L'ambassadeur des Etats-Unis en RDC, Mike Hammer, a qualifié d'"inacceptables" ces menaces qui interviennent alors que les violences s'aggravent dans l'est du pays. "Nous sommes préoccupés par la violence brutale continue qui fait tant de victimes innocentes et aussi par les menaces inacceptables contre @DenisMukwege. Les appels à la responsabilité pour la violence dans l'est de la RDC sont essentiels pour construire une paix durable", a écrit le diplomate américain sur Twitter.

L'ambassadeur du Canada à Kinshasa, Nicolas Simard, a abondé dans le même sens, demandant "instamment" aux autorités congolaises "de mettre fin à l'impunité pour garantir une paix durable dans la région".

Aux Pays-Bas, l'ancienne ministre de la Coopération au développement, la travailliste Lilianne Ploumen, a appelé la diplomatie néerlandaise à intervenir pour que la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) assure à nouveau une protection au médecin congolais, directeur de l'hôpital de Panzi à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, qui soigne des femmes victimes de violences sexuelles.

L'ONG américaine de défense des droits humains Physicians for Human Rights (PHR) a pour sa part expliqué que le général rwandais James Kabarebe, conseiller du président Paul Kagame et ex-ministre de la Défense - qui fut aussi chef d'état-major général de l'armée congolaise à l'arrivée du rebelle Laurent Désiré Kabila au pouvoir à Kinshasa en 1997 avec le soutien de Kigali - a, lors d'une intervention à la télévision d'Etat, proféré des menaces contre le Dr Mukwege.

Menaces de mort

"Le Dr Mukwege et sa famille sont devenus la cible d'attaques sur les réseaux sociaux et ont reçu des messages de menaces de mort sur leur téléphone portable personnel", a indiqué PHR dans une déclaration datée du 18 août. PHR voit dans cette menace émanant d'un haut responsable de l'appareil sécuritaire rwandais une façon de vouloir "nier ou échapper" aux responsabilités dans les crimes commis dans l'est de la RDC ainsi que dans toute la région des Grands Lacs. Le Dr Mukwege a indiqué fin juillet qu'il faisait l'objet des menaces de mort à cause de ses plaidoyers visant à obtenir justice pour les crimes commis dans l'est de la RDC.

A l'occasion du 20e anniversaire de la "guerre de six jours" à Kisangani (nord-est de la RDC) entre les armées rwandaise et ougandaise, le gynécologue avait plaidé pour l'exhumation d'un rapport oublié de l'ONU - qui reprend les crimes graves commis en RDC - afin de réclamer justice.

"Ces efforts d'intimidation semblent répondre à la condamnation par le Dr Mukwege d'une vague de meurtres récents commis par des groupes armés dans les provinces du Sud-Kivu et de l'Ituri en RDC, et également, en réaction aux appels constants du Dr Mukwege pour la mise en oeuvre des recommandations proposées de longue date par le rapport des Nations unies sur les violations les plus graves des droits humains commises en RDC entre 1993 et 2003 (dit "rapport Maping", ndlr).

Il s'agit notamment de mettre en place des enquêtes et des poursuites pour les atrocités qui ont coûté la vie à des millions de personnes dans la région, dont des violences sexuelles de masse qui ont poussé des milliers de femmes et de filles à rechercher et à recevoir un traitement auprès du Dr Mukwege et de ses collègues de l'hôpital de Panzi", ajoute l'ONG PHR.

L'ambassadeur des Etats-Unis en RDC, Mike Hammer, a qualifié d'"inacceptables" ces menaces qui interviennent alors que les violences s'aggravent dans l'est du pays. "Nous sommes préoccupés par la violence brutale continue qui fait tant de victimes innocentes et aussi par les menaces inacceptables contre @DenisMukwege. Les appels à la responsabilité pour la violence dans l'est de la RDC sont essentiels pour construire une paix durable", a écrit le diplomate américain sur Twitter. L'ambassadeur du Canada à Kinshasa, Nicolas Simard, a abondé dans le même sens, demandant "instamment" aux autorités congolaises "de mettre fin à l'impunité pour garantir une paix durable dans la région". Aux Pays-Bas, l'ancienne ministre de la Coopération au développement, la travailliste Lilianne Ploumen, a appelé la diplomatie néerlandaise à intervenir pour que la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) assure à nouveau une protection au médecin congolais, directeur de l'hôpital de Panzi à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, qui soigne des femmes victimes de violences sexuelles. L'ONG américaine de défense des droits humains Physicians for Human Rights (PHR) a pour sa part expliqué que le général rwandais James Kabarebe, conseiller du président Paul Kagame et ex-ministre de la Défense - qui fut aussi chef d'état-major général de l'armée congolaise à l'arrivée du rebelle Laurent Désiré Kabila au pouvoir à Kinshasa en 1997 avec le soutien de Kigali - a, lors d'une intervention à la télévision d'Etat, proféré des menaces contre le Dr Mukwege."Le Dr Mukwege et sa famille sont devenus la cible d'attaques sur les réseaux sociaux et ont reçu des messages de menaces de mort sur leur téléphone portable personnel", a indiqué PHR dans une déclaration datée du 18 août. PHR voit dans cette menace émanant d'un haut responsable de l'appareil sécuritaire rwandais une façon de vouloir "nier ou échapper" aux responsabilités dans les crimes commis dans l'est de la RDC ainsi que dans toute la région des Grands Lacs. Le Dr Mukwege a indiqué fin juillet qu'il faisait l'objet des menaces de mort à cause de ses plaidoyers visant à obtenir justice pour les crimes commis dans l'est de la RDC. A l'occasion du 20e anniversaire de la "guerre de six jours" à Kisangani (nord-est de la RDC) entre les armées rwandaise et ougandaise, le gynécologue avait plaidé pour l'exhumation d'un rapport oublié de l'ONU - qui reprend les crimes graves commis en RDC - afin de réclamer justice. "Ces efforts d'intimidation semblent répondre à la condamnation par le Dr Mukwege d'une vague de meurtres récents commis par des groupes armés dans les provinces du Sud-Kivu et de l'Ituri en RDC, et également, en réaction aux appels constants du Dr Mukwege pour la mise en oeuvre des recommandations proposées de longue date par le rapport des Nations unies sur les violations les plus graves des droits humains commises en RDC entre 1993 et 2003 (dit "rapport Maping", ndlr). Il s'agit notamment de mettre en place des enquêtes et des poursuites pour les atrocités qui ont coûté la vie à des millions de personnes dans la région, dont des violences sexuelles de masse qui ont poussé des milliers de femmes et de filles à rechercher et à recevoir un traitement auprès du Dr Mukwege et de ses collègues de l'hôpital de Panzi", ajoute l'ONG PHR.