Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a soutenu la frappe de Washington et écourté un voyage en Grèce, dans les terres d'Homère, pour rentrer d'urgence en Israël à la suite de cette frappe qui fait craindre une nouvelle escalade au Moyen-Orient.

"Au même titre qu'Israël a le droit à la légitime défense, les Etats-Unis ont exactement le même droit. Qassem Soleimani est responsable de la mort de citoyens américains et d'autres innocents et planifiait de nouvelles attaques", a affirmé M. Netanyahu dans une déclaration depuis le tarmac de l'aéroport d'Athènes et retransmise par ses services.

Le président américain Donald Trump a "agi avec rapidité, force et sans hésitation", a-t-il ajouté. "Israël se tient avec les Etats-Unis dans son combat pour la paix, la sécurité et son droit à la légitime défense".

M. Netanyahu s'était d'ailleurs entretenu à deux reprises au téléphone cette semaine avec le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo sur le dossier iranien, appelant à la "pression maximale" contre l'Iran, accusé de vouloir de se doter de l'armée nucléaire.

"Vengeance"

Sans déclarer l'état d'urgence, l'armée israélienne a fermé l'accès à une station de ski sur le Mont Hermon, site stratégique situé sur le plateau du Golan à la frontière de la Syrie et du Liban, secteur déjà ciblé par le passé par des éléments pro-iraniens.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu des mouvements de tanks israéliens et des soldats qui barraient l'accès au Mont Hermon abritant aussi des éléments du bouclier antimissile israélien "Iron Dome".

"Il n'y a pas de renforts" militaires déployés dans le nord du pays, "ni de changement pour la population locale", a indiqué à l'AFP une source militaire israélienne.

Le mouvement libanais du Hezbollah avait tiré début septembre des missiles antichars sur un poste militaire israélien près du Mont Hermon, ce qui avait entraîné des tirs d'obus d'Israël sur le sud du Liban dans la plus importante confrontation directe entre les deux ennemis depuis leur guerre de 2006.

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, grand allié de l'Iran et aussi ennemi d'Israël, a promis "le juste châtiment" aux "assassins criminels" responsables de la mort de Qassem Soleimani.

Le Hezbollah est "très occupé avec les manifestations au Liban" et pourrait "agir contre Israël depuis la Syrie plutôt que de risquer d'entraîner le Liban dans une escalade militaire", a commenté à l'AFP Yossi Mansharof, du centre d'analyse Jerusalem Institute for Strategy and Security.

Depuis la Syrie, la réplique pourrait non seulement venir du Hezbollah ou des forces iraniennes al-Qods, mais aussi des "nombreuses milices que Soleimani a entraînées", a-t-il ajouté.

Ennemi d'Israël

Vendredi, le ministre de la Défense Naftali Bennett a tenu une rencontre entre les chefs de l'armée et du Mossad, et des responsables sécuritaires afin "d'évaluer la situation" après les menaces de représailles de Téhéran.

L'Iran avait accusé à l'automne des "services secrets israélo-arabes" de préparer une attaque contre le général Soleimani.

Il était alors considéré comme l'un des principaux ennemis d'Israël qui accusait ce chef des forces iraniennes al-Qods de fomenter des attaques contre l'Etat hébreu.

Israël lie notamment Soleimani à l'attaque meurtrière contre un centre culturel juif à Buenos Aires en 1994 et l'accusait encore récemment de préparer des frappes de drones depuis la Syrie et de convertir --depuis le Liban et avec le Hezbollah libanais-- des roquettes en missiles de précision pouvant causer d'importants dommages en sol israélien.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, s'est engagé vendredi à "venger" la mort de Qassem Soleimani, et le président iranien Hassan Rohani a appelé à une vengeance contre "l'Amérique criminelle".

