débutera mercredi vers 13h50 au nouveau siège de l'Otan, avec un défilé aérien d'une quinzaine d'hélicoptères. Les chefs d'Etat et de gouvernement alliés lanceront l'initiative, d'inspiration américaine, dite des 4x30, pour permettre à l'Otan de déployer 30 escadrilles, 30 navires de guerre et 30 bataillons de combat et ce, dans un délai maximum de 30 jours. Ils discuteront aussi de la "projection de stabilité" - en donnant leur feu vert au lancement d'une mission de formation des forces de sécurité irakiennes forte de plusieurs centaines de personnes. En illustration de la politique de la "porte ouverte" de l'Otan, ils inviteront la "République de Macédoine du nord", qui vient de régler un différend de 25 ans avec la Grèce à propos de son nom, à entamer les négociations d'adhésion, avec la possibilité que le pays devienne dès l'an prochain le 30ème membre. En soirée, un dîner de travail rassemblera les dirigeants des 29, les Premiers ministres finlandais et suédois ainsi que les présidents du Conseil européen et de la Commission, Donald Tusk et Jean-Claude Juncker, aux Musées Royaux d'Art et d'Histoire au Cinquantenaire, pour évoquer les relations transatlantiques et les défis actuels en matière de sécurité (Russie, djihadisme et lutte contre l'Etat islamique, prolifération nucléaire et d'armes chimiques, Iran et Corée du nord). Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense participeront à des dîners séparés. La seconde journée, de retour au siège de l'Otan, les chefs d'Etat et de gouvernement recevront les présidents d'Ukraine et de Géorgie, deux pays candidats, mais dont l'adhésion est actuellement impossible en raisons des conflits territoriaux qu'ils ont avec Moscou. Le sommet se terminera par une réunion rassemblant les alliés et leurs partenaires engagés à leur côté en Afghanistan, dont le président afghan Ashraf Ghani, sera également présent. Les ministres des Affaires étrangères des pays engagés dans la coalition anti-EI dirigée par les Etats-Unis se retrouveront de leur côté pour faire le point sur la lutte contre l'organisation terroriste.