Selon cette dernière, la part des salaires dans le PIB est en déclin depuis le milieu des années 1970. En 1975, ils comptaient ainsi pour 72% du PIB, un pourcentage ramené à 63% l'an passé.

"En calculant l'évolution des salaires sur base d'une part salariale fixée à un niveau très modéré de 66% du PIB (soit le niveau atteint dans l'UE au début des années 1990), on obtient un complément de salaire moyen de 1.764 euros qui aurait pu bénéficier à tous les travailleurs de l'Union", affirme la confédération syndicale.

"C'est du vol pur et simple", estime Esther Lynch, secrétaire confédérale de la CES, citée dans un communiqué. "Les riches deviennent encore plus riches aux frais des personnes qui dépendent de leur salaire pour vivre. Les entreprises gardent une part plus importante de leurs bénéfices au détriment des salaires. Ce ne serait pas si grave si ces bénéfices étaient réinvestis dans l'entreprise et la formation des travailleurs mais on constate que la part des investissements dans le PIB a également diminué", ajoute-t-elle.

"Les responsables politiques et les économistes s'inquiètent souvent des coûts salariaux mais, depuis au moins 25 ans, le vrai problème porte sur les coûts du capital: le montant versé aux actionnaires. La réponse à cette situation est de relancer la négociation collective en faveur de salaires plus justes", conclut la responsable syndicale.

Selon cette dernière, la part des salaires dans le PIB est en déclin depuis le milieu des années 1970. En 1975, ils comptaient ainsi pour 72% du PIB, un pourcentage ramené à 63% l'an passé. "En calculant l'évolution des salaires sur base d'une part salariale fixée à un niveau très modéré de 66% du PIB (soit le niveau atteint dans l'UE au début des années 1990), on obtient un complément de salaire moyen de 1.764 euros qui aurait pu bénéficier à tous les travailleurs de l'Union", affirme la confédération syndicale. "C'est du vol pur et simple", estime Esther Lynch, secrétaire confédérale de la CES, citée dans un communiqué. "Les riches deviennent encore plus riches aux frais des personnes qui dépendent de leur salaire pour vivre. Les entreprises gardent une part plus importante de leurs bénéfices au détriment des salaires. Ce ne serait pas si grave si ces bénéfices étaient réinvestis dans l'entreprise et la formation des travailleurs mais on constate que la part des investissements dans le PIB a également diminué", ajoute-t-elle. "Les responsables politiques et les économistes s'inquiètent souvent des coûts salariaux mais, depuis au moins 25 ans, le vrai problème porte sur les coûts du capital: le montant versé aux actionnaires. La réponse à cette situation est de relancer la négociation collective en faveur de salaires plus justes", conclut la responsable syndicale.