De son côté, le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza et impliqué dans trois guerres récentes contre Israël, a présenté "ses sincères condoléances" à l'Iran pour le "martyr" de Qassem Soleimani, sans toutefois appeler à venger sa mort.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a soutenu la frappe de Washington et écourté un voyage en Grèce, dans les terres d'Homère, pour rentrer d'urgence en Israël à la suite de cette frappe qui fait craindre une nouvelle escalade au Moyen-Orient."Au même titre qu'Israël a le droit à la légitime défense, les Etats-Unis ont exactement le même droit. Qassem Soleimani est responsable de la mort de citoyens américains et d'autres innocents et planifiait de nouvelles attaques", a affirmé M. Netanyahu dans une déclaration depuis le tarmac de l'aéroport d'Athènes et retransmise par ses services.Le président américain Donald Trump a "agi avec rapidité, force et sans hésitation", a-t-il ajouté. "Israël se tient avec les Etats-Unis dans son combat pour la paix, la sécurité et son droit à la légitime défense".M. Netanyahu s'était d'ailleurs entretenu à deux reprises au téléphone cette semaine avec le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo sur le dossier iranien, appelant à la "pression maximale" contre l'Iran, accusé de vouloir de se doter de l'armée nucléaire.Sans déclarer l'état d'urgence, l'armée israélienne a fermé l'accès à une station de ski sur le Mont Hermon, site stratégique situé sur le plateau du Golan à la frontière de la Syrie et du Liban, secteur déjà ciblé par le passé par des éléments pro-iraniens.Sur place, un journaliste de l'AFP a vu des mouvements de tanks israéliens et des soldats qui barraient l'accès au Mont Hermon abritant aussi des éléments du bouclier antimissile israélien "Iron Dome"."Il n'y a pas de renforts" militaires déployés dans le nord du pays, "ni de changement pour la population locale", a indiqué à l'AFP une source militaire israélienne.Le mouvement libanais du Hezbollah avait tiré début septembre des missiles antichars sur un poste militaire israélien près du Mont Hermon, ce qui avait entraîné des tirs d'obus d'Israël sur le sud du Liban dans la plus importante confrontation directe entre les deux ennemis depuis leur guerre de 2006.Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, grand allié de l'Iran et aussi ennemi d'Israël, a promis "le juste châtiment" aux "assassins criminels" responsables de la mort de Qassem Soleimani.Le Hezbollah est "très occupé avec les manifestations au Liban" et pourrait "agir contre Israël depuis la Syrie plutôt que de risquer d'entraîner le Liban dans une escalade militaire", a commenté à l'AFP Yossi Mansharof, du centre d'analyse Jerusalem Institute for Strategy and Security.Depuis la Syrie, la réplique pourrait non seulement venir du Hezbollah ou des forces iraniennes al-Qods, mais aussi des "nombreuses milices que Soleimani a entraînées", a-t-il ajouté.Vendredi, le ministre de la Défense Naftali Bennett a tenu une rencontre entre les chefs de l'armée et du Mossad, et des responsables sécuritaires afin "d'évaluer la situation" après les menaces de représailles de Téhéran.L'Iran avait accusé à l'automne des "services secrets israélo-arabes" de préparer une attaque contre le général Soleimani.Il était alors considéré comme l'un des principaux ennemis d'Israël qui accusait ce chef des forces iraniennes al-Qods de fomenter des attaques contre l'Etat hébreu.Israël lie notamment Soleimani à l'attaque meurtrière contre un centre culturel juif à Buenos Aires en 1994 et l'accusait encore récemment de préparer des frappes de drones depuis la Syrie et de convertir --depuis le Liban et avec le Hezbollah libanais-- des roquettes en missiles de précision pouvant causer d'importants dommages en sol israélien.Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, s'est engagé vendredi à "venger" la mort de Qassem Soleimani, et le président iranien Hassan Rohani a appelé à une vengeance contre "l'Amérique criminelle".De son côté, le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza et impliqué dans trois guerres récentes contre Israël, a présenté "ses sincères condoléances" à l'Iran pour le "martyr" de Qassem Soleimani, sans toutefois appeler à venger sa mort.