Donald Trump Jr., le fils aîné du 45e président des Etats-Unis, a été en communication directe avec WikiLeaks durant les dernières étapes cruciales de l'élection présidentielle de 2016, révèle une fuite de correspondance privée. Il a échangé des messages privés avec le compte Twitter de WikiLeaks entre septembre et octobre 2016. Des copies de ces correspondances ont été remises aux enquêteurs du Congrès par les avocats de Trump Jr. et ont ensuite atterri dan...

Donald Trump Jr., le fils aîné du 45e président des Etats-Unis, a été en communication directe avec WikiLeaks durant les dernières étapes cruciales de l'élection présidentielle de 2016, révèle une fuite de correspondance privée. Il a échangé des messages privés avec le compte Twitter de WikiLeaks entre septembre et octobre 2016. Des copies de ces correspondances ont été remises aux enquêteurs du Congrès par les avocats de Trump Jr. et ont ensuite atterri dans les mains du magazine Atlantic. Leur correspondance a eu lieu à un moment important, au plus fort des publications de WikiLeaks d'emails piratés appartenant à des personnalités démocrates à l'instigation, selon les renseignements américains, du gouvernement russe. Selon The Atlantic, la partie de la communication la plus sensible s'est produite le 12 octobre. Le compte Twitter de WikiLeaks suggère alors à Donald Trump Jr. un lien menant vers un outil de recherche qui facilite l'exploration de la base de données des emails de John Podesta, qui était chargé de la campagne d'Hillary Clinton, la rivale démocrate du Donald Trump, en 2016. Trump Jr. n'a pas répondu directement à la sollicitation de WikiLeaks. Mais deux jours plus tard, il a tweeté le lien en question "pour ceux qui ont le temps de lire à propos de la corruption et de l'hypocrisie". Contacté par The Guardian, WikiLeaks dit se référer à la réaction de Julian Assange sur Twitter, qui assure que The Atlantic a édité les messages "de manière sélective". Une défense qu'a également adoptée Donald Trump Jr., qui a publié sur son compte Twitter "toute la chaîne de messages" entre WikiLeaks et lui. Sollicité à de nombreuses reprises par le site fondé par Julian Assange, il se défend de n'avoir répondu "que trois fois". Un de ses avocats a d'ailleurs déclaré qu'il n'avait "aucune inquiétude à propos de ces documents". Les révélations de The Atlantic démontrent également davantage les intentions de Wikileaks et de son engagement envers Donald Trump. Le 21 octobre, WikiLeaks demande au fils aîné du président américain de "faire fuiter" des déclarations d'impôts de son père, qu'il a refusé de communiquer contrairement à la tradition. Le but avoué : "améliorer la perception de notre impartialité". Message auquel Trump Jr. n'aurait, visiblement, pas répondu directement.