La commission a considéré dans un communiqué que le fait de proposer la princesse Ubolratana comme candidate au poste de chef du gouvernement devait être interprété comme "hostile à la monarchie constitutionnelle". Elle a donc "demandé à la Cour constitutionnelle de dissoudre le parti Thai Raksa Chart", allié à l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra, bête noire des militaires au pouvoir.

"Je regrette que mon intention, qui était d'apporter mon aide au pays et à mes compatriotes thaïlandais, ait causé un problème. Cela ne devrait pas être le cas à notre époque", avait déclaré mardi soir la princesse sur Instagram. Vendredi, la divulgation du nom de la princesse comme candidate avait provoqué une onde de choc dans le pays où les membres de la famille royale sont traités avec un statut quasi-divin et échappent à toute critique.

Mais, quelques heures plus tard, le roi avait torpillé les ambitions de sa soeur, qualifiant cette candidature d'"hautement inappropriée" dans un pays où "le monarque et les membres de la famille royale sont au-dessus de la politique". Si le Thai Raksa Chart est effectivement dissous, ses dirigeants pourraient être interdits d'activité politique pendant 10 ans.