"Ces tweets contiennent des informations potentiellement trompeuses sur le processus de vote et ont été signalés pour fournir du contexte additionnel sur le vote par correspondance. Cette décision a été prise en accord avec l'approche que nous avons présentée plus tôt ce mois-ci", a justifié un porte-parole de la plateforme.

Il y a deux semaines, Twitter a renforcé ses règles pour lutter contre la désinformation sur la pandémie, en élargissant les types de messages qui pourront être signalés aux utilisateurs comme potentiellement "trompeurs" ou "controversés".

C'est la première fois que Twitter applique ses règles au président américain.

"Il n'y a PAS MOYEN (ZERO !) que le vote par correspondance soit autre chose que substantiellement frauduleux" a tweeté le président américain.

"Le gouverneur de la Californie est en train d'envoyer des bulletins de vote à des millions de personnes. Tous ceux qui vivent dans l'Etat, peu importe qui ils sont, ni comment ils sont arrivés là, vont en recevoir. Ensuite des professionnels vont leur dire, à ces gens qui sont nombreux à n'avoir même jamais pensé à voter avant, comment et pour qui voter. Ce sera une élection truquée", a-t-il continué.

Sous ces deux tweets s'affiche désormais la mention "Obtenez les faits sur le vote par correspondance", qui renvoie à un résumé des faits et à des articles publiés dans la presse américaine pour rétablir la vérité (par exemple le fait que la Californie n'envoie des bulletins qu'aux électeurs inscrits et non pas à tous les habitants de l'Etat).

Les réseaux se voient régulièrement reprochés d'appliquer des politiques à deux poids deux mesures dans leur lutte contre la désinformation. Facebook, notamment, a pris la décision controversée de ne pas soumettre au "fact-checking" par des tiers (vérification des faits) les propos tenus par des personnalités politiques.

Twitter, de son côté, a réglé une partie du problème en interdisant les publicités à caractère politique. Mais cela n'empêche pas Donald Trump de continuer à tweeter énormément sur les sujets, de façon souvent péremptoire et contestée.

Trump accuse Twitter d'"interférer" dans la présidentielle américaine

Le président américain Donald Trump a accusé mardi Twitter d'"interférer" dans la présidentielle américaine en signalant pour la première fois deux de ses tweets comme trompeurs, une menace pour la liberté d'expression selon lui.

"Twitter interfère dans l'élection présidentielle de 2020", a tancé le locataire de la Maison Blanche sur son réseau social de prédilection. "Twitter est complètement en train de brider la liberté d'expression et en tant que président je ne les laisserai pas faire!", a-t-il menacé.

"Ces tweets contiennent des informations potentiellement trompeuses sur le processus de vote et ont été signalés pour fournir du contexte additionnel sur le vote par correspondance. Cette décision a été prise en accord avec l'approche que nous avons présentée plus tôt ce mois-ci", a justifié un porte-parole de la plateforme.Il y a deux semaines, Twitter a renforcé ses règles pour lutter contre la désinformation sur la pandémie, en élargissant les types de messages qui pourront être signalés aux utilisateurs comme potentiellement "trompeurs" ou "controversés".C'est la première fois que Twitter applique ses règles au président américain."Il n'y a PAS MOYEN (ZERO !) que le vote par correspondance soit autre chose que substantiellement frauduleux" a tweeté le président américain."Le gouverneur de la Californie est en train d'envoyer des bulletins de vote à des millions de personnes. Tous ceux qui vivent dans l'Etat, peu importe qui ils sont, ni comment ils sont arrivés là, vont en recevoir. Ensuite des professionnels vont leur dire, à ces gens qui sont nombreux à n'avoir même jamais pensé à voter avant, comment et pour qui voter. Ce sera une élection truquée", a-t-il continué.Sous ces deux tweets s'affiche désormais la mention "Obtenez les faits sur le vote par correspondance", qui renvoie à un résumé des faits et à des articles publiés dans la presse américaine pour rétablir la vérité (par exemple le fait que la Californie n'envoie des bulletins qu'aux électeurs inscrits et non pas à tous les habitants de l'Etat).Les réseaux se voient régulièrement reprochés d'appliquer des politiques à deux poids deux mesures dans leur lutte contre la désinformation. Facebook, notamment, a pris la décision controversée de ne pas soumettre au "fact-checking" par des tiers (vérification des faits) les propos tenus par des personnalités politiques.Twitter, de son côté, a réglé une partie du problème en interdisant les publicités à caractère politique. Mais cela n'empêche pas Donald Trump de continuer à tweeter énormément sur les sujets, de façon souvent péremptoire et contestée.