Benoit Hamon peut-il encore résister longtemps ? Lui qui espère "faire battre le coeur de la France", peine déjà à faire battre le coeur d'un Parti socialiste en pleine crise existentielle. Pris en étau entre Jean-Luc Mélenchon, dont la campagne s'est accélérée après le "Grand Débat" sur TF1, et Emmanuel Macron, le député des Yvelines est entré dans une nouvelle phase stratégique. Fini de jouer l'unique carte du rassemblement, maintenant tous les coups sont permis.

Les socialistes avec Macron

C'est ce que l'on peut appeler un retour de boomerang. En s'imposant à la primaire du PS et de ses alliés, Benoit Hamon pensait obtenir la légitimité en tant que candidat à la présidentielle au sein de son parti. Mais le frondeur de la fin de quinquennat de François Hollande, autrefois signataire d'une motion de censure à l'égard du gouvernement de Manuel Valls, se retrouve aujourd'hui en position de frondé.

Certains n'hésitent d'ailleurs plus à afficher publiquement leur soutien à Emmanuel Macron, comme le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. La fracture entre l'aile gauche et l'aile droite du Parti socialiste est nette, et les défections se succèdent. Selon certains observateurs, même le président aurait tourné le dos à son camp en oeuvrant en coulisse pour son ancien protégé.

Benoit Hamon a réagi en qualifiant ces trahisons de "coups de couteau le dos" plantés par "tous ces vieux caciques qui se réunissent autour d'un seul et unique candidat, celui qui leur permettra de gouverner encore cinq ans de plus".

Mélenchon décolle, Hamon change de stratégie

Si la campagne du candidat socialiste bat de l'aile, celle de Jean-Luc Mélenchon est entrée dans une nouvelle dynamique. Après sa prestation remarquée lors du premier "Grand Débat" télévisé diffusé sur TF1, le candidat de la France insoumise a pris pour la première fois les rênes de la gauche dans les sondages en dépassant Benoit Hamon de 3 %. De quoi le laisser rêver d'une possible troisième place si les affaires de François Fillon font flancher le Républicain dans la dernière ligne droite.

Face à ce nouveau coup dur, l'ex-ministre de l'Éducation a procédé à un "revirement à 180 °" dans son discours. Invité au JT de France 2, M. Hamon a mis fin au pacte de non-agression conclu entre les deux candidats de gauche en attaquant Jean-Luc Mélenchon sur sa "fascination" pour Vladimir Poutine.

Hamon - Mélenchon : une union qui "s'impose" ?

Interrogé samedi sur France Inter quant à une possible alliance de la gauche, Vincent Peillon, l'un des conseillers politiques du candidat socialiste, a affirmé qu'elle allait "s'imposer" au fil de la campagne. Il faut dire que ni M. Mélenchon ni M. Hamon ne semblent en mesure d'accéder au second tour seul. Si l'on additionne leurs intentions de vote dans les derniers sondages, les deux candidats arrivent péniblement aux 25-26 % crédités à Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

De son côté, Benoit Hamon continue d'affirmer qu'il ira "jusqu'au bout" quoiqu'il advienne et balaye toute idée de retrait. De quoi décourager les centaines de manifestants qui ont plaidé pour une candidature unique, ce week-end à Paris.

Benoit Hamon peut-il encore résister longtemps ? Lui qui espère "faire battre le coeur de la France", peine déjà à faire battre le coeur d'un Parti socialiste en pleine crise existentielle. Pris en étau entre Jean-Luc Mélenchon, dont la campagne s'est accélérée après le "Grand Débat" sur TF1, et Emmanuel Macron, le député des Yvelines est entré dans une nouvelle phase stratégique. Fini de jouer l'unique carte du rassemblement, maintenant tous les coups sont permis.Les socialistes avec MacronC'est ce que l'on peut appeler un retour de boomerang. En s'imposant à la primaire du PS et de ses alliés, Benoit Hamon pensait obtenir la légitimité en tant que candidat à la présidentielle au sein de son parti. Mais le frondeur de la fin de quinquennat de François Hollande, autrefois signataire d'une motion de censure à l'égard du gouvernement de Manuel Valls, se retrouve aujourd'hui en position de frondé.Certains n'hésitent d'ailleurs plus à afficher publiquement leur soutien à Emmanuel Macron, comme le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. La fracture entre l'aile gauche et l'aile droite du Parti socialiste est nette, et les défections se succèdent. Selon certains observateurs, même le président aurait tourné le dos à son camp en oeuvrant en coulisse pour son ancien protégé.Benoit Hamon a réagi en qualifiant ces trahisons de "coups de couteau le dos" plantés par "tous ces vieux caciques qui se réunissent autour d'un seul et unique candidat, celui qui leur permettra de gouverner encore cinq ans de plus".Mélenchon décolle, Hamon change de stratégieSi la campagne du candidat socialiste bat de l'aile, celle de Jean-Luc Mélenchon est entrée dans une nouvelle dynamique. Après sa prestation remarquée lors du premier "Grand Débat" télévisé diffusé sur TF1, le candidat de la France insoumise a pris pour la première fois les rênes de la gauche dans les sondages en dépassant Benoit Hamon de 3 %. De quoi le laisser rêver d'une possible troisième place si les affaires de François Fillon font flancher le Républicain dans la dernière ligne droite.Face à ce nouveau coup dur, l'ex-ministre de l'Éducation a procédé à un "revirement à 180 °" dans son discours. Invité au JT de France 2, M. Hamon a mis fin au pacte de non-agression conclu entre les deux candidats de gauche en attaquant Jean-Luc Mélenchon sur sa "fascination" pour Vladimir Poutine.Hamon - Mélenchon : une union qui "s'impose" ?Interrogé samedi sur France Inter quant à une possible alliance de la gauche, Vincent Peillon, l'un des conseillers politiques du candidat socialiste, a affirmé qu'elle allait "s'imposer" au fil de la campagne. Il faut dire que ni M. Mélenchon ni M. Hamon ne semblent en mesure d'accéder au second tour seul. Si l'on additionne leurs intentions de vote dans les derniers sondages, les deux candidats arrivent péniblement aux 25-26 % crédités à Marine Le Pen et Emmanuel Macron.De son côté, Benoit Hamon continue d'affirmer qu'il ira "jusqu'au bout" quoiqu'il advienne et balaye toute idée de retrait. De quoi décourager les centaines de manifestants qui ont plaidé pour une candidature unique, ce week-end à Paris.