Evo Morales "est parti de lui-même" pour le Mexique, et s'il devait revenir en Bolivie, "il doit savoir qu'il devra répondre devant la justice. Il y a un délit électoral et de nombreuses accusations de corruption au sein de son gouvernement", a déclaré Mme Añez lors de sa première rencontre avec la presse étrangère, trois jours après s'être proclamée présidente par intérim.

Evo Morales vit en exil au Mexique depuis mardi, mais il a assuré mercredi être prêt à rentrer en Bolivie pour "pacifier" son pays.

Depuis l'annonce de sa démission dimanche, ses partisans manifestent quotidiennement et des heurts ont lieu avec les forces de l'ordre, notamment dans la capitale La Paz.

Le premier président indigène du pays andin a été chef de l'Etat pendant presque 14 ans, avant de se retirer. Il s'était proclamé vainqueur du scrutin du 20 octobre, prétendant ainsi effectuer un quatrième mandat.

Mais l'opposition a crié à la fraude et de nombreuses manifestations, parfois très violentes, ont eu lieu. Une mutinerie au sein de la police et enfin son lâchage par l'armée l'ont poussé à quitter la présidence.