Le texte sera débattu mardi lors d'une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme (CDH), qui se tient à la demande du Pakistan, en tant que coordinateur de l'OCI sur les droits humains et les questions humanitaires, et de l'Afghanistan, avec le soutien de plusieurs dizaines de pays, dont la France et les Etats-Unis.

"Notre objectif collectif et individuel doit être d'empêcher la perte de vies innocentes, de fournir une aide humanitaire à ceux qui en ont besoin et d'accélérer le processus de réconciliation et de règlement" politique, a déclaré lundi l'ambassadeur pakistanais, Khalil Hashmi, lors de la réunion d'organisation de la session.

Le CDH organise trois sessions ordinaires par an, mais si un tiers des Etats membres en fait la demande, il peut décider à tout moment de tenir une session extraordinaire. Mardi, les pays examineront les "inquiétudes sérieuses concernant les droits de l'Homme en Afghanistan".

Depuis leur prise du pouvoir le 15 août, les talibans tentent de convaincre la population qu'ils ont changé et que leur régime sera moins brutal que le précédent, entre 1996 et 2001. Mais cela n'endigue pas le flot de ceux qui ne croient pas en leurs promesses et veulent à tout prix partir.

A Kaboul, des milliers de personnes se massent autour de l'aéroport en espérant pouvoir quitter leur pays à bord des avions affrétés par les Occidentaux.

Le projet de résolution affirme son "soutien aux efforts en cours, visant à un règlement politique inclusif et durable et à la réconciliation nationale en Afghanistan; et appelle également à un processus de paix et de réconciliation inclusif et significatif qui respecte les droits humains et les libertés fondamentales".

Il souligne aussi "la nécessité de mener une enquête rapide et transparente" sur les informations faisant état de violations des droits humains et du droit humanitaire "et de demander des comptes aux responsables".

Enfin, le texte demande à la Haute-Commissaire aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, de présenter un rapport, lors de la 49e session du CDH (en février-mars 2022), et d'organiser un débat sur la situation des droits humains en Afghanistan.

Le projet de résolution ne demande toutefois pas à l'ONU de créer une enquête internationale, composée d'experts internationaux, comme il en existe pour la Birmanie et le Venezuela. C'est pourtant ce qu'avaient réclamé des ONG, dont Human Rights Watch.

Certains pays ont estimé qu'une telle enquête aurait pu déplaire à certains et compromettre l'accès humanitaire en Afghanistan, ont indiqué à l'AFP plusieurs sources.

Patricia Gossman, directrice associée de HRW en Asie, a qualifié le projet de résolution de "réponse la plus faible possible".

"Pour les défenseurs afghans des droits humains et les militants des droits des femmes, qui assistent avec horreur à l'effondrement de l'Etat de droit autour d'eux, le projet de résolution est davantage une insulte qu'une réponse", a-t-elle commenté.

Le texte sera débattu mardi lors d'une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme (CDH), qui se tient à la demande du Pakistan, en tant que coordinateur de l'OCI sur les droits humains et les questions humanitaires, et de l'Afghanistan, avec le soutien de plusieurs dizaines de pays, dont la France et les Etats-Unis."Notre objectif collectif et individuel doit être d'empêcher la perte de vies innocentes, de fournir une aide humanitaire à ceux qui en ont besoin et d'accélérer le processus de réconciliation et de règlement" politique, a déclaré lundi l'ambassadeur pakistanais, Khalil Hashmi, lors de la réunion d'organisation de la session.Le CDH organise trois sessions ordinaires par an, mais si un tiers des Etats membres en fait la demande, il peut décider à tout moment de tenir une session extraordinaire. Mardi, les pays examineront les "inquiétudes sérieuses concernant les droits de l'Homme en Afghanistan".Depuis leur prise du pouvoir le 15 août, les talibans tentent de convaincre la population qu'ils ont changé et que leur régime sera moins brutal que le précédent, entre 1996 et 2001. Mais cela n'endigue pas le flot de ceux qui ne croient pas en leurs promesses et veulent à tout prix partir.A Kaboul, des milliers de personnes se massent autour de l'aéroport en espérant pouvoir quitter leur pays à bord des avions affrétés par les Occidentaux. Le projet de résolution affirme son "soutien aux efforts en cours, visant à un règlement politique inclusif et durable et à la réconciliation nationale en Afghanistan; et appelle également à un processus de paix et de réconciliation inclusif et significatif qui respecte les droits humains et les libertés fondamentales".Il souligne aussi "la nécessité de mener une enquête rapide et transparente" sur les informations faisant état de violations des droits humains et du droit humanitaire "et de demander des comptes aux responsables".Enfin, le texte demande à la Haute-Commissaire aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, de présenter un rapport, lors de la 49e session du CDH (en février-mars 2022), et d'organiser un débat sur la situation des droits humains en Afghanistan.Le projet de résolution ne demande toutefois pas à l'ONU de créer une enquête internationale, composée d'experts internationaux, comme il en existe pour la Birmanie et le Venezuela. C'est pourtant ce qu'avaient réclamé des ONG, dont Human Rights Watch.Certains pays ont estimé qu'une telle enquête aurait pu déplaire à certains et compromettre l'accès humanitaire en Afghanistan, ont indiqué à l'AFP plusieurs sources.Patricia Gossman, directrice associée de HRW en Asie, a qualifié le projet de résolution de "réponse la plus faible possible"."Pour les défenseurs afghans des droits humains et les militants des droits des femmes, qui assistent avec horreur à l'effondrement de l'Etat de droit autour d'eux, le projet de résolution est davantage une insulte qu'une réponse", a-t-elle commenté.