"Sur les propositions qu'a fait le président de la République (Emmanuel Macron) sur une autorité migratoire européenne, sur le renforcement de Frontex (...) la chancelière allemande (Angela Merkel) a bougé il y a 15 jours", a soutenu Benjamin Griveaux sur la radio Europe 1.

"Ce sera évidemment au menu des discussions du week-end et du conseil européen, qui sera difficile la semaine prochaine, il ne faut pas mentir à nos concitoyens", a-t-il poursuivi.

Angela Merkel a exclu vendredi qu'il puisse y avoir une "solution" européenne sur les migrants au sommet de l'UE des 28 et 29 juin, dont dépend largement sa survie politique.

"Pour l'instant, il y a des positions qui sont loin d'être rapprochées", a observé M. Griveaux, déplorant les "positions de boycott" des pays du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie).

Ces quatre pays d'Europe centrale, favorables à une ligne dure sur l'immigration, ont exclu jeudi de participer à un mini-sommet européen sur le sujet organisé à Bruxelles dimanche, rendant hypothétique l'élaboration d'un consensus souhaité notamment par l'Allemagne et la France.

Selon un document de travail provisoire obtenu par l'AFP, les participants à la réunion prévoit la mise en place d'un "mécanisme de solidarité efficace" avec des quotas de répartition obligatoires des migrants entre les pays membres, un chiffon rouge pour les pays de Visegrad.

"Quand on est des pays du groupe de Visegrad, qui ont bénéficié de l'Union européenne, financièrement, (...) et c'est parfaitement légitime, on ne peut pas bénéficier des avantages sans en respecter les valeurs fondamentales " de "solidarité entre les pays européens", a lancé M. Griveaux.

"On a connu des crises financières, celle de 2008 a laissé des traces évidemment indélébiles (...), là on est sur une crise de nos valeurs, de notre socle fondamental", a-t-il ajouté, rejetant les accusations contre l'accueil d'un nombre insuffisant de migrants en France.

Soulignant que "l'an dernier, nous avons eu 100.000 demandes d'asile, ce sont 32.000 qui ont été acceptées", il a martelé que "la France prend sa part" en suivant une ligne difficile d'"humanité" et de "fermeté".

"Sur les propositions qu'a fait le président de la République (Emmanuel Macron) sur une autorité migratoire européenne, sur le renforcement de Frontex (...) la chancelière allemande (Angela Merkel) a bougé il y a 15 jours", a soutenu Benjamin Griveaux sur la radio Europe 1."Ce sera évidemment au menu des discussions du week-end et du conseil européen, qui sera difficile la semaine prochaine, il ne faut pas mentir à nos concitoyens", a-t-il poursuivi.Angela Merkel a exclu vendredi qu'il puisse y avoir une "solution" européenne sur les migrants au sommet de l'UE des 28 et 29 juin, dont dépend largement sa survie politique."Pour l'instant, il y a des positions qui sont loin d'être rapprochées", a observé M. Griveaux, déplorant les "positions de boycott" des pays du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie).Ces quatre pays d'Europe centrale, favorables à une ligne dure sur l'immigration, ont exclu jeudi de participer à un mini-sommet européen sur le sujet organisé à Bruxelles dimanche, rendant hypothétique l'élaboration d'un consensus souhaité notamment par l'Allemagne et la France.Selon un document de travail provisoire obtenu par l'AFP, les participants à la réunion prévoit la mise en place d'un "mécanisme de solidarité efficace" avec des quotas de répartition obligatoires des migrants entre les pays membres, un chiffon rouge pour les pays de Visegrad."Quand on est des pays du groupe de Visegrad, qui ont bénéficié de l'Union européenne, financièrement, (...) et c'est parfaitement légitime, on ne peut pas bénéficier des avantages sans en respecter les valeurs fondamentales " de "solidarité entre les pays européens", a lancé M. Griveaux."On a connu des crises financières, celle de 2008 a laissé des traces évidemment indélébiles (...), là on est sur une crise de nos valeurs, de notre socle fondamental", a-t-il ajouté, rejetant les accusations contre l'accueil d'un nombre insuffisant de migrants en France. Soulignant que "l'an dernier, nous avons eu 100.000 demandes d'asile, ce sont 32.000 qui ont été acceptées", il a martelé que "la France prend sa part" en suivant une ligne difficile d'"humanité" et de "fermeté".