La rencontre a eu lieu dans la ville de Bethléem, situé au-delà du mur de séparation érigé par les Israéliens et dépeint par les Palestiniens comme le mur de l'apartheid. Le président américain a donc pu expérimenter l'une des réalités israélo-palestiniennes les plus frappantes après avoir franchi, par convoi, l'impressionnant checkpoint reliant la route de Bethléem à Jérusalem.

Trump s'est entretenu avec M. Abbas au palais de Bethléem. Le président palestinien a, à nouveau, plaidé pour la solution à deux états, déclarant "je vous réitère une nouvelle fois notre position qui est celle de deux Etats le long des frontières de 1967, un Etat palestinien ayant pour capitale Jérusalem-Est vivant aux côtés de l'Etat d'Israël dans la sécurité et la paix". Par la suite, le président américain a publiquement énoncé sa volonté de s'impliquer dans le processus de paix. "La paix est un choix que nous devons faire chaque jour et les Etats-Unis sont là pour aider à rendre ce rêve possible. Le président Abbas m'assure qu'il est prêt à travailler de bonne foi vers cet objectif et le Premier ministre Netanyahu m'a promis la même chose" dit-il au lendemain de sa rencontre avec le dirigeant israélien.

Pourtant, c'est un président considérablement affaibli que Trump a rencontré ce matin. En effet, le président Abbas se retrouve aujourd'hui coincé dans une crise de légitimité, et fait face à son impopularité croissante. De plus, M. Abbas est embourbé dans la crise des centaines de Palestiniens en grève de la faim dans les prisons israéliennes. Ces éléments remettent en question, pour certains Palestiniens, sa légitimité en tant que porte-parole ainsi que sa capacité à défendre les intérêts de sa population.

Comme le rapporte le journal qatari Al Jazeera "La volonté des leaders des Autorités palestiniennes à se plier à la volonté de Trump est dépeinte par de nombreux Palestiniens comme une tentative irresponsable de rester relevant politiquement; et ce au détriment des droits palestiniens". Rashid Khalidi, professeur à Columbia University, a d'ailleurs récemment confié au journal "Middle East Eaye" qu'avant de courir vers Washington, Abbas servirait mieux son peuple en essayant de consolider la résistance contre l'occupation et de mettre en place une véritable stratégie.

Pour le professeur Rashid Khalidi, le Chef du Fatah et président palestinien Mahmoud Abbas est considéré comme faible dans la négociation pour un accord de paix en partie à cause du manque d'unité au sein du leadership palestinien. En effet, le leadership palestinien est divisé entre le Fatha en Cisjordanie et le Hamas au pouvoir depuis 2007 dans la bande de Gaza.

En plus de la crise de leadership, le président palestinien fait face à une crise de légitimité. Le mandat du président palestinien s'est terminé en 2009, ce qui ne lui confère plus aucune légitimité populaire. Celui-ci dirige désormais principalement par décret. Le site "The Palestinian square" mentionne que ce manque de légitimité démocratique a créé un écart grandissant entre la population palestinienne et Mahmoud Abbas. Les résultats d'une enquête menée en septembre 2015 démontrent que trois quarts des Palestiniens souhaitent la résignation du leader de 82 ans (cfr: The Brooking Institute).

Chloé de Radzitzky/AFP

La rencontre a eu lieu dans la ville de Bethléem, situé au-delà du mur de séparation érigé par les Israéliens et dépeint par les Palestiniens comme le mur de l'apartheid. Le président américain a donc pu expérimenter l'une des réalités israélo-palestiniennes les plus frappantes après avoir franchi, par convoi, l'impressionnant checkpoint reliant la route de Bethléem à Jérusalem.Trump s'est entretenu avec M. Abbas au palais de Bethléem. Le président palestinien a, à nouveau, plaidé pour la solution à deux états, déclarant "je vous réitère une nouvelle fois notre position qui est celle de deux Etats le long des frontières de 1967, un Etat palestinien ayant pour capitale Jérusalem-Est vivant aux côtés de l'Etat d'Israël dans la sécurité et la paix". Par la suite, le président américain a publiquement énoncé sa volonté de s'impliquer dans le processus de paix. "La paix est un choix que nous devons faire chaque jour et les Etats-Unis sont là pour aider à rendre ce rêve possible. Le président Abbas m'assure qu'il est prêt à travailler de bonne foi vers cet objectif et le Premier ministre Netanyahu m'a promis la même chose" dit-il au lendemain de sa rencontre avec le dirigeant israélien.Pourtant, c'est un président considérablement affaibli que Trump a rencontré ce matin. En effet, le président Abbas se retrouve aujourd'hui coincé dans une crise de légitimité, et fait face à son impopularité croissante. De plus, M. Abbas est embourbé dans la crise des centaines de Palestiniens en grève de la faim dans les prisons israéliennes. Ces éléments remettent en question, pour certains Palestiniens, sa légitimité en tant que porte-parole ainsi que sa capacité à défendre les intérêts de sa population.Comme le rapporte le journal qatari Al Jazeera "La volonté des leaders des Autorités palestiniennes à se plier à la volonté de Trump est dépeinte par de nombreux Palestiniens comme une tentative irresponsable de rester relevant politiquement; et ce au détriment des droits palestiniens". Rashid Khalidi, professeur à Columbia University, a d'ailleurs récemment confié au journal "Middle East Eaye" qu'avant de courir vers Washington, Abbas servirait mieux son peuple en essayant de consolider la résistance contre l'occupation et de mettre en place une véritable stratégie.Pour le professeur Rashid Khalidi, le Chef du Fatah et président palestinien Mahmoud Abbas est considéré comme faible dans la négociation pour un accord de paix en partie à cause du manque d'unité au sein du leadership palestinien. En effet, le leadership palestinien est divisé entre le Fatha en Cisjordanie et le Hamas au pouvoir depuis 2007 dans la bande de Gaza.En plus de la crise de leadership, le président palestinien fait face à une crise de légitimité. Le mandat du président palestinien s'est terminé en 2009, ce qui ne lui confère plus aucune légitimité populaire. Celui-ci dirige désormais principalement par décret. Le site "The Palestinian square" mentionne que ce manque de légitimité démocratique a créé un écart grandissant entre la population palestinienne et Mahmoud Abbas. Les résultats d'une enquête menée en septembre 2015 démontrent que trois quarts des Palestiniens souhaitent la résignation du leader de 82 ans (cfr: The Brooking Institute).Chloé de Radzitzky/AFP