L'indice de fécondité global, qui a baissé de 3,2 naissances par femme en 1990 à 2,5 en 2019, devrait encore diminuer pour s'établir à 2,2 en 2050.

Selon l'UCLouvain, le rapport livre d'autres renseignements. Notamment le fait que la population mondiale continue de croître et atteindra 10,9 milliards d'habitants en 2100, même si elle croît à un rythme continuellement en baisse depuis 1950. Par ailleurs, plus de la moitié de la croissance démographique prévue dans les 30 prochaines années sera concentrée sur neuf pays seulement: Inde, Nigeria, Pakistan, République démocratique du Congo, Ethiopie, Tanzanie, Indonésie, Egypte et Etats-Unis.

Les analystes onusiens s'attendent, en outre, à un doublement de la population âgée de 65 ans ou plus d'ici 2050, ce qui est sans précédent, avancent encore les équipes louvanistes.

Mais tandis que l'augmentation de la longévité se poursuit, des disparités importantes en termes de survie persistent d'un pays à l'autre. Un écart de plus de 7 ans d'espérance de vie sépare les pays les moins avancés de la moyenne mondiale. Cette dernière devrait s'établir à 77,1 ans en 2050 contre 72,6 ans en 2019, indique le rapport. En 1990, cette espérance de vie était de 64,2 ans.

Enfin, le rapport souligne encore l'impact des migrations, devenues un facteur déterminant de l'accroissement et des changements démographiques dans certaines régions du monde. Un afflux de migrants devrait être constaté cette décennie au Belarus, en Estonie, Allemagne, Hongrie, Italie, au Japon, en Russie, Serbie et en Ukraine.