"Les informations du New York Times sont fausses", a tweeté le président américain. "Ils sont le véritable ENNEMI DU PEUPLE!", a-t-il écrit, une expression qu'il a déjà utilisée à plusieurs reprises au sujet de plusieurs médias américains.

Donald Trump faisait référence à un article fleuve publié mardi, qui énumérait une série de manoeuvres supposées du président des Etats-Unis pour discréditer les enquêtes judiciaires le visant ou tenter d'en prendre indirectement le contrôle.

Selon le New York Times, le milliardaire new-yorkais aurait notamment demandé à son ministre de la Justice par intérim Matthew Whitaker de placer à la tête d'une des enquêtes un procureur considéré comme favorable au président américain.

"L'expression +ennemi du peuple+ n'est pas seulement fausse, elle est dangereuse", a répondu A.G. Sulzberger, directeur de la publication du New York Times, dans un communiqué posté sur le site du groupe.

"Comme je l'ai dit directement à plusieurs reprises au président Trump", a-t-il ajouté, "il existe des signes de plus en plus nombreux que cette rhétorique incendiaire encourage les menaces et les violences contre des journalistes, aux Etats-Unis et ailleurs."

Lors d'un entretien réalisé à la Maison Blanche fin janvier par deux journalistes du New York Times, A.G. Sulzberger, qui était présent, avait mis en garde Donald Trump dans des termes quasiment identiques.

"Je pense qu'il est mauvais pour un pays que les informations ne soient pas fidèles à la réalité", avait simplement commenté M. Trump, selon l'enregistrement diffusé par le New York Times, sans répondre directement aux inquiétudes du patron du quotidien.

Il avait aussi estimé être "victime" de ce phénomène.

Mercredi, il a également accusé le New York Times de ne pas l'avoir sollicité au sujet des allégations d'ingérence qui figurent dans l'article, ce qu'a réfuté l'une des auteures, Maggie Haberman.

Toujours via Twitter, le président américain s'en est également de nouveau pris au Washington Post, saluant la décision d'un lycéen du Kentucky d'attaquer le quotidien de la capitale fédérale.

Nick Sandmann accuse le "WaPo" de l'avoir présenté, à tort, comme le principal responsable d'une altercation entre un groupe de lycéens et un militant amérindien, mi-janvier, à Washington. La vidéo de l'incident est devenue virale.

Le jeune homme réclame au quotidien 250 millions de dollars de dommages et intérêts pour diffamation et publication de fausses informations le concernant.

"Vas les chercher, Nick", a tweeté Donald Trump. "Fake News!"