"J'ai dit qu'il était une caricature de dictateur, il s'en est froissé. Pourtant je l'avais déjà traité d'être un dictateur dans le passé et il n'avait pas bronché. Visiblement, c'est le fait d'être une caricature qui l'irrite et non pas d'être un dictateur", s'est-il amusé devant les députés de son Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate).

"Soit tu agis de manière impartiale, soit tu jettes à la poubelle le serment (présidentiel) que tu as prêté sur ton honneur. Ou alors réfléchis sur le sens du mot honneur", a lancé M. Kiliçdaroglu à l'adresse du chef de l'Etat.

Sur sa lancée, le président du CHP a accusé M. Erdogan d'avoir volé les deniers de l'Etat et l'a comparé à feu le président chilien Augusto Pinochet ou à Adolf Hitler.

Le parquet d'Ankara a ouvert lundi une enquête contre M. Kiliçdaroglu en vertu d'un article du code pénal qui punit les "insultes" au chef de l'Etat.

Ce délit est puni d'une peine maximale de quatre ans d'emprisonnement.

Lors du congrès qui l'a réélu à la tête du CHP samedi, il avait traité M. Erdogan de "dictateur" en lui reprochant d'avoir ordonné l'arrestation très controversée d'une vingtaine d'universitaires qui avaient signé une pétition réclamant l'arrêt des "massacres" commis, selon eux, par l'armée dans le sud-est à majorité kurde du pays.

Ces interpellations ont suscité un tollé dans l'opposition turque et à l'étranger, de nombreux critiques dénonçant une atteinte à la liberté d'expression.

Le président a formellement porté plainte contre M. Kiliçdaroglu et réclamé 100.000 livres turques (30.000 euros) de dommage et intérêt.

"J'ai dit qu'il était une caricature de dictateur, il s'en est froissé. Pourtant je l'avais déjà traité d'être un dictateur dans le passé et il n'avait pas bronché. Visiblement, c'est le fait d'être une caricature qui l'irrite et non pas d'être un dictateur", s'est-il amusé devant les députés de son Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate)."Soit tu agis de manière impartiale, soit tu jettes à la poubelle le serment (présidentiel) que tu as prêté sur ton honneur. Ou alors réfléchis sur le sens du mot honneur", a lancé M. Kiliçdaroglu à l'adresse du chef de l'Etat.Sur sa lancée, le président du CHP a accusé M. Erdogan d'avoir volé les deniers de l'Etat et l'a comparé à feu le président chilien Augusto Pinochet ou à Adolf Hitler.Le parquet d'Ankara a ouvert lundi une enquête contre M. Kiliçdaroglu en vertu d'un article du code pénal qui punit les "insultes" au chef de l'Etat.Ce délit est puni d'une peine maximale de quatre ans d'emprisonnement.Lors du congrès qui l'a réélu à la tête du CHP samedi, il avait traité M. Erdogan de "dictateur" en lui reprochant d'avoir ordonné l'arrestation très controversée d'une vingtaine d'universitaires qui avaient signé une pétition réclamant l'arrêt des "massacres" commis, selon eux, par l'armée dans le sud-est à majorité kurde du pays.Ces interpellations ont suscité un tollé dans l'opposition turque et à l'étranger, de nombreux critiques dénonçant une atteinte à la liberté d'expression.Le président a formellement porté plainte contre M. Kiliçdaroglu et réclamé 100.000 livres turques (30.000 euros) de dommage et intérêt.