"Un groupe pouvant compter jusqu'à quatre hommes a tenté d'entrer dans le consulat chinois. Ils ont été interceptés à un premier check-point par nos gardes", a déclaré à l'AFP Javaid Alam Odho, un officier de la police pakistanaise.

Un "échange de tirs avec les assaillants a tué deux policiers et en a blessé sérieusement un troisième", a-t-il ajouté.

Seemi Jamali, un médecin à l'hôpital Jinnah, a confirmé que "deux cadavres et une personne dans un état critique" avaient été transférés dans son établissement.

L'assaut a démarré vers 9H30 (04H30 GMT), a déclaré Pir Muhammad Shah, un responsable de la police. Des photos et vidéos sur les réseaux sociaux montraient des nuages de fumée s'élever de la zone.

Les assaillants "se sont enfuis", a affirmé Javaid Alam Odho, sans toutefois confimer si l'assaut était terminé. Des forces de sécurité ont été appelées en renfort pour mener des recherches, a-t-il dit.

L'attaque a été revendiquée par un mouvement séparatiste, l'Armée de libération du Baloutchistan (ALB), une province instable du sud-ouest du Pakistan.

"Nous avons mené l'attaque et notre action se poursuit", a déclaré Geand Baloch, un porte-parole de l'ALB, par téléphone. Une photo publiée par ce groupe sur Twitter montre trois hommes présentés comme les auteurs de l'assaut, devant un drapeau baloutche.

L'ALB est un des groupes opérant au Baloutchistan, une province à la fois le théâtre d'attentats de groupes islamistes armés mais aussi d'attaques par des rebelles locaux plaidant pour l'autonomie, sinon l'indépendance, de leur région.

La Baloutchistan est la plus vaste, mais aussi la plus pauvre province du Pakistan, malgré ses importants gisements gaziers et miniers.

La Chine, un des plus proches alliés du Pakistan, a investi des dizaines de milliards de dollars dans le Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC).

De nombreuses infrastructures, autoroutes, centrales électriques ou encore hôpitaux, doivent être construites dans ce cadre, en plus d'un port en eaux profondes à Gwadar, au Baloutchistan, qui donnera aux produits chinois un accès direct à la mer d'Arabie.

Karachi, la plus grande ville du Pakistan, avec plus de 15 millions d'habitants, et son centre financier, a connu des années de violences politiques, sectaires ou ethniques perpétrées par des groupes armés ou des criminels.

La situation sécuritaire s'est largement améliorée à Karachi, comme dans le reste du Pakistan, même si quelques attaques s'y déroulent encore.

"Un groupe pouvant compter jusqu'à quatre hommes a tenté d'entrer dans le consulat chinois. Ils ont été interceptés à un premier check-point par nos gardes", a déclaré à l'AFP Javaid Alam Odho, un officier de la police pakistanaise.Un "échange de tirs avec les assaillants a tué deux policiers et en a blessé sérieusement un troisième", a-t-il ajouté.Seemi Jamali, un médecin à l'hôpital Jinnah, a confirmé que "deux cadavres et une personne dans un état critique" avaient été transférés dans son établissement.L'assaut a démarré vers 9H30 (04H30 GMT), a déclaré Pir Muhammad Shah, un responsable de la police. Des photos et vidéos sur les réseaux sociaux montraient des nuages de fumée s'élever de la zone.Les assaillants "se sont enfuis", a affirmé Javaid Alam Odho, sans toutefois confimer si l'assaut était terminé. Des forces de sécurité ont été appelées en renfort pour mener des recherches, a-t-il dit.L'attaque a été revendiquée par un mouvement séparatiste, l'Armée de libération du Baloutchistan (ALB), une province instable du sud-ouest du Pakistan."Nous avons mené l'attaque et notre action se poursuit", a déclaré Geand Baloch, un porte-parole de l'ALB, par téléphone. