Cette annonce intervient un mois à peine après que la Commission nationale de lutte contre le génocide (CNLG) eut publié une liste de 22 officiers supérieurs de l'armée française accusés d'avoir "délibérément aidé à la planification et à l'exécution du génocide rwandais qui a tué plus d'un million de personnes" en quatre mois d'avril à juillet 1994. Devant les journalistes à Kigali, la cheffe de la diplomatie rwandaise a déclaré jeudi qu'il était temps de diffuser des informations indiquant clairement le rôle joué par certains responsables politiques, des services de renseignements et militaires dans ce génocide, ajoutant que le Rwanda a en assez de ce qu'il qualifie "d'intimidation judiciaire française".

Mme Mushikiwabo faisait référence à la relance, en octobre, par la justice française de l'enquête contre l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994, qui a été le déclencheur du génocide. "En tant que pays, nous sommes arrivés à un point où nous devons dire que les activités, l'impunité, l'attitude belligérante et les actions de la France ne sont plus acceptables", a-t-elle dit. "Dans un avenir très proche et dans les prochaines années, nous, en tant que pays, pensons que nous devons diffuser publiquement, toutes les informations importantes qui indiquent clairement l'implication de différents responsables français, militaires, politiques et des services de renseignements ainsi que tous les individus qui ont joué un rôle dans le génocide", a ajouté la ministre.

Cette annonce intervient un mois à peine après que la Commission nationale de lutte contre le génocide (CNLG) eut publié une liste de 22 officiers supérieurs de l'armée française accusés d'avoir "délibérément aidé à la planification et à l'exécution du génocide rwandais qui a tué plus d'un million de personnes" en quatre mois d'avril à juillet 1994. Devant les journalistes à Kigali, la cheffe de la diplomatie rwandaise a déclaré jeudi qu'il était temps de diffuser des informations indiquant clairement le rôle joué par certains responsables politiques, des services de renseignements et militaires dans ce génocide, ajoutant que le Rwanda a en assez de ce qu'il qualifie "d'intimidation judiciaire française". Mme Mushikiwabo faisait référence à la relance, en octobre, par la justice française de l'enquête contre l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994, qui a été le déclencheur du génocide. "En tant que pays, nous sommes arrivés à un point où nous devons dire que les activités, l'impunité, l'attitude belligérante et les actions de la France ne sont plus acceptables", a-t-elle dit. "Dans un avenir très proche et dans les prochaines années, nous, en tant que pays, pensons que nous devons diffuser publiquement, toutes les informations importantes qui indiquent clairement l'implication de différents responsables français, militaires, politiques et des services de renseignements ainsi que tous les individus qui ont joué un rôle dans le génocide", a ajouté la ministre.