Alors que la presse italienne évoque régulièrement des soupçons de financements russes de la Ligue de M. Salvini, M. Poutine a parlé dans cet entretien écrit avec le Corriere della Sera d'"un accord de coopération" entre son parti Russie unie et la Ligue.

"Salvini a une attitude chaleureuse envers notre pays, il connaît bien la réalité russe. Nous nous sommes rencontrés en 2014 à Milan", a rappelé le président russe.

A cette époque, l'actuel homme fort du gouvernement italien n'était encore que le nouveau leader d'un petit parti en pleine renaissance après une série de scandales. Mais il était, et il reste, un fervent défenseur de la levée des sanctions imposées par l'Union européenne après l'annexion de la Crimée.

"Depuis lors, de ce que j'en sais, M. Salvini et des représentants de son parti maintiennent des contacts avec les collègues russes intéressés au développement de la coopération avec leurs partenaires italiens", a ajouté M. Poutine.

Mais c'est sur Silvio Berlusconi, l'ancien chef du gouvernement que M. Salvini a doublé par sa droite, que se porte encore l'affection du président russe.

"Nous sommes liés par une amitié qui remonte à plusieurs années. Silvio est un homme politique de stature mondiale, un vrai leader qui défend avec force les intérêts de son pays dans l'arène internationale", a-t-il assuré.

"Nous ne pouvons pas nous voir souvent mais quand l'occasion se présente, il ne prend jamais la liberté de discuter de politique intérieure. Et moi non plus", a ajouté M. Poutine, qui a tenu à insérer une rencontre informelle avec son grand ami dans le programme très chargé de sa journée romaine.