Deux fois par semaine, le Conseil constitutionnel français fait le point sur les parrainages validés des candidats potentiels à l'élection présidentielle. Si pour certains ce n'est qu'une formalité, pour d'autres c'est une véritable course contre-la-montre. Après le comptage de ce 7 mars, ils sont désormais cinq à avoir atteint les "fameux" 500 parrainages (voir infographie). Parmi les candidats les plus probables, on peut également noter Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon qui n'ont pas encore atteint le nombre requis de signatures. Mais est-ce la seule condition pour pouvoir se présenter ?
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Deux fois par semaine, le Conseil constitutionnel français fait le point sur les parrainages validés des candidats potentiels à l'élection présidentielle. Si pour certains ce n'est qu'une formalité, pour d'autres c'est une véritable course contre-la-montre. Après le comptage de ce 7 mars, ils sont désormais cinq à avoir atteint les "fameux" 500 parrainages (voir infographie). Parmi les candidats les plus probables, on peut également noter Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon qui n'ont pas encore atteint le nombre requis de signatures. Mais est-ce la seule condition pour pouvoir se présenter ?En plus des conditions évidentes (être Français, éligible, majeur,...), les candidats potentiels doivent réunir plusieurs critères pour pouvoir effectivement se présenter. Les parrainages - officiellement "présentations" - en font partie depuis l'instauration du suffrage universel direct pour l'élection présidentielle française. Ils ont été mis en place pour éviter notamment les candidatures farfelues et des nombres incohérents de candidats. De 100 parrainages requis au départ, il en faut désormais 500 - depuis 1976 - pour essayer de freiner le nombre croissant de candidats. Donc 500 signatures et c'est tout ? Pas exactement. La règle est un peu plus complexe que cela, comme le rappelle le Conseil constitutionnel sur son site Internet : "l'obtention nécessaire de 500 parrainages ne suffit pas pour qualifier un candidat à concourir. Deux conditions supplémentaires sont prévues par la loi : il faut que ces 500 parrainages proviennent d'au moins 30 départements ou collectivités d'outre-mer différents, et qu'un même département ou une même collectivité d'outre-mer ne fournisse pas plus de 10 % du total (soit pas plus de 50 "signatures")." Le but de cette règle est qu'un candidat ne soit pas plébiscité uniquement par une même région et ainsi "éviter la nomination d'un candidat défendant des intérêts purement locaux", explique le site des Echos. Pour l'instant aucun des candidats qui ont déjà dépassé la barre des 500 signatures ne se trouve dans cette situation, précise Slate.La date limite de dépôt des parrainages est le 17 mars. Le Conseil constitutionnel publiera quelques jours plus tard - aux alentours du 20 mars - la liste officielle des candidats à la présidence de la République, qui seront soumis au scrutin le 23 avril prochain (premier tour). Pas moins de 40.000 élus français (parlementaires, députés, maires...) peuvent apporter leur parrainage à un candidat, bien que seulement 16.900 l'ont fait en 2007. Ils parrainent la personne de leur choix, même si celle-ci n'a pas l'intention de se présenter. On peut pointer le cas d'Alain Juppé par exemple, qui a réaffirmé début de cette semaine qu'il ne se présenterait pas à l'élection. Pourtant, il totalise déjà 242 parrainages. Est-il contraint de participer à la course à l'Elysée s'il remplit les conditions ? Absolument pas ! Le Conseil constitutionnel précise d'ailleurs qu'un candidat "ne peut être désigné contre son gré, même s'il a reçu le nombre suffisant de parrainages ".La candidature ne s'officialise qu'après une lettre de consentement adressée au Conseil. A cela s'ajoutent également deux autres formalités, ajoute Le Parisien : le dépôt d'une déclaration de patrimoine auprès du Conseil constitutionnel et le dépôt d'un compte de campagne auprès de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.