Le ministère de l'Intérieur a recensé 339.000 manifestants en France (dont 31.000 dans la capitale). De son côté, le syndicat CGT a annoncé 885.000 manifestants. Les cortèges étaient moins fournis que la première journée de mobilisation, le 5 décembre, où le ministère avait recensé 806.000 manifestants à travers la France.

Les syndicats opposés à la réforme des retraites "appellent à organiser des actions de grève et de manifestations localement le 12 décembre, puis le week-end, et de faire du 17 décembre une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle massive de grève et de manifestation", selon un communiqué intersyndical adopté à l'issue de près de trois heures de réunion commune mardi soir.

"On est aujourd'hui contre ce projet de réforme des retraites, on le trouve injuste, inéquitable (...) c'est un danger pour le modèle social français", a déclaré à l'AFP Edgar, employé de la régie des transport parisiens, parmi les manifestants à Paris mardi.

Si la mobilisation dans la rue est en repli, "le mécontentement reste aussi haut", a fait valoir le numéro un de la CGT Philippe Martinez. "Aujourd'hui on est dans l'installation d'un mouvement", a indiqué de son côté Yves Veyrier, secrétaire général du syndicat FO.

La journée de mercredi s'annonce cruciale pour l'exécutif français, qui n'entend pas faire marche arrière sur cette réforme, promesse de campagne du président Emmanuel Macron avant son élection en 2017, et semble même prêt au bras de fer.

La retraite est un sujet éminemment sensible en France. Les opposants les plus virulents espèrent faire durer le mouvement et mettre le pays à l'arrêt comme en décembre 1995. La mobilisation d'alors, notamment contre une réforme des retraites, avait paralysé les transports en commun durant trois semaines et forcé le gouvernement de l'époque à reculer.

"Pas d'annonces magiques"

Les manifestants veulent amener le gouvernement à renoncer à mettre en place un "système universel" de retraite par points censé remplacer les 42 régimes existants, et être "plus juste" et équilibré financièrement.

Or le contexte social est déjà tendu en France, avec la mobilisation depuis plus d'un an du mouvement inédit des "gilets jaunes", exaspérés par les fins de mois difficile et qui contestent la politique fiscale et sociale du gouvernement, mais aussi des mécontentements exacerbés dans les hôpitaux, parmi les étudiants, les cheminots, les policiers, les sapeurs-pompiers, les enseignants, les agriculteurs...

Sur cette réforme des retraites, le Premier ministre Édouard Philippe a déclaré mardi devant les députés du parti présidentiel La République en Marche qu'"il n'y a pas d'annonces magiques" qui puissent faire "cesser les manifestations".

"Ce n'est pas parce que je fais un discours (mercredi midi) que les manifestations vont cesser. Ce discours va même susciter de nouvelles questions. Et c'est normal. Il y aura des questions et il y aura des débats dans l'hémicycle sur des sujets légitimes", a lancé le chef du gouvernement lors d'une réunion à huis clos.

"Chacun autour de la table sait ce qu'est une réforme indispensable à son pays" et ce que la mener "implique", a de son côté plaidé le président Macron dans la nuit de lundi à mardi.

"Je n'ai pas senti une grande inquiétude", a assuré celui qui, tout juste élu, déclarait en août 2017 : "La France n'est pas un pays réformable. Beaucoup ont essayé et n'ont pas réussi car les Français détestent les réformes".

De fait, pour l'heure, une majorité des Français déclarent soutenir la grève, redoutant une précarisation des retraités après la réforme ou ayant des inquiétudes pour les retraites des métiers les plus pénibles.

Mardi les transports publics sont restés très perturbés, pour le sixième jour consécutif, tout comme une partie des écoles. Sept des huit raffineries du pays ont été bloquées selon les syndicats. Le trafic aérien était aussi partiellement amputé notamment du fait d'une grève des contrôleurs du ciel.

Et mercredi, le trafic ferroviaire national de la SNCF et celui des transports parisiens (RATP) sera encore très perturbé, avec notamment un train à grande vitesses sur quatre et à Paris, la quasi-totalité des lignes de métro fermées ou avec un trafic très limité, ont annoncé les deux groupes.

En région parisienne la débrouille était à nouveau de mise mardi - covoiturage, vélos et trottinettes en libre service, ou marche à pied..., et les rares trains de banlieue étaient pris d'assaut.

Le ministère de l'Intérieur a recensé 339.000 manifestants en France (dont 31.000 dans la capitale). De son côté, le syndicat CGT a annoncé 885.000 manifestants. Les cortèges étaient moins fournis que la première journée de mobilisation, le 5 décembre, où le ministère avait recensé 806.000 manifestants à travers la France.Les syndicats opposés à la réforme des retraites "appellent à organiser des actions de grève et de manifestations localement le 12 décembre, puis le week-end, et de faire du 17 décembre une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle massive de grève et de manifestation", selon un communiqué intersyndical adopté à l'issue de près de trois heures de réunion commune mardi soir."On est aujourd'hui contre ce projet de réforme des retraites, on le trouve injuste, inéquitable (...) c'est un danger pour le modèle social français", a déclaré à l'AFP Edgar, employé de la régie des transport parisiens, parmi les manifestants à Paris mardi.Si la mobilisation dans la rue est en repli, "le mécontentement reste aussi haut", a fait valoir le numéro un de la CGT Philippe Martinez. "Aujourd'hui on est dans l'installation d'un mouvement", a indiqué de son côté Yves Veyrier, secrétaire général du syndicat FO.La journée de mercredi s'annonce cruciale pour l'exécutif français, qui n'entend pas faire marche arrière sur cette réforme, promesse de campagne du président Emmanuel Macron avant son élection en 2017, et semble même prêt au bras de fer.La retraite est un sujet éminemment sensible en France. Les opposants les plus virulents espèrent faire durer le mouvement et mettre le pays à l'arrêt comme en décembre 1995. La mobilisation d'alors, notamment contre une réforme des retraites, avait paralysé les transports en commun durant trois semaines et forcé le gouvernement de l'époque à reculer.Les manifestants veulent amener le gouvernement à renoncer à mettre en place un "système universel" de retraite par points censé remplacer les 42 régimes existants, et être "plus juste" et équilibré financièrement. Or le contexte social est déjà tendu en France, avec la mobilisation depuis plus d'un an du mouvement inédit des "gilets jaunes", exaspérés par les fins de mois difficile et qui contestent la politique fiscale et sociale du gouvernement, mais aussi des mécontentements exacerbés dans les hôpitaux, parmi les étudiants, les cheminots, les policiers, les sapeurs-pompiers, les enseignants, les agriculteurs...Sur cette réforme des retraites, le Premier ministre Édouard Philippe a déclaré mardi devant les députés du parti présidentiel La République en Marche qu'"il n'y a pas d'annonces magiques" qui puissent faire "cesser les manifestations"."Ce n'est pas parce que je fais un discours (mercredi midi) que les manifestations vont cesser. Ce discours va même susciter de nouvelles questions. Et c'est normal. Il y aura des questions et il y aura des débats dans l'hémicycle sur des sujets légitimes", a lancé le chef du gouvernement lors d'une réunion à huis clos."Chacun autour de la table sait ce qu'est une réforme indispensable à son pays" et ce que la mener "implique", a de son côté plaidé le président Macron dans la nuit de lundi à mardi. "Je n'ai pas senti une grande inquiétude", a assuré celui qui, tout juste élu, déclarait en août 2017 : "La France n'est pas un pays réformable. Beaucoup ont essayé et n'ont pas réussi car les Français détestent les réformes".De fait, pour l'heure, une majorité des Français déclarent soutenir la grève, redoutant une précarisation des retraités après la réforme ou ayant des inquiétudes pour les retraites des métiers les plus pénibles. Mardi les transports publics sont restés très perturbés, pour le sixième jour consécutif, tout comme une partie des écoles. Sept des huit raffineries du pays ont été bloquées selon les syndicats. Le trafic aérien était aussi partiellement amputé notamment du fait d'une grève des contrôleurs du ciel.Et mercredi, le trafic ferroviaire national de la SNCF et celui des transports parisiens (RATP) sera encore très perturbé, avec notamment un train à grande vitesses sur quatre et à Paris, la quasi-totalité des lignes de métro fermées ou avec un trafic très limité, ont annoncé les deux groupes.En région parisienne la débrouille était à nouveau de mise mardi - covoiturage, vélos et trottinettes en libre service, ou marche à pied..., et les rares trains de banlieue étaient pris d'assaut.