Avec son site stop-djihadisme, le gouvernement français s'est lancé la semaine dernière dans la contre-propagande antidjihadiste sur Internet. Sur cette plate-forme, déclinée en 4 volets (comprendre, agir, décrypter, se mobiliser), on peut notamment visionner une vidéo choc qui a pour but de décourager les jeunes Français de partir en Syrie et en Irak ainsi que des explications sur le contexte actuel, des interviews d'experts et des rappels historiques...

Le site affiche également dans sa section "décrypter" une infographie censée alerter sur "les premiers signes" de radicalisation. Et parmi ces "signes", on peut lire: "Ils se méfient des anciens amis, qu'ils considèrent maintenant comme des "impurs"" ; "Ils rejettent des membres de leur famille" ; "Ils abandonnent l'école ou la formation professionnelle, car l'enseignement dispensé fait partie du complot", etc.

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Dans cet exercice périlleux, certains ont relevé le goût douteux et les multiples interprétations qu'on peut donner à ces différents pictogrammes. Sur la Toile, les internautes ont vite repris les signes à leur compte en détournant l'initiative. Sur le blog de Christian Delarue sur Médiapart, l'infographie est détournée en "Stop machisme".

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Jérémie Zimmermann, l'un des co-fondateurs de La Quadrature du Net, qui défend un Internet libre et ouvert, relaie, de son côté, une affiche intitulée : "Dérive autoritaire. Les premiers signes qui doivent alerter". En slogan: "agir contre la menace gouvernementale". Elle reprend les codes du site officiel et liste différents risques:

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Sur Twitter, le hashtag #stopdjihadisme se répand. Les internautes expriment leur scepticisme sur l'initiative de manière générale, en dénonçant une certaine "naïveté" et les amalgames, tout en usant d'un certain humour.

Avec son site stop-djihadisme, le gouvernement français s'est lancé la semaine dernière dans la contre-propagande antidjihadiste sur Internet. Sur cette plate-forme, déclinée en 4 volets (comprendre, agir, décrypter, se mobiliser), on peut notamment visionner une vidéo choc qui a pour but de décourager les jeunes Français de partir en Syrie et en Irak ainsi que des explications sur le contexte actuel, des interviews d'experts et des rappels historiques...Le site affiche également dans sa section "décrypter" une infographie censée alerter sur "les premiers signes" de radicalisation. Et parmi ces "signes", on peut lire: "Ils se méfient des anciens amis, qu'ils considèrent maintenant comme des "impurs"" ; "Ils rejettent des membres de leur famille" ; "Ils abandonnent l'école ou la formation professionnelle, car l'enseignement dispensé fait partie du complot", etc. Dans cet exercice périlleux, certains ont relevé le goût douteux et les multiples interprétations qu'on peut donner à ces différents pictogrammes. Sur la Toile, les internautes ont vite repris les signes à leur compte en détournant l'initiative. Sur le blog de Christian Delarue sur Médiapart, l'infographie est détournée en "Stop machisme". Jérémie Zimmermann, l'un des co-fondateurs de La Quadrature du Net, qui défend un Internet libre et ouvert, relaie, de son côté, une affiche intitulée : "Dérive autoritaire. Les premiers signes qui doivent alerter". En slogan: "agir contre la menace gouvernementale". Elle reprend les codes du site officiel et liste différents risques: Sur Twitter, le hashtag #stopdjihadisme se répand. Les internautes expriment leur scepticisme sur l'initiative de manière générale, en dénonçant une certaine "naïveté" et les amalgames, tout en usant d'un certain humour.