Le parti Républicain n'a jamais semblé si proche de l'implosion. Empêtré dans l'affaire du "Penelopegate", pour laquelle il pourrait être mis en examen, François Fillon s'accroche inlassablement à sa candidature présidentielle. Même si de nombreux cadres de la droite ont déjà pris leur gilet de sauvetage et quitté le navire.

Bruno Le Maire ouvre la voie

C'est Bruno Le Maire, "candidat du renouveau" lors de la primaire de la droite devenu conseiller de François Fillon, qui a été le premier à annoncer son retrait de la campagne des Républicains. "François Fillon a annoncé ce matin (mercredi) qu'il allait être convoqué le 15 mars par les juges d'instruction afin d'être mis en examen. Le 26 janvier dernier, François Fillon déclarait devant les Français que dans ce cas de figure, il retirerait sa candidature à la présidence de la République française", avait-il écrit mercredi, peu de temps après la conférence de presse du candidat.

Depuis, les communiqués annonçant les défections se succèdent, comme le montre le "compteur des lâcheurs " du quotidien Libération. Parmi les démissionnaires, on compte notamment Thierry Solère, porte-parole de François Fillon ; Gilles Boyer, trésorier de la campagne ; Nadine Morano, l'une des cadres du parti qui possède un important socle électoral proche de l'extrême droite ; Paul Guyot, vice-président des Jeunes Républicains ; ou encore Philippe Richert, président de la région Grand Est.

Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI (Union des démocrates et indépendants), a annoncé que le parti de centre droit suspendait sa participation dans la campagne de François Fillon en l'appelant à renoncer.

Alain Juppé en recours ?

Difficile de savoir à l'heure actuelle si François Fillon peut encore tenir longtemps. D'autant plus que la liste ne cesse de s'allonger d'heure en heure. Certains voient donc en Alain Juppé la seule personne capable de remettre la situation en ordre. Et selon Le Figaro, même si le Maire de Bordeaux avait annoncé qu'il ne présenterait pas en tant que recours, les parrainages affluent au Conseil constitutionnel s'il décidait de revenir dans la course.

La première à avoir mis le nom d'Alain Juppé sur sa feuille de parrainage est Marie-Claude Jarrot, la maire de Montceau-les-Mines en Saône-et-Loire. Pour elle, il s'agit d'un principe de précaution. "Le risque est aujourd'hui très grand et, moi, je veux d'abord que ma famille politique puisse être représentée à l'élection présidentielle et obtenir l'alternance en mai. Je ne veux pas qu'on puisse nous prendre cette élection. Puisque François Fillon a déjà ses parrainages, j'appelle tous les maires à parrainer Alain Juppé comme je l'ai fait", a-t-elle expliqué dans Le Journal de Saône-et-Loire.

Dos au mur, François Fillon n'a encore jamais reculé, mais la pression devient telle que tous les scénarios sont désormais envisageables.

Grégory Sacré

Le parti Républicain n'a jamais semblé si proche de l'implosion. Empêtré dans l'affaire du "Penelopegate", pour laquelle il pourrait être mis en examen, François Fillon s'accroche inlassablement à sa candidature présidentielle. Même si de nombreux cadres de la droite ont déjà pris leur gilet de sauvetage et quitté le navire.Bruno Le Maire ouvre la voieC'est Bruno Le Maire, "candidat du renouveau" lors de la primaire de la droite devenu conseiller de François Fillon, qui a été le premier à annoncer son retrait de la campagne des Républicains. "François Fillon a annoncé ce matin (mercredi) qu'il allait être convoqué le 15 mars par les juges d'instruction afin d'être mis en examen. Le 26 janvier dernier, François Fillon déclarait devant les Français que dans ce cas de figure, il retirerait sa candidature à la présidence de la République française", avait-il écrit mercredi, peu de temps après la conférence de presse du candidat.Depuis, les communiqués annonçant les défections se succèdent, comme le montre le "compteur des lâcheurs " du quotidien Libération. Parmi les démissionnaires, on compte notamment Thierry Solère, porte-parole de François Fillon ; Gilles Boyer, trésorier de la campagne ; Nadine Morano, l'une des cadres du parti qui possède un important socle électoral proche de l'extrême droite ; Paul Guyot, vice-président des Jeunes Républicains ; ou encore Philippe Richert, président de la région Grand Est.Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI (Union des démocrates et indépendants), a annoncé que le parti de centre droit suspendait sa participation dans la campagne de François Fillon en l'appelant à renoncer.Alain Juppé en recours ?Difficile de savoir à l'heure actuelle si François Fillon peut encore tenir longtemps. D'autant plus que la liste ne cesse de s'allonger d'heure en heure. Certains voient donc en Alain Juppé la seule personne capable de remettre la situation en ordre. Et selon Le Figaro, même si le Maire de Bordeaux avait annoncé qu'il ne présenterait pas en tant que recours, les parrainages affluent au Conseil constitutionnel s'il décidait de revenir dans la course.La première à avoir mis le nom d'Alain Juppé sur sa feuille de parrainage est Marie-Claude Jarrot, la maire de Montceau-les-Mines en Saône-et-Loire. Pour elle, il s'agit d'un principe de précaution. "Le risque est aujourd'hui très grand et, moi, je veux d'abord que ma famille politique puisse être représentée à l'élection présidentielle et obtenir l'alternance en mai. Je ne veux pas qu'on puisse nous prendre cette élection. Puisque François Fillon a déjà ses parrainages, j'appelle tous les maires à parrainer Alain Juppé comme je l'ai fait", a-t-elle expliqué dans Le Journal de Saône-et-Loire.Dos au mur, François Fillon n'a encore jamais reculé, mais la pression devient telle que tous les scénarios sont désormais envisageables.Grégory Sacré