Outre leur salaire brut de 8484 euros, les membres du Parlement européen, dont 21 Belges, perçoivent tous les mois une indemnité de frais forfaitaire de 4342 euros. En tout, cela revient à 39 millions d'euros. Cependant, nul ne sait où va cet argent : personne ne vérifie si l'argent est dépensé correctement, et les parlementaires ne doivent pas fournir de preuves de leurs frais.

The MEPs Projet - une coopération internationale de 48 journalistes de Knack, NOS, Stern, Newsweek Poland et 24 autres médias - a vérifié les dépenses des 748 parlementaires européens. Les journalistes ont découvert que trois parlementaires européens belges louent des bureaux à leur propre parti politique : Kathleen Van Brempt (sp.a); Marie Arena (PS) et Philippe Lamberts (Ecolo). Ivo Belet (CD&V) a d'abord confirmé par e-mail à Knack qu'il se louait un bureau chez lui, mais revient sur ses dires après la publication de cet article et déclare qu'il s'agit d'un malentendu: par contre, il utilise les indemnités de frais pour son matériel de bureau et son aménagement, "mais non pour louer à lui-même". Pour des raisons de sécurité, Gerolf Annemans (Vlaams Belang) refuse de révéler les adresses de ses deux bureaux. Pour un de ces deux bureaux, il paie 3000 euros de loyer par mois - selon les informations que nous avons pu consulter, c'est le loyer le plus élevé de tous les parlementaires européens.

Nous avons demandé à 667 parlementaires européens de publier leurs notes de frais pour étayer leurs dépenses. Seuls 53 d'entre eux étaient prêts à le faire. Parmi eux, aucun Belge. Notre enquête révèle également qu'aucun Belge n'a jamais remboursé la partie non utilisée de ses indemnités de frais.

En 2015, The MEPs Project a demandé de consulter toutes les notes de frais sur base de la Loi relative à la publicité de l'administration. Le Parlement européen a refusé de publier les documents sur base de la protection des données personnelles et une charge de travail supposée excessive. Du coup, les journalistes ont porté plainte à la Cour européenne de Justice en novembre 2015. Le procès est en cours.

À l'origine, cet article affirmait qu'Ivo Belet se louait un bureau à lui-même. Ce passage a été adapté.

Outre leur salaire brut de 8484 euros, les membres du Parlement européen, dont 21 Belges, perçoivent tous les mois une indemnité de frais forfaitaire de 4342 euros. En tout, cela revient à 39 millions d'euros. Cependant, nul ne sait où va cet argent : personne ne vérifie si l'argent est dépensé correctement, et les parlementaires ne doivent pas fournir de preuves de leurs frais.The MEPs Projet - une coopération internationale de 48 journalistes de Knack, NOS, Stern, Newsweek Poland et 24 autres médias - a vérifié les dépenses des 748 parlementaires européens. Les journalistes ont découvert que trois parlementaires européens belges louent des bureaux à leur propre parti politique : Kathleen Van Brempt (sp.a); Marie Arena (PS) et Philippe Lamberts (Ecolo). Ivo Belet (CD&V) a d'abord confirmé par e-mail à Knack qu'il se louait un bureau chez lui, mais revient sur ses dires après la publication de cet article et déclare qu'il s'agit d'un malentendu: par contre, il utilise les indemnités de frais pour son matériel de bureau et son aménagement, "mais non pour louer à lui-même". Pour des raisons de sécurité, Gerolf Annemans (Vlaams Belang) refuse de révéler les adresses de ses deux bureaux. Pour un de ces deux bureaux, il paie 3000 euros de loyer par mois - selon les informations que nous avons pu consulter, c'est le loyer le plus élevé de tous les parlementaires européens. Nous avons demandé à 667 parlementaires européens de publier leurs notes de frais pour étayer leurs dépenses. Seuls 53 d'entre eux étaient prêts à le faire. Parmi eux, aucun Belge. Notre enquête révèle également qu'aucun Belge n'a jamais remboursé la partie non utilisée de ses indemnités de frais. En 2015, The MEPs Project a demandé de consulter toutes les notes de frais sur base de la Loi relative à la publicité de l'administration. Le Parlement européen a refusé de publier les documents sur base de la protection des données personnelles et une charge de travail supposée excessive. Du coup, les journalistes ont porté plainte à la Cour européenne de Justice en novembre 2015. Le procès est en cours.