La présidente de la 32e chambre correctionnelle, Christine Mée, poursuivait la lecture de son jugement avant de prononcer les peines à l'encontre de l'ex-chef de l'Etat, de son avocat historique Thierry Herzog et de l'ancien haut magistrat Gilbert Azibert, eux aussi reconnus coupables.

Après ce "jugement extrêmement sévère" et "totalement infondé et injustifié", Nicolas Sarkozy "est calme mais déterminé à poursuivre la démonstration de son innocence", a assuré Me Laffont.

Quelle est l'origine de l'affaire ?

L'affaire des "écoutes" remonte à 2014. A cette époque, l'usage de WhatsApp et autres messageries cryptées était peu répandu, a mis en avant l'ancien chef de l'Etat.

Dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007 - qui lui a valu depuis une quadruple mise en examen -, les juges découvrent alors que Nicolas Sarkozy utilise une ligne téléphonique secrète, ouverte sous l'alias de "Paul Bismuth", pour communiquer avec son avocat Thierry Herzog.

Une dizaine de leurs conversations ont été retranscrites. Elles prouvent selon l'accusation qu'un "pacte de corruption" a été conclu entre Nicolas Sarkozy, son avocat et un ancien haut magistrat, Gilbert Azibert.

Pour le ministère public, Gilbert Azibert a transmis, via Thierry Herzog, des informations couvertes par le secret et tenté d'influer sur un pourvoi en cassation formé par Nicolas Sarkozy dans le cadre d'une procédure concernant la saisie des agendas de ce-dernier en marge de l'affaire Bettencourt. En échange, ce dernier a accepté d'appuyer la candidature du magistrat pour un poste de prestige à Monaco.

Devant le tribunal, ses avocats avaient fait valoir qu'in fine, Nicolas Sarkozy n'avait pas eu gain de cause devant la Cour de cassation et que Gilbert Azibert n'avait jamais eu de poste à Monaco. Selon la loi, il n'est cependant pas nécessaire que la contrepartie ait été obtenue, ni que l'influence soit réelle, pour caractériser les délits de corruption et de trafic d'influence.

Une première dans l'Histoire de France

C'est la première fois qu'une peine de prison ferme est requise contre un ancien président sous la Ve République. "Avant Nicolas Sarkozy, seul un autre chef de l'Etat, Jacques Chirac, a été jugé et condamné, dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris en 2011, à deux ans de prison avec sursis", explique notamment Le Monde.

La présidente de la 32e chambre correctionnelle, Christine Mée, poursuivait la lecture de son jugement avant de prononcer les peines à l'encontre de l'ex-chef de l'Etat, de son avocat historique Thierry Herzog et de l'ancien haut magistrat Gilbert Azibert, eux aussi reconnus coupables.Après ce "jugement extrêmement sévère" et "totalement infondé et injustifié", Nicolas Sarkozy "est calme mais déterminé à poursuivre la démonstration de son innocence", a assuré Me Laffont. L'affaire des "écoutes" remonte à 2014. A cette époque, l'usage de WhatsApp et autres messageries cryptées était peu répandu, a mis en avant l'ancien chef de l'Etat.Dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007 - qui lui a valu depuis une quadruple mise en examen -, les juges découvrent alors que Nicolas Sarkozy utilise une ligne téléphonique secrète, ouverte sous l'alias de "Paul Bismuth", pour communiquer avec son avocat Thierry Herzog.Une dizaine de leurs conversations ont été retranscrites. Elles prouvent selon l'accusation qu'un "pacte de corruption" a été conclu entre Nicolas Sarkozy, son avocat et un ancien haut magistrat, Gilbert Azibert. Pour le ministère public, Gilbert Azibert a transmis, via Thierry Herzog, des informations couvertes par le secret et tenté d'influer sur un pourvoi en cassation formé par Nicolas Sarkozy dans le cadre d'une procédure concernant la saisie des agendas de ce-dernier en marge de l'affaire Bettencourt. En échange, ce dernier a accepté d'appuyer la candidature du magistrat pour un poste de prestige à Monaco.Devant le tribunal, ses avocats avaient fait valoir qu'in fine, Nicolas Sarkozy n'avait pas eu gain de cause devant la Cour de cassation et que Gilbert Azibert n'avait jamais eu de poste à Monaco. Selon la loi, il n'est cependant pas nécessaire que la contrepartie ait été obtenue, ni que l'influence soit réelle, pour caractériser les délits de corruption et de trafic d'influence.C'est la première fois qu'une peine de prison ferme est requise contre un ancien président sous la Ve République. "Avant Nicolas Sarkozy, seul un autre chef de l'Etat, Jacques Chirac, a été jugé et condamné, dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris en 2011, à deux ans de prison avec sursis", explique notamment Le Monde.