Dans un nouveau rapport, l'organisation internationale interpelle les pays qui accueillent des réfugiés syriens, appelant les gouvernementaux occidentaux à ne pas leur imposer un retour "forcé" vers la Syrie.

L'ONG a passé en revue "d'horribles violations" perpétrées à l'encontre de 66 réfugiés --dont 13 enfants-- rentrés dans leur pays entre 2017 et le printemps 2021.

Des services de sécurité "ont soumis des femmes, des enfants et des hommes (...) à des détentions illégales et arbitraires, des tortures et autres mauvais traitements, notamment des viols et des violences sexuelles", parfois contre des enfants, résume Amnesty international dans son rapport intitulé "Tu vas à ta mort".

Parmi les cas répertoriés, cinq personnes sont mortes en détention tandis qu'on ignore le sort de 17 autres, victimes de disparitions forcées, assure Amnesty, qui évoque aussi "14 cas de violences sexuelles perpétrées par les forces de sécurité, y compris sept viols menés contre cinq femmes, un adolescent et une fillette de cinq ans".

Des services de sécurité "ont soumis des femmes, des enfants et des hommes (...) à des détentions illégales et arbitraires, des tortures et autres mauvais traitements, notamment des viols et des violences sexuelles", parfois contre des enfants

D'après l'ONG, ces réfugiés se voient accusés de "trahison" ou de "terrorisme" par leurs tortionnaires, selon la terminologie du régime qui ne fait pas de distinction entre opposants politiques, rebelles armés et jihadistes.

Le rapport cite le témoignage d'Alaa. Avec sa fille de 25 ans, elles ont été arrêtées à la frontière avec le Liban et détenues cinq jours. "Ils ont déshabillé ma fille. Ils l'ont menottée et pendue au mur. Ils l'ont battue. Elle était totalement nue. L'un d'eux a mis son pénis dans sa bouche", raconte Alaa.

Des pays européens comme le Danemark et la Suède font aussi "pression sur les réfugiés syriens pour qu'ils rentrent", l'ONG estime que les témoignages récoltés "sont la preuve que nulle part en Syrie n'existe une sécurité (suffisante) pour rentrer".

Parmi les cas documentés par Amnesty, il y a aussi des réfugiés venant de France, Allemagne, Turquie, Jordanie ou des Emirats arabes unis, selon une liste non exhaustive dressée par Amnesty.

Avec la guerre déclenchée en 2011, 6,6 millions de Syriens se sont réfugiés à l'étranger, s'installant dans leur écrasante majorité dans les pays voisins, notamment la Turquie ou le Liban.

Après avoir enchaîné les reconquêtes grâce à l'appui militaire de Moscou et de Téhéran, et tandis que les combats ont baissé en intensité, le régime de Damas cherche à promouvoir l'image d'une Syrie sûre, encourageant le retour des réfugiés. Plusieurs initiatives, menées avec le Liban voisin ou parrainées par l'allié russe, ont cherché à organiser ces retours, malgré les avertissements répétés des ONG.

Dans un nouveau rapport, l'organisation internationale interpelle les pays qui accueillent des réfugiés syriens, appelant les gouvernementaux occidentaux à ne pas leur imposer un retour "forcé" vers la Syrie.L'ONG a passé en revue "d'horribles violations" perpétrées à l'encontre de 66 réfugiés --dont 13 enfants-- rentrés dans leur pays entre 2017 et le printemps 2021.Des services de sécurité "ont soumis des femmes, des enfants et des hommes (...) à des détentions illégales et arbitraires, des tortures et autres mauvais traitements, notamment des viols et des violences sexuelles", parfois contre des enfants, résume Amnesty international dans son rapport intitulé "Tu vas à ta mort".Parmi les cas répertoriés, cinq personnes sont mortes en détention tandis qu'on ignore le sort de 17 autres, victimes de disparitions forcées, assure Amnesty, qui évoque aussi "14 cas de violences sexuelles perpétrées par les forces de sécurité, y compris sept viols menés contre cinq femmes, un adolescent et une fillette de cinq ans".D'après l'ONG, ces réfugiés se voient accusés de "trahison" ou de "terrorisme" par leurs tortionnaires, selon la terminologie du régime qui ne fait pas de distinction entre opposants politiques, rebelles armés et jihadistes.Le rapport cite le témoignage d'Alaa. Avec sa fille de 25 ans, elles ont été arrêtées à la frontière avec le Liban et détenues cinq jours. "Ils ont déshabillé ma fille. Ils l'ont menottée et pendue au mur. Ils l'ont battue. Elle était totalement nue. L'un d'eux a mis son pénis dans sa bouche", raconte Alaa.Des pays européens comme le Danemark et la Suède font aussi "pression sur les réfugiés syriens pour qu'ils rentrent", l'ONG estime que les témoignages récoltés "sont la preuve que nulle part en Syrie n'existe une sécurité (suffisante) pour rentrer".Parmi les cas documentés par Amnesty, il y a aussi des réfugiés venant de France, Allemagne, Turquie, Jordanie ou des Emirats arabes unis, selon une liste non exhaustive dressée par Amnesty.Avec la guerre déclenchée en 2011, 6,6 millions de Syriens se sont réfugiés à l'étranger, s'installant dans leur écrasante majorité dans les pays voisins, notamment la Turquie ou le Liban.Après avoir enchaîné les reconquêtes grâce à l'appui militaire de Moscou et de Téhéran, et tandis que les combats ont baissé en intensité, le régime de Damas cherche à promouvoir l'image d'une Syrie sûre, encourageant le retour des réfugiés. Plusieurs initiatives, menées avec le Liban voisin ou parrainées par l'allié russe, ont cherché à organiser ces retours, malgré les avertissements répétés des ONG.