Planifier, construire et organiser le plus grand événement sportif du monde est une tâche pour les villes hôtes. Le prix à payer lui aussi est élevé.
...

Planifier, construire et organiser le plus grand événement sportif du monde est une tâche pour les villes hôtes. Le prix à payer lui aussi est élevé. Les JO coûtent cherLe simple fait de se porter candidat à l'organisation des Jeux Olympiques peut coûter très cher. La BBC explique que Tokyo a dépensé jusqu'à 150 millions de dollars pour sa candidature ratée de 2016, puis la moitié de cette somme pour sa candidature réussie. Le budget final de Tokyo s'élève à plus de 15 milliards de dollars pour l'organisation des Jeux. D'après le média britannique, il s'agirait des Jeux d'été les plus coûteux de tous les temps. Selon une étude, le coût moyen lié au sport pour l'organisation de Jeux olympiques entre 2007 et 2016 était de 12 milliards. Et au cours des dernières décennies, les villes hôtes ont toujours fini par dépenser plus que prévu. Par exemple, le coût des Jeux olympiques de 2004 à Athènes, en Grèce, a été accusé d'avoir contribué à la crise économique ultérieure du pays. Et les Jeux de 1976 ont laissé Montréal avec une dette qu'il a fallu rembourser pendant des décennies. Les JO rapportent grosMalgré les dépenses des pays hôtes, les Jeux olympiques rapportent aussi beaucoup d'argent. Le Comité international olympique tire des revenus substantiels des contrats de télévision et des sponsoring, soit près de 6 milliards de dollars des récents jeux d'été et d'hiver, qui financent les sports et les futurs jeux. Et pour les villes hôtes ? Elles espèrent aussi booster leur économie via la création d'emplois, le tourisme et les investissements dans les infrastructures et installations sportives. La BBC explique que le réaménagement pour les Jeux de Barcelone en 1992 a contribué à faire de la ville l'une des destinations les plus populaires d'Europe. A contrario, ce ne fût pas le cas pendant les Jeux olympiques et paralympiques de 2012 à Londres où le nombre de visiteurs internationaux au Royaume-Uni a globalement diminué par rapport à l'année précédente. Des infrastructures durables ?Outre le va-et-vient des touristes, les nombreux bâtiments et installations sportives, souvent sorties de terre pour l'occasion, ont été créés pour perdurer. Ce fût le cas à Londres - le stade olympique de Statford est devenu le terrain de football de West Ham United - et à Rio - le parc olympique de Rio de Janeiro accueille des festivals de musique et des tournois d'e-sport. Des exceptions existent également dans ce cas. À Athènes, certaines installations olympiques étaient inutilisées et envahies par la végétation dix ans seulement après les Jeux. Selon le média britannique, cela peut avoir des conséquences néfastes sur l'environnement. Les critiques soulignent que la construction de nouveaux sites olympiques tous les X années n'est pas viable sur le plan environnemental. Le coronavirus, un coût aussiLes Jeux de Tokyo 2020 ont également dû faire face au fardeau d'une pandémie mondiale, qui a entraîné des coûts supplémentaires de plusieurs milliards. Par ailleurs, les revenus ont probablement pris un coup parce que les stades ne seront pas pleins et que les spectateurs internationaux ne pourront pas y assister.Le prestige d'être ville hôteMême sans les effets d'une pandémie, après toutes les dépenses, les économistes sont généralement sceptiques quant à savoir si l'accueil des Jeux olympiques améliore les perspectives économiques d'une ville. C'est pourquoi les villes sont moins nombreuses à se porter candidates à l'organisation des Jeux. Et certains réclament que les Jeux aient un siège permanent. Derrière les enjeux financiers, il y a la fierté d'accueillir le plus grand événement sportif du monde et le prestige que cela apporte à une ville. Et cela n'est pas une question d'argent mesurable.