Le ministère, qui avait auparavant fait état de cinq agents et un civil blessés, a annoncé dans un communiqué le décès du lieutenant Taoufik Mohammed El Nissaoui, dans la première attaque du genre à frapper la capitale tunisienne en huit mois. En juin 2019, un double attentat suicide à Tunis revendiqué par l'organisation Etat islamique (EI) avait mis en évidence la résilience des groupes extrémistes, bien que la situation sécuritaire se soit nettement améliorée dans le pays.

L'explosion de vendredi a retenti en fin de matinée près de l'ambassade américaine, dans le quartier des Berges du Lac, à une dizaine de kilomètres du centre-ville, un secteur protégé en permanence par d'importants barrages de sécurité. La police scientifique a rapidement été dépêchée sur les lieux, survolés par un hélicoptère, alors que des policiers sous le choc ont bouclé le périmètre, selon une journaliste de l'AFP. "C'est dur de devoir continuer à travailler alors que tu viens de voir tes collègues blessés," a réagi un policier sur place.

Au moment où la zone était évacuée, un jeune d'une vingtaine d'année a été arrêté et emmené par la police, selon la journaliste de l'AFP, sans qu'aucun lien ne soit clairement établi à ce stade avec l'attaque. "Deux personnes ont pris pour cible une patrouille de sécurité dans (...) la rue menant à l'ambassade américaine", a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. "L'opération a entraîné la mort des deux assaillants, blessé cinq policiers, et légèrement un civil", a précisé le ministère, selon qui "toutes les unités de sécurité ont été placées en état d'alerte élevée".

Etat d'urgence

Les cordons de sécurité ont notamment été renforcés devant le ministère de l'Intérieur, sur la principale avenue du centre de Tunis, où la circulation automobile a été interrompue. Chaque attaque replonge le pays dans le souvenir des attentats suicide dont il a été l'objet après sa révolution de 2011. La Tunisie est sous état d'urgence depuis novembre 2015 et une attaques suicide contre la garde présidentielle en plein centre de Tunis, dans lequel 12 agents ont été tués. Elle avait été également revendiquée par l'EI.

Après la chute de la dictature en 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de nombreux civils et de 59 touristes étrangers. En septembre 2012, l'ambassade américaine avait déjà été visé par des manifestants issus pour la plupart de la mouvance salafiste, qui entendaient protester contre un film islamophobe réalisé aux Etats-unis. Quatre personnes avaient été tuées et des dizaines blessées lors de violents affrontements entre la police et manifestants.

Après une série d'attaques qui avaient notamment visé des touristes sur une plage à Sousse (est) et au célèbre musée du Bardo à Tunis en 2015, la situation sécuritaire s'est néanmoins nettement améliorée ces trois dernières années. Mais des attaques contre les forces de sécurité ont encore lieu, notamment dans les massifs montagneux frontaliers de l'Algérie, et ponctuellement à Tunis. Fin juin 2019, le double attentat suicide revendiqué par l'EI avait visé des policiers dans le centre de Tunis et devant une caserne et coûté la vie à un policier. En octobre 2018, une femme d'une trentaine d'années avait déclenché un engin explosif artisanal près d'une patrouille de police en pleine centre ville, faisant 26 blessés.

Le ministère, qui avait auparavant fait état de cinq agents et un civil blessés, a annoncé dans un communiqué le décès du lieutenant Taoufik Mohammed El Nissaoui, dans la première attaque du genre à frapper la capitale tunisienne en huit mois. En juin 2019, un double attentat suicide à Tunis revendiqué par l'organisation Etat islamique (EI) avait mis en évidence la résilience des groupes extrémistes, bien que la situation sécuritaire se soit nettement améliorée dans le pays.L'explosion de vendredi a retenti en fin de matinée près de l'ambassade américaine, dans le quartier des Berges du Lac, à une dizaine de kilomètres du centre-ville, un secteur protégé en permanence par d'importants barrages de sécurité. La police scientifique a rapidement été dépêchée sur les lieux, survolés par un hélicoptère, alors que des policiers sous le choc ont bouclé le périmètre, selon une journaliste de l'AFP. "C'est dur de devoir continuer à travailler alors que tu viens de voir tes collègues blessés," a réagi un policier sur place.Au moment où la zone était évacuée, un jeune d'une vingtaine d'année a été arrêté et emmené par la police, selon la journaliste de l'AFP, sans qu'aucun lien ne soit clairement établi à ce stade avec l'attaque. "Deux personnes ont pris pour cible une patrouille de sécurité dans (...) la rue menant à l'ambassade américaine", a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. "L'opération a entraîné la mort des deux assaillants, blessé cinq policiers, et légèrement un civil", a précisé le ministère, selon qui "toutes les unités de sécurité ont été placées en état d'alerte élevée".Les cordons de sécurité ont notamment été renforcés devant le ministère de l'Intérieur, sur la principale avenue du centre de Tunis, où la circulation automobile a été interrompue. Chaque attaque replonge le pays dans le souvenir des attentats suicide dont il a été l'objet après sa révolution de 2011. La Tunisie est sous état d'urgence depuis novembre 2015 et une attaques suicide contre la garde présidentielle en plein centre de Tunis, dans lequel 12 agents ont été tués. Elle avait été également revendiquée par l'EI.Après la chute de la dictature en 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de nombreux civils et de 59 touristes étrangers. En septembre 2012, l'ambassade américaine avait déjà été visé par des manifestants issus pour la plupart de la mouvance salafiste, qui entendaient protester contre un film islamophobe réalisé aux Etats-unis. Quatre personnes avaient été tuées et des dizaines blessées lors de violents affrontements entre la police et manifestants. Après une série d'attaques qui avaient notamment visé des touristes sur une plage à Sousse (est) et au célèbre musée du Bardo à Tunis en 2015, la situation sécuritaire s'est néanmoins nettement améliorée ces trois dernières années. Mais des attaques contre les forces de sécurité ont encore lieu, notamment dans les massifs montagneux frontaliers de l'Algérie, et ponctuellement à Tunis. Fin juin 2019, le double attentat suicide revendiqué par l'EI avait visé des policiers dans le centre de Tunis et devant une caserne et coûté la vie à un policier. En octobre 2018, une femme d'une trentaine d'années avait déclenché un engin explosif artisanal près d'une patrouille de police en pleine centre ville, faisant 26 blessés.