Sur le site youthforclimate.fr, des appels à la grève étaient répertoriés mercredi dans plus de 1.770 villes réparties dans 90 pays, dont une centaine de villes en France.

Il faut que "l'écologie soit le sujet central de ces élections", a réclamé Kristof Almasy, de Youth for climate, lors d'une conférence de presse à Paris. Le collectif appelle à des rassemblements devant des institutions européennes comme la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort et le Parlement européen à Strasbourg et Bruxelles.

"La mobilisation est en hausse, notamment en Allemagne et en Italie", ainsi qu'"en Afrique et en Asie qui étaient très peu mobilisées jusqu'à présent", selon Youth for climate. Des pays comme l'Inde commence aussi à se mobiliser, assure le collectif.

Le collectif Youth for Climate France, né après l'appel à la grève scolaire lancé par la jeune Suédoise Greta Thunberg, appelle à une marche vendredi à Paris (départ à 13H00 de la place de l'Opéra), ainsi qu'à des rassemblements dans des dizaines d'autres villes en France: Bordeaux, Nantes, Rennes, Lille, Nancy, Lyon, Marseille, Toulouse...

Kristof Almasy espère un "élan nouveau pour ce mouvement qui grandit et se renforce".

Les jeunes militants sont soutenus par l'ONG Greenpeace, ainsi qu'Alternatiba et ANV COP21. "Il y a une faiblesse de l'action politique pour lutter contre le réchauffement climatique", a dénoncé Jean-François Julliard de Greenpeace. "Le fait que ce sujet devienne incontournable est une première étape", mais ce n'est pas suffisant, a-t-il relevé, alors que les partis politiques ont intégré l'écologie dans leurs programmes pour les élections européennes.

En France, plus de 85 associations et syndicats appellent à se mobiliser. Pour les salariés ne pouvant pas se joindre aux marches vendredi, le collectif "Citoyens pour le climat" suggère d'aller travailler avec un brassard pour soutenir les grévistes ou d'interpeller son employeur sur le réchauffement climatique et le déclin de la biodiversité.

Samedi, d'autres marches à pied ou à vélo sont prévues dans 80 villes, essentiellement en France, mais pas à Paris.