Avec le conflit déclenché en 2011, les multiples belligérants qui s'affrontent en Syrie ont posé un nombre considérable de mines, dans des zones urbaines mais aussi dans des champs agricoles ou sur des routes, abandonnant également autant d'engins explosifs à travers le pays.

"Depuis début 2019, 173 civils, dont 41 enfants, ont été tués par des mines antipersonnel et les restes explosifs de guerre", a annoncé jeudi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Parmi ces victimes, au moins une quarantaine ont été tuées alors qu'elles étaient dans les champs à la recherche de truffes dans des zones de précipitations importantes, précise l'Observatoire dans un communiqué.

En Syrie, 10,2 millions d'hommes, de femmes et d'enfants sont exposés aux dangers des restes explosifs de guerre selon l'ONU.

"Chaque jour des civils perdent la vie ou sont mutilés à vie à cause des mines antipersonnel et des munitions non explosées", a récemment déploré le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

Le fléau "empêche les gens de retourner (chez eux) et de retirer les gravats pour reconstruire, ou cultiver leur terre en toute sécurité. Cela nuit aux enfants qui ne peuvent pas jouer et aller à l'école dans de bonnes conditions", avait indiqué en août à l'AFP une porte-parole de l'ONU à Damas.

En juillet 2018, les autorités syriennes et les Nations unies ont signé un protocole dont l'objectif est de permettre au service d'action antimines de l'ONU (UNMAS) de soutenir les efforts du gouvernement syrien.

Déclenchée en 2011 avec la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a fait plus de 370.000 morts.

AFP