"Cette visite s'inscrit dans les efforts de normalisation avec l'Erythrée. (M. Abiy) doit discuter avec les dirigeants érythréens de la manière de nous réconcilier", a déclaré le porte-parole du ministère éthiopien des Affaires étrangères Meles Alem.

Le sommet de dimanche fait suite à l'annonce par M. Abiy le mois dernier de la volonté de l'Ethiopie de céder à l'Erythrée un territoire frontalier disputé qu'elle occupe toujours malgré un jugement d'une commission indépendante internationale soutenue par l'ONU datant de 2002. Le refus de l'Ethiopie continuait de bloquer les relations bilatérales bien que les deux frères ennemis aient mis fin aux hostilités après une guerre qui les a opposés entre 1998 et 2000 et fait quelque 80.000 morts. Cette guerre s'est inscrite dans le contexte d'un conflit plus ancien encore.

Ancienne province éthiopienne sur la mer Rouge, l'Erythrée a déclaré son indépendance en 1993 après avoir chassé les troupes éthiopiennes de son territoire en 1991 au terme de trois décennies de guerre. Les relations bilatérales se sont envenimées, un contentieux sur la délimitation de leur frontière commune dégénérant en guerre ouverte cinq ans plus tard. C'est l'arrivée au pouvoir à Addis Abeba en avril, de M. Abiy, 42 ans, qui a ouvert la voie au dégel des relations.

Début juin, il avait annoncé son intention d'appliquer l'accord de paix d'Alger signé en 2000 avec l'Érythrée et les conclusions de la commission internationale sur la démarcation de la frontière. Bien accueillie par le chef de l'État érythréen, cette initiative a débouché sur l'envoi fin juin à Addis Abeba d'une délégation érythréenne de haut niveau et l'annonce à cette occasion d'une prochaine visite de M. Abiy à Asmara.

"Cette visite s'inscrit dans les efforts de normalisation avec l'Erythrée. (M. Abiy) doit discuter avec les dirigeants érythréens de la manière de nous réconcilier", a déclaré le porte-parole du ministère éthiopien des Affaires étrangères Meles Alem. Le sommet de dimanche fait suite à l'annonce par M. Abiy le mois dernier de la volonté de l'Ethiopie de céder à l'Erythrée un territoire frontalier disputé qu'elle occupe toujours malgré un jugement d'une commission indépendante internationale soutenue par l'ONU datant de 2002. Le refus de l'Ethiopie continuait de bloquer les relations bilatérales bien que les deux frères ennemis aient mis fin aux hostilités après une guerre qui les a opposés entre 1998 et 2000 et fait quelque 80.000 morts. Cette guerre s'est inscrite dans le contexte d'un conflit plus ancien encore. Ancienne province éthiopienne sur la mer Rouge, l'Erythrée a déclaré son indépendance en 1993 après avoir chassé les troupes éthiopiennes de son territoire en 1991 au terme de trois décennies de guerre. Les relations bilatérales se sont envenimées, un contentieux sur la délimitation de leur frontière commune dégénérant en guerre ouverte cinq ans plus tard. C'est l'arrivée au pouvoir à Addis Abeba en avril, de M. Abiy, 42 ans, qui a ouvert la voie au dégel des relations. Début juin, il avait annoncé son intention d'appliquer l'accord de paix d'Alger signé en 2000 avec l'Érythrée et les conclusions de la commission internationale sur la démarcation de la frontière. Bien accueillie par le chef de l'État érythréen, cette initiative a débouché sur l'envoi fin juin à Addis Abeba d'une délégation érythréenne de haut niveau et l'annonce à cette occasion d'une prochaine visite de M. Abiy à Asmara.