Ce 3 mars, le Brésil battait un triste record : 1910 morts liés au covid en une journée, une première pour ce pays. Cela porte le nombre total de décès à plus de 260 000, le Brésil étant le deuxième pays avec le plus grand nombre de morts liés au covid après les États-Unis. Ce jeudi, le pays a également comptabilisé une augmentation de 75 102 nouveaux cas de covid.

Pour limiter la propagation du virus, certains gouverneurs demandent à leurs citoyens de respecter les mesures telles que porter le masque ou se laver les mains. Mais il est difficile de convaincre la population alors que le président minimise la crise du coronavirus depuis le début. Il a d'ailleurs appelé les Brésiliens à "arrêter de geindre". Bolsonaro ne veut pas entendre d'une restriction des activités, cela aurait un impact négatif sur l'économie du pays. Pourtant, certains gouverneurs ont décidé de suspendre les activités non-essentielles, d'instaurer un couvre-feu ou encore de fermer les bars et les restaurants à partir de 17h.

De plus, la vaccination au Brésil avance lentement à cause de retards de livraison de vaccins ainsi que le manque d'une coordination à l'échelle nationale. Plus de 3% de la population a déjà été vaccinée. En ce qui concerne Bolsonaro, il avait d'ailleurs précisé qu'il ne se fera pas vacciner.

Mais ce qui inquiète le plus les scientifiques, ce sont les variants détectés au Brésil. Selon une étude réalisée par les chercheurs de l'Université de Sao Paulo, en collaboration avec l'Imperial College de Londres et l'Université d'Oxford, le variant P.1, qui a fortement touché les habitants de Manaus, au Brésil, pose question. Selon eux, notre immunité développée en cas d'infection du covid, ne serait plus suffisante pour lutter contre ce variant. Des modifications pour les vaccins sont donc en train d'être étudiées afin d'y faire face.

Avec une telle gestion de l'épidémie au Brésil, les scientifiques sont inquiets de voir apparaitre de nouvelles formes de variant, encore plus dangereuses.

Lauriane Vandendael

Ce 3 mars, le Brésil battait un triste record : 1910 morts liés au covid en une journée, une première pour ce pays. Cela porte le nombre total de décès à plus de 260 000, le Brésil étant le deuxième pays avec le plus grand nombre de morts liés au covid après les États-Unis. Ce jeudi, le pays a également comptabilisé une augmentation de 75 102 nouveaux cas de covid. Pour limiter la propagation du virus, certains gouverneurs demandent à leurs citoyens de respecter les mesures telles que porter le masque ou se laver les mains. Mais il est difficile de convaincre la population alors que le président minimise la crise du coronavirus depuis le début. Il a d'ailleurs appelé les Brésiliens à "arrêter de geindre". Bolsonaro ne veut pas entendre d'une restriction des activités, cela aurait un impact négatif sur l'économie du pays. Pourtant, certains gouverneurs ont décidé de suspendre les activités non-essentielles, d'instaurer un couvre-feu ou encore de fermer les bars et les restaurants à partir de 17h. De plus, la vaccination au Brésil avance lentement à cause de retards de livraison de vaccins ainsi que le manque d'une coordination à l'échelle nationale. Plus de 3% de la population a déjà été vaccinée. En ce qui concerne Bolsonaro, il avait d'ailleurs précisé qu'il ne se fera pas vacciner. Mais ce qui inquiète le plus les scientifiques, ce sont les variants détectés au Brésil. Selon une étude réalisée par les chercheurs de l'Université de Sao Paulo, en collaboration avec l'Imperial College de Londres et l'Université d'Oxford, le variant P.1, qui a fortement touché les habitants de Manaus, au Brésil, pose question. Selon eux, notre immunité développée en cas d'infection du covid, ne serait plus suffisante pour lutter contre ce variant. Des modifications pour les vaccins sont donc en train d'être étudiées afin d'y faire face. Avec une telle gestion de l'épidémie au Brésil, les scientifiques sont inquiets de voir apparaitre de nouvelles formes de variant, encore plus dangereuses.Lauriane Vandendael