Lors du dîner des dirigeants de l'UE réunis en sommet à Bruxelles, Mme May a prévenu que le Royaume-Uni serait incapable de partager des informations sur les criminels et les réseaux terroristes en Europe après le Brexit si l'UE s'obstinait à s'en tenir à ses règles limitant la coopération avec des pays tiers.

L'engagement "inconditionnel" de son pays en faveur de la sécurité du continent pourrait être "mis en danger", a mis en garde Mme May, selon des propos rapporté par son cabinet. Le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, a averti les Britanniques qu'une fois partis, ils perdraient l'accès aux bases de données accessibles uniquement aux membres de l'UE et aux mécanismes en place pour partager les informations policières entre Etats.

"Très bonnes avancées"

A son arrivée à Bruxelles, Mme May avait pris acte des "très bonnes avancées" accomplies jusque là dans les négociations du Brexit. Mais elle avait reconnu la nécessité d'aller plus vite. "Je pense que les deux côtés sont prêts à continuer à travailler à un rythme plus rapide que jusqu'à présent, et nous nous en félicitons certainement", avait déclaré la Britannique. Plusieurs dirigeants européens ont fait part de leur frustration face à des négociations qui calent sur une solution acceptable par les deux parties pour éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du nord.

"Je n'ai pas de leçon à donner à Theresa May mais j'aimerais que nos amis britanniques prennent des positions claires. On ne peut pas continuer avec un cabinet divisé", a déclaré le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à son arrivée au sommet, allusion aux problèmes de politique intérieure de Mme May. Les deux camps veulent boucler les négociations d'ici octobre, afin de laisser le temps aux différents parlements de ratifier l'accord de retrait final. La question irlandaise reste le principal point d'achoppement des négociations en cours sur les conditions du divorce, tandis que l'Union européenne et Londres doivent encore discuter de la nature de leur future relation après le Brexit.

"Intensifier nos efforts"

"Je n'aimerais pas que nous soyons dans une situation où le seul point restant soit le problème irlandais", a gravement prévenu M. Juncker. "Nous devons tous intensifier nos efforts", a lancé de son côté le Premier ministre irlandais Leo Varadkar. Son homologue néerlandais Mark Rutte a expliqué "ne pas perdre patience", mais il a rappelé "qu'il reste de moins en moins de temps pour arriver à un accord". Les dirigeants des 27 pays restant dans l'UE, qui se retrouveront vendredi matin sans Theresa May pour faire le point sur les négociations au deuxième jour du sommet, vont appeler dans leurs conclusions à se préparer à tous les scénarios pour le Brexit, y compris une absence d'accord, selon un document vu par l'AFP. "Nous devons le faire", a affirmé Jean-Claude Juncker, à propos de cette hypothèse.

Lors du dîner des dirigeants de l'UE réunis en sommet à Bruxelles, Mme May a prévenu que le Royaume-Uni serait incapable de partager des informations sur les criminels et les réseaux terroristes en Europe après le Brexit si l'UE s'obstinait à s'en tenir à ses règles limitant la coopération avec des pays tiers. L'engagement "inconditionnel" de son pays en faveur de la sécurité du continent pourrait être "mis en danger", a mis en garde Mme May, selon des propos rapporté par son cabinet. Le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, a averti les Britanniques qu'une fois partis, ils perdraient l'accès aux bases de données accessibles uniquement aux membres de l'UE et aux mécanismes en place pour partager les informations policières entre Etats. A son arrivée à Bruxelles, Mme May avait pris acte des "très bonnes avancées" accomplies jusque là dans les négociations du Brexit. Mais elle avait reconnu la nécessité d'aller plus vite. "Je pense que les deux côtés sont prêts à continuer à travailler à un rythme plus rapide que jusqu'à présent, et nous nous en félicitons certainement", avait déclaré la Britannique. Plusieurs dirigeants européens ont fait part de leur frustration face à des négociations qui calent sur une solution acceptable par les deux parties pour éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du nord. "Je n'ai pas de leçon à donner à Theresa May mais j'aimerais que nos amis britanniques prennent des positions claires. On ne peut pas continuer avec un cabinet divisé", a déclaré le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à son arrivée au sommet, allusion aux problèmes de politique intérieure de Mme May. Les deux camps veulent boucler les négociations d'ici octobre, afin de laisser le temps aux différents parlements de ratifier l'accord de retrait final. La question irlandaise reste le principal point d'achoppement des négociations en cours sur les conditions du divorce, tandis que l'Union européenne et Londres doivent encore discuter de la nature de leur future relation après le Brexit. "Je n'aimerais pas que nous soyons dans une situation où le seul point restant soit le problème irlandais", a gravement prévenu M. Juncker. "Nous devons tous intensifier nos efforts", a lancé de son côté le Premier ministre irlandais Leo Varadkar. Son homologue néerlandais Mark Rutte a expliqué "ne pas perdre patience", mais il a rappelé "qu'il reste de moins en moins de temps pour arriver à un accord". Les dirigeants des 27 pays restant dans l'UE, qui se retrouveront vendredi matin sans Theresa May pour faire le point sur les négociations au deuxième jour du sommet, vont appeler dans leurs conclusions à se préparer à tous les scénarios pour le Brexit, y compris une absence d'accord, selon un document vu par l'AFP. "Nous devons le faire", a affirmé Jean-Claude Juncker, à propos de cette hypothèse.