La baisse du taux de fécondité et l'allongement de l'espérance de vie ont contribué à une tendance globale au vieillissement de la population mondiale. Pour la première fois dans l'histoire, en 2018, les personnes de plus de 64 ans étaient plus nombreuses que les enfants de 5 ans et moins, relate le Business Insider sur base des chiffres de la Banque mondiale. L'institution enregistre le pourcentage de différentes tranches d'âge de la population à travers le monde, dans chaque nation et/ou région administrative.
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La baisse du taux de fécondité et l'allongement de l'espérance de vie ont contribué à une tendance globale au vieillissement de la population mondiale. Pour la première fois dans l'histoire, en 2018, les personnes de plus de 64 ans étaient plus nombreuses que les enfants de 5 ans et moins, relate le Business Insider sur base des chiffres de la Banque mondiale. L'institution enregistre le pourcentage de différentes tranches d'âge de la population à travers le monde, dans chaque nation et/ou région administrative. Bien que l'amélioration dans le domaine de la médecine (vaccins, antibiotiques, technologie médicale...) soit un facteur important de cette évolution, on peut également citer la diminution de l'intérêt pour les familles nombreuses comme une autre raison principale. Si ce phénomène dépasse les frontières, certains pays et régions administratives sont plus concernés. Si l'on se penche sur le pourcentage de la population de chaque pays âgée de moins de 15 ans, les endroits où la population d'enfants est la plus faible au monde se trouvent majoritairement dans les pays d'Europe, d'Amérique du Nord et une partie de l'Asie. Ainsi, les pays de l'Union européenne ont une moyenne de 15,39%. Un taux qui est en constante baisse dans la région, où il était de presque 26% dans les années 1960. Dans le top 5 des pays et régions comptant le moins d'enfants dans leur population, on retrouve ainsi : Hong Kong (11,91%), le Japon (12,84%), l'Allemagne (13,07%), la Corée du Sud (13,35%) et le Portugal (13,40%). En Belgique, le taux de population entre 0 et 15 ans est d'environ 17%. Malgré cette tendance, suffisamment marquée pour impacter la moyenne mondiale, certaines nations sont encore "disproportionnellement jeunes", les enfants (moins de 15 ans) y représentant parfois jusqu'à 50% de la population. D'après les observations des Nations Unies, un nombre disproportionné de jeunes sont généralement le fait de pays en développement en raison de la pauvreté, des taux élevés de mortalité infantile et du manque d'infrastructures ou de ressources médicales. Si l'on se penche sur les données de la Banque mondiale, les pays qui comptent le plus d'enfants de moins de 15 ans parmi leur population sont principalement des pays d'Afrique. Dans le top 5, on retrouve : le Niger (50,12%), le Mali (47,53%), l'Ouganda (47,41%), le Tchad (46,86%) et l'Angola (46,62%).Selon les Nations Unies, il y a actuellement plus de personnes âgées dans le monde que de jeunes enfants. En 2018, on dénombrait environ 705 millions de personnes de plus de 65 ans sur la planète, tandis que les 0-4 ans en comptent environ 680 millions. Les tendances actuelles indiquent une disparité croissante entre les plus âgés et les plus jeunes d'ici 2050. On estime qu'il y aura plus de deux personnes de plus de 65 ans pour chaque personne de 0 à 4 ans d'ici là.Cet écart grandissant symbolise une tendance que les démographes suivent depuis des décennies : dans la plupart des pays, nous vivons tous plus longtemps et nous ne faisons pas suffisamment d'enfants pour compenser cette tendance. Avec quelles conséquences ? "Il y aura très peu d'enfants et beaucoup de gens de plus de 65 ans, ce qui rend très difficile la survie de la société mondiale", explique Christopher Murray, directeur de l'Institute for Health Metrics and Evaluation de l'Université de Washington, cité par la BBC. "Pensez à toutes les conséquences sociales et économiques profondes pour une société qui compte plus de grands-parents que de petits-enfants", ajoute-t-il.En 1960, le taux de fécondité dans le monde était de près de cinq enfants par femme, selon la Banque mondiale. Près de 60 ans plus tard, il n'est plus que de 2,4. Pour les démographes, 2,1 est le nombre magique. C'est le taux de fécondité qui est nécessaire pour que les populations se renouvellent. Cependant, les données les plus récentes de l'ONU montrent que seulement un peu plus de la moitié des pays du monde procréent à ce rythme. Dans le même temps, les progrès socio-économiques et médicaux ont fait grimper l'espérance de vie. En 1960, les gens vivaient en moyenne un peu plus de 52 ans ; en 2017, l'espérance de vie moyenne était de 72 ans. Cela signifie que nous vivons tous plus longtemps et exigeons de plus en plus de ressources à mesure que nous vieillissons, ce qui accroît la pression dans des domaines comme les pensions et les systèmes de soins de santé, mais aussi du travail.