Au vain jeu des exigences réciproques, les Etats-Unis mènent face à l'Iran par 12 à 7. Après son fracassant retrait du compromis nucléaire de Vienne (Autriche), Washington a posé le 21 mai dernier, par la voix du secrétaire d'Etat Mike Pompeo, douze conditions - évidemment inacceptables - à la très hypothétique conclusion d'un nouvel accord ; et ce deux jours avant que l'ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique, assène à son tour un diktat en sept points - tout aussi irrecevables - aux partenaires européens de Téhéran. De telles passes d'armes rhétoriques ne sauraient masquer la cruelle réalité : voué à garantir la nature strictement civile du programme atomique d...