Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a réclamé une "enquête approfondie" sur cette catastrophe aérienne, la plus meurtrière impliquant des Canadiens depuis l'attentat contre un Boeing 747 d'Air India en 1985, dans lequel 268 Canadiens avaient trouvé la mort.

"Les Canadiens ont des questions à poser, et ils méritent d'obtenir des réponses", a-t-il martelé lors d'une conférence de presse.

Les Etats-Unis ont de leur côté appelé à la "pleine coopération avec toute enquête sur les causes." Un avertissement à peine voilé à Téhéran, qui a dit refuser de donner les boîtes noires au constructeur américain de l'appareil, Boeing.

La catastrophe du 737 de la compagnie privée Ukraine International Airlines (UIA) intervient en effet sur fond de graves tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, et peu après le tir de missiles par Téhéran visant les troupes américaines en Irak. Rien n'indique cependant que ces événements sont liés et le président ukrainien Volodymyr Zelensky a mis en garde contre toute "spéculation".

Le vol PS752 d'UIA avait décollé à 06H10 locales de l'aéroport Imam Khomeiny de Téhéran en direction de l'aéroport Boryspil de Kiev, disparaissant des radars deux minutes après.

Il s'est écrasé peu après le décollage sur des terres agricoles à environ 45 km au nord-ouest de l'aéroport, selon des médias iraniens.

Des images amateurs diffusées par les médias d'Etat iraniens montrent l'avion en flammes perdre de l'altitude puis exploser à son impact au sol. Un expert aéronautique et professeur à l'Université de Tampere en Finlande, Stephen Wright, a dit à l'AFP douter que l'avion ait été abattu.

Le deuil après le choc

Selon la diplomatie ukrainienne, se trouvaient à bord du Boeing 82 Iraniens, 63 Canadiens, dix Suédois, quatre Afghans et trois Britanniques. Onze autres étaient Ukrainiens, dont les neuf membres d'équipage.

Au Canada, qui accueille une importante diaspora iranienne, une trentaine des victimes venaient de la région d'Edmonton (ouest). "Nous avons perdu environ 1% de notre communauté sur ce vol", s'est désolé un membre de la communauté iranienne locale.

"Tout le monde est choqué", a dit Kavoss H. Zadeh, un habitant de "Little Tehran", un quartier de Toronto.

Parmi les victimes, se trouvaient "un couple de jeunes mariés, une famille de quatre personnes, une mère et ses deux filles, des étudiants brillants, des universitaires dévoués", a déclaré Justin Trudeau.

A l'aéroport de Kiev Boryspil, en Ukraine, des dizaines de personnes rendaient un dernier hommage aux membres de l'équipage tués dans le crash, devant leurs photos alignées derrière des bougies sur des bureaux couverts de fleurs.

"Je les connaissais tous", confie, la voie rauque, Artem, un pilote de la même compagnie, qui affirme les avoir vus avant leur départ pour Téhéran. "Ils étaient très inquiets, avaient un mauvais pressentiment", assure le jeune homme.

Selon la liste des passagers du vol, au moins 25 d'entre eux avaient moins de 18 ans. Treize personnes étaient des étudiants de l'université Sharif de Téhéran, une des plus prestigieuses du pays, selon l'agence d'information semi-officielle Isna.

Des images du site du drame montrent des secouristes fouiller un terrain vague où sont éparpillés des débris. Des sauveteurs transportent des sacs mortuaires, d'autres rassemblant des affaires personnelles de passagers.

L'avion a fait demi-tour après un "problème"

Le Boeing 737 d'Ukraine International Airlines qui s'est écrasé mercredi à Téhéran avait fait demi-tour après un "problème", a indiqué l'Organisation de l'aviation civile iranienne (CAO).

"L'avion a disparu des écrans radars au moment même où il atteignait une altitude 8.000 pieds [environ 2.400 mètres]. Le pilote n'a transmis aucun message radio concernant des circonstances inhabituelles", a précisé la CAO dans son premier rapport d'enquête préliminaire publié sur son site internet dans la nuit de mercredi à jeudi.

"Selon des témoins oculaires [...] un incendie a été observé dans l'avion et a gagné en intensité", indique le texte.

"L'avion, qui se dirigeait initialement vers l'ouest pour sortir de la zone [aérienne] de l'aéroport, a tourné à droite à la suite du problème et était sur le chemin du retour à l'aéroport au moment du crash", dans lequel les 176 passagers et membres d'équipage ont péri, ajoute la CAO.

L'Organisation laisse entendre que parmi les témoins de l'incendie figurent des personnes au sol et d'autres à bord d'un appareil qui se serait trouvé au-dessus du Boeing au moment du début de drame.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a réclamé une "enquête approfondie" sur cette catastrophe aérienne, la plus meurtrière impliquant des Canadiens depuis l'attentat contre un Boeing 747 d'Air India en 1985, dans lequel 268 Canadiens avaient trouvé la mort."Les Canadiens ont des questions à poser, et ils méritent d'obtenir des réponses", a-t-il martelé lors d'une conférence de presse.Les Etats-Unis ont de leur côté appelé à la "pleine coopération avec toute enquête sur les causes." Un avertissement à peine voilé à Téhéran, qui a dit refuser de donner les boîtes noires au constructeur américain de l'appareil, Boeing.La catastrophe du 737 de la compagnie privée Ukraine International Airlines (UIA) intervient en effet sur fond de graves tensions entre l'Iran et les Etats-Unis, et peu après le tir de missiles par Téhéran visant les troupes américaines en Irak. Rien n'indique cependant que ces événements sont liés et le président ukrainien Volodymyr Zelensky a mis en garde contre toute "spéculation".Le vol PS752 d'UIA avait décollé à 06H10 locales de l'aéroport Imam Khomeiny de Téhéran en direction de l'aéroport Boryspil de Kiev, disparaissant des radars deux minutes après.Il s'est écrasé peu après le décollage sur des terres agricoles à environ 45 km au nord-ouest de l'aéroport, selon des médias iraniens.Des images amateurs diffusées par les médias d'Etat iraniens montrent l'avion en flammes perdre de l'altitude puis exploser à son impact au sol. Un expert aéronautique et professeur à l'Université de Tampere en Finlande, Stephen Wright, a dit à l'AFP douter que l'avion ait été abattu.Selon la diplomatie ukrainienne, se trouvaient à bord du Boeing 82 Iraniens, 63 Canadiens, dix Suédois, quatre Afghans et trois Britanniques. Onze autres étaient Ukrainiens, dont les neuf membres d'équipage.Au Canada, qui accueille une importante diaspora iranienne, une trentaine des victimes venaient de la région d'Edmonton (ouest). "Nous avons perdu environ 1% de notre communauté sur ce vol", s'est désolé un membre de la communauté iranienne locale."Tout le monde est choqué", a dit Kavoss H. Zadeh, un habitant de "Little Tehran", un quartier de Toronto.Parmi les victimes, se trouvaient "un couple de jeunes mariés, une famille de quatre personnes, une mère et ses deux filles, des étudiants brillants, des universitaires dévoués", a déclaré Justin Trudeau.A l'aéroport de Kiev Boryspil, en Ukraine, des dizaines de personnes rendaient un dernier hommage aux membres de l'équipage tués dans le crash, devant leurs photos alignées derrière des bougies sur des bureaux couverts de fleurs."Je les connaissais tous", confie, la voie rauque, Artem, un pilote de la même compagnie, qui affirme les avoir vus avant leur départ pour Téhéran. "Ils étaient très inquiets, avaient un mauvais pressentiment", assure le jeune homme.Selon la liste des passagers du vol, au moins 25 d'entre eux avaient moins de 18 ans. Treize personnes étaient des étudiants de l'université Sharif de Téhéran, une des plus prestigieuses du pays, selon l'agence d'information semi-officielle Isna.Des images du site du drame montrent des secouristes fouiller un terrain vague où sont éparpillés des débris. Des sauveteurs transportent des sacs mortuaires, d'autres rassemblant des affaires personnelles de passagers.Le Boeing 737 d'Ukraine International Airlines qui s'est écrasé mercredi à Téhéran avait fait demi-tour après un "problème", a indiqué l'Organisation de l'aviation civile iranienne (CAO)."L'avion a disparu des écrans radars au moment même où il atteignait une altitude 8.000 pieds [environ 2.400 mètres]. Le pilote n'a transmis aucun message radio concernant des circonstances inhabituelles", a précisé la CAO dans son premier rapport d'enquête préliminaire publié sur son site internet dans la nuit de mercredi à jeudi."Selon des témoins oculaires [...] un incendie a été observé dans l'avion et a gagné en intensité", indique le texte."L'avion, qui se dirigeait initialement vers l'ouest pour sortir de la zone [aérienne] de l'aéroport, a tourné à droite à la suite du problème et était sur le chemin du retour à l'aéroport au moment du crash", dans lequel les 176 passagers et membres d'équipage ont péri, ajoute la CAO.L'Organisation laisse entendre que parmi les témoins de l'incendie figurent des personnes au sol et d'autres à bord d'un appareil qui se serait trouvé au-dessus du Boeing au moment du début de drame.