Parmi les partis traditionnels, ce sont les chrétiens-démocrates du CDA et les libéraux du VVD qui ont raflé le plus de municipalités, respectivement 66 et 41. GroenLinks a gagné dans 12 localités, dont Utrecht et Nimègue et pourrait l'emporter à Amsterdam. Le parti ChristenUnie est arrivé premier dans 12 municipalités et le SGP (Staatkundig Gereformeerde Partij) dans 11. A cinq reprises, la victoire est revenue à une liste combinant deux formations chrétiennes. Les sociaux-démocrates du PvdA sont arrivés premier dans 5 municipalités. Les socialistes du SP ont gagné dans 4 municipalités, les libéraux sociaux de D66 ont gagné à Amersfoort, Leiden et Gouda. On attend encore les résultats dans 10 localités.

Les bulletins sont à présent presque totalement dépouillés. Environ 55% des électeurs se sont déplacés pour voter, un score légèrement en hausse par rapport au précédent scrutin municipal il y a quatre ans (53,9%).

Données privées

Mais la surprise est venue du référendum organisé le même jour sur une loi concernant les services de renseignement, le "oui" et le "non" étant au coude-à-coude selon les premières estimations.

Le débat politique était en effet dominé par le référendum consultatif sur un texte porté par le gouvernement et qui a scindé la population néerlandaise en deux.

La loi, qui doit entrer en vigueur le 1er mai, confère aux services de renseignements généraux et de sécurité néerlandais des pouvoirs étendus sur la toile, notamment en leur ouvrant l'accès aux données des internautes dans le cadre d'enquêtes sur des activités djihadistes.

Alors que les sondages prévoyaient une approbation quasi-certaine du texte, les deux camps sont au coude-à-coude : d'après les premières estimations, 49% des électeurs ont choisi de soutenir le projet de loi, tandis que 48% se sont exprimés contre et 3% ont voté blanc.

Le Premier ministre Mark Rutte, qui a voté "pour" dans un bureau de vote installé dans une école primaire de La Haye, s'est dit prêt à revoir le texte en cas de victoire écrasante du "non" le 29 mars, date du résultat définitif du référendum consultatif.

Des organisations de défense des droits de l'Homme redoutent qu'avec cette loi, des données privées n'ayant aucun rapport avec les enquêtes en cours ne soient récupérées par les services de renseignement en marge de leurs investigations.

Ces critiques ont trouvé un écho au sein de la population comme dans ce bureau de vote installé à bord d'un tramway à La Haye, où Andrea Vonk, 77 ans, a voté contre la loi de crainte que ses données personnelles ne "soient vues par tout le monde".

Parmi les partis traditionnels, ce sont les chrétiens-démocrates du CDA et les libéraux du VVD qui ont raflé le plus de municipalités, respectivement 66 et 41. GroenLinks a gagné dans 12 localités, dont Utrecht et Nimègue et pourrait l'emporter à Amsterdam. Le parti ChristenUnie est arrivé premier dans 12 municipalités et le SGP (Staatkundig Gereformeerde Partij) dans 11. A cinq reprises, la victoire est revenue à une liste combinant deux formations chrétiennes. Les sociaux-démocrates du PvdA sont arrivés premier dans 5 municipalités. Les socialistes du SP ont gagné dans 4 municipalités, les libéraux sociaux de D66 ont gagné à Amersfoort, Leiden et Gouda. On attend encore les résultats dans 10 localités. Les bulletins sont à présent presque totalement dépouillés. Environ 55% des électeurs se sont déplacés pour voter, un score légèrement en hausse par rapport au précédent scrutin municipal il y a quatre ans (53,9%).Mais la surprise est venue du référendum organisé le même jour sur une loi concernant les services de renseignement, le "oui" et le "non" étant au coude-à-coude selon les premières estimations.Le débat politique était en effet dominé par le référendum consultatif sur un texte porté par le gouvernement et qui a scindé la population néerlandaise en deux. La loi, qui doit entrer en vigueur le 1er mai, confère aux services de renseignements généraux et de sécurité néerlandais des pouvoirs étendus sur la toile, notamment en leur ouvrant l'accès aux données des internautes dans le cadre d'enquêtes sur des activités djihadistes. Alors que les sondages prévoyaient une approbation quasi-certaine du texte, les deux camps sont au coude-à-coude : d'après les premières estimations, 49% des électeurs ont choisi de soutenir le projet de loi, tandis que 48% se sont exprimés contre et 3% ont voté blanc. Le Premier ministre Mark Rutte, qui a voté "pour" dans un bureau de vote installé dans une école primaire de La Haye, s'est dit prêt à revoir le texte en cas de victoire écrasante du "non" le 29 mars, date du résultat définitif du référendum consultatif. Des organisations de défense des droits de l'Homme redoutent qu'avec cette loi, des données privées n'ayant aucun rapport avec les enquêtes en cours ne soient récupérées par les services de renseignement en marge de leurs investigations.Ces critiques ont trouvé un écho au sein de la population comme dans ce bureau de vote installé à bord d'un tramway à La Haye, où Andrea Vonk, 77 ans, a voté contre la loi de crainte que ses données personnelles ne "soient vues par tout le monde".