Moins de 24 heures après l'annonce par la Maison Blanche de la mise en place de taxes sur 200 milliards de dollars d'importations chinoises supplémentaires, Pékin, qui a jugé "incertaine" une reprise des négociations, a imposé des droits de douane pour 60 milliards de dollars de biens américains importés. Au-delà de cette surenchère de chiffres, Donald Trump, qui redoute l'impact de cette guerre commerciale à moins de 50 jours d'élections parlementaires cruciales, a aussi changé de ton sur la tactique de Pékin, accusé de tenter de le fragiliser politiquement. La stratégie n'est pas nouvelle, et a également été utilisée par l'Union européenne au plus fort des tensions avec Washington: pour espérer faire fléchir le pouvoir américain, appliquer des mesures de rétorsion qui auront un impact palpable dans des Etats dominés par les républicains, tels que la Pennsylvanie ou le Wisconsin.

"La Chine a ouvertement indiqué qu'ils tentaient activement d'influencer et de changer notre élection en attaquant nos agriculteurs, nos éleveurs et nos ouvriers de l'industrie parce qu'ils sont loyaux à mon égard", a lancé M. Trump dans un tweet matinal. Comme pour mieux s'en convaincre lui-même, M. Trump a assuré que les Américains qui subiront les représailles chinoises étaient de "grands patriotes" qui comprenaient la nécessité de passer par cette guerre commerciale pour faire plier la Chine. Les nouveaux tarifs douaniers américains prendront effet le 24 septembre et s'élèveront à hauteur de 10% jusqu'à la fin de l'année. Le 1er janvier, ils seront portés à 25%. Des droits punitifs adoptés en juillet et août ciblaient déjà des biens chinois représentant 50 milliards de dollars d'importations annuelles aux Etats-Unis.

Moins de 24 heures après l'annonce par la Maison Blanche de la mise en place de taxes sur 200 milliards de dollars d'importations chinoises supplémentaires, Pékin, qui a jugé "incertaine" une reprise des négociations, a imposé des droits de douane pour 60 milliards de dollars de biens américains importés. Au-delà de cette surenchère de chiffres, Donald Trump, qui redoute l'impact de cette guerre commerciale à moins de 50 jours d'élections parlementaires cruciales, a aussi changé de ton sur la tactique de Pékin, accusé de tenter de le fragiliser politiquement. La stratégie n'est pas nouvelle, et a également été utilisée par l'Union européenne au plus fort des tensions avec Washington: pour espérer faire fléchir le pouvoir américain, appliquer des mesures de rétorsion qui auront un impact palpable dans des Etats dominés par les républicains, tels que la Pennsylvanie ou le Wisconsin. "La Chine a ouvertement indiqué qu'ils tentaient activement d'influencer et de changer notre élection en attaquant nos agriculteurs, nos éleveurs et nos ouvriers de l'industrie parce qu'ils sont loyaux à mon égard", a lancé M. Trump dans un tweet matinal. Comme pour mieux s'en convaincre lui-même, M. Trump a assuré que les Américains qui subiront les représailles chinoises étaient de "grands patriotes" qui comprenaient la nécessité de passer par cette guerre commerciale pour faire plier la Chine. Les nouveaux tarifs douaniers américains prendront effet le 24 septembre et s'élèveront à hauteur de 10% jusqu'à la fin de l'année. Le 1er janvier, ils seront portés à 25%. Des droits punitifs adoptés en juillet et août ciblaient déjà des biens chinois représentant 50 milliards de dollars d'importations annuelles aux Etats-Unis.