L'intérêt des dirigeants russes pour l'Afrique renvoie à une période où l'URSS exerçait une mainmise idéologique importante sur ce continent, dans le sillage de la décolonisation. Après quoi un recul d'influence global a accompagné les transformations de la Russie ; c'est ce reflux que Poutine a endigué en multipliant les visites sur place. Un pas significatif a été accompli en Egypte, où la diplomatie russe a habilement tiré parti des erreurs commises par Barack Obama, trop engagé dans la défense de l'ancien président Mohamed Morsi, issu des rangs des Frères musulmans. Dès que les militaires ont repris le pouvoir, en juillet 2013, emmenés par le maréchal al-Sissi, Poutine s'est engouffré dans la brèche et a sign...