"Seule une instance judiciaire indépendante peut dire ce qu'est l'Etat de droit, pas une majorité politique", a écrit Janez Jansa dans une lettre adressée le 17 novembre au président du Conseil européen Charles Michel, consultée mercredi par l'AFP.

La Slovénie ne s'était pas opposée lundi, lors d'une réunion des représentants des pays de l'Union européenne (UE), à l'adoption du budget et du plan de relance, bloqués par Budapest et Varsovie.

Mais cette prise de position de M.Jansa promet des discussions difficiles jeudi, au cours du sommet européen officiellement consacré à la lutte contre la pandémie de coronavirus.

Le Premier ministre slovène, un proche de son homologue hongrois Viktor Orban, dénonce "un deux poids deux mesures", dans ce courrier de quatre pages.

Il évoque l'expérience autoritaire vécue sous le communisme par de nombreux pays ayant rejoint l'UE après 2004, qui refuseraient aujourd'hui de céder des pans de leur souveraineté à la majorité qualifiée.

Les chefs d'État et de gouvernement européens s'étaient mis d'accord en juillet, au terme de quatre jours et quatre nuits d'un sommet marathon.

Ils avaient adopté un plan de relance pour faire face à la crise, provoquée par la maladie Covid-19, de 750 milliards d'euros adossé à un "cadre financier pluriannuel" (2021-2027) de plus de 1.000 milliards d'euros.

"Le dilemme devant nous est très simple. Respecter l'accord de juillet est une approche responsable pour l'avenir de l'UE. Ne pas le respecter ne le serait pas", a conclu le chef du gouvernement slovène.

"Seule une instance judiciaire indépendante peut dire ce qu'est l'Etat de droit, pas une majorité politique", a écrit Janez Jansa dans une lettre adressée le 17 novembre au président du Conseil européen Charles Michel, consultée mercredi par l'AFP.La Slovénie ne s'était pas opposée lundi, lors d'une réunion des représentants des pays de l'Union européenne (UE), à l'adoption du budget et du plan de relance, bloqués par Budapest et Varsovie.Mais cette prise de position de M.Jansa promet des discussions difficiles jeudi, au cours du sommet européen officiellement consacré à la lutte contre la pandémie de coronavirus.Le Premier ministre slovène, un proche de son homologue hongrois Viktor Orban, dénonce "un deux poids deux mesures", dans ce courrier de quatre pages. Il évoque l'expérience autoritaire vécue sous le communisme par de nombreux pays ayant rejoint l'UE après 2004, qui refuseraient aujourd'hui de céder des pans de leur souveraineté à la majorité qualifiée.Les chefs d'État et de gouvernement européens s'étaient mis d'accord en juillet, au terme de quatre jours et quatre nuits d'un sommet marathon. Ils avaient adopté un plan de relance pour faire face à la crise, provoquée par la maladie Covid-19, de 750 milliards d'euros adossé à un "cadre financier pluriannuel" (2021-2027) de plus de 1.000 milliards d'euros. "Le dilemme devant nous est très simple. Respecter l'accord de juillet est une approche responsable pour l'avenir de l'UE. Ne pas le respecter ne le serait pas", a conclu le chef du gouvernement slovène.