Avec environ 80% des bulletins dépouillés, M. Kagame, qui dirige le Rwanda depuis le génocide de 1994, obtient 98,66 des suffrages exprimés, ces deux adversaires recueillant chacun moins de 1%. La Commission électorale estime que 97% des 6,9 millions d'électeurs inscrits ont voté.

"Nous pensons qu'à ce niveau, nous aurons les mêmes résultats demain (samedi matin, ndlr). Il n'y aura pas de changement après que nous ayons compté 100% des votes", a déclaré le président de la Commission électorale, Kalisa Mbanda.

Selon ces résultats partiels, l'indépendant Philippe Mpayimana obtenait 0,72% des suffrages exprimés, et Frank Habineza, leader du Parti démocratique vert, le seul parti d'opposition au Rwanda, recueillait 0,45% des voix.

Paul Kagame est l'homme fort du Rwanda depuis que le Front patriotique rwandais (FPR) a renversé en juillet 1994 le gouvernement extrémiste hutu ayant déclenché un génocide qui a fait 800.000 morts entre avril et juillet 1994, essentiellement parmi la minorité tutsi.

Il a d'abord été vice-président et ministre de la Défense, dirigeant de facto le pays, avant d'être élu président en 2000 par le Parlement. En 2003 et 2010, il a été reconduit au suffrage universel avec plus de 90% des voix.

Avant même le scrutin, une large victoire de M. Kagame, 59 ans, un visionnaire pour les uns, un despote pour les autres, qui briguait un troisième mandat de sept ans, était attendue.

Ses deux adversaires étaient passés quasiment inaperçus dans une campagne phagocytée par le Front patriotique rwandais (FPR), parti contrôlant toutes les sphères de la société de ce petit pays de la région des Grands Lacs.

Conscient de n'avoir quasiment aucune chance de l'emporter, M. Habineza s'était cependant réjoui que pour "la première fois depuis 23 ans un parti d'opposition se trouve sur les bulletins de vote", dans un entretien téléphonique vendredi avec l'AFP. Dans le Rwanda post-génocide, seuls des candidats indépendants ou alliés à M. Kagame avaient jusque-là pu se présenter à l'élection présidentielle.

En amont du scrutin, MM. Habineza et Mpayimana s'étaient plaints de nombreuses difficultés, dont le peu de temps à leur disposition pour lever des fonds et faire campagne.

M. Kagame est crédité du spectaculaire développement, principalement économique, d'un pays exsangue au sortir du génocide. Mais il est aussi accusé de bafouer la liberté d'expression et de réprimer toute opposition. De nombreuses voix critiques ont été emprisonnées, forcées à l'exil et pour certaines assassinées. Des observateurs assurent que les candidatures de MM. Habineza et Mpayimana ne sont qu'une "façade" à destination de la communauté internationale.

Avec environ 80% des bulletins dépouillés, M. Kagame, qui dirige le Rwanda depuis le génocide de 1994, obtient 98,66 des suffrages exprimés, ces deux adversaires recueillant chacun moins de 1%. La Commission électorale estime que 97% des 6,9 millions d'électeurs inscrits ont voté. "Nous pensons qu'à ce niveau, nous aurons les mêmes résultats demain (samedi matin, ndlr). Il n'y aura pas de changement après que nous ayons compté 100% des votes", a déclaré le président de la Commission électorale, Kalisa Mbanda. Selon ces résultats partiels, l'indépendant Philippe Mpayimana obtenait 0,72% des suffrages exprimés, et Frank Habineza, leader du Parti démocratique vert, le seul parti d'opposition au Rwanda, recueillait 0,45% des voix. Paul Kagame est l'homme fort du Rwanda depuis que le Front patriotique rwandais (FPR) a renversé en juillet 1994 le gouvernement extrémiste hutu ayant déclenché un génocide qui a fait 800.000 morts entre avril et juillet 1994, essentiellement parmi la minorité tutsi. Il a d'abord été vice-président et ministre de la Défense, dirigeant de facto le pays, avant d'être élu président en 2000 par le Parlement. En 2003 et 2010, il a été reconduit au suffrage universel avec plus de 90% des voix.Avant même le scrutin, une large victoire de M. Kagame, 59 ans, un visionnaire pour les uns, un despote pour les autres, qui briguait un troisième mandat de sept ans, était attendue.Ses deux adversaires étaient passés quasiment inaperçus dans une campagne phagocytée par le Front patriotique rwandais (FPR), parti contrôlant toutes les sphères de la société de ce petit pays de la région des Grands Lacs. Conscient de n'avoir quasiment aucune chance de l'emporter, M. Habineza s'était cependant réjoui que pour "la première fois depuis 23 ans un parti d'opposition se trouve sur les bulletins de vote", dans un entretien téléphonique vendredi avec l'AFP. Dans le Rwanda post-génocide, seuls des candidats indépendants ou alliés à M. Kagame avaient jusque-là pu se présenter à l'élection présidentielle. En amont du scrutin, MM. Habineza et Mpayimana s'étaient plaints de nombreuses difficultés, dont le peu de temps à leur disposition pour lever des fonds et faire campagne. M. Kagame est crédité du spectaculaire développement, principalement économique, d'un pays exsangue au sortir du génocide. Mais il est aussi accusé de bafouer la liberté d'expression et de réprimer toute opposition. De nombreuses voix critiques ont été emprisonnées, forcées à l'exil et pour certaines assassinées. Des observateurs assurent que les candidatures de MM. Habineza et Mpayimana ne sont qu'une "façade" à destination de la communauté internationale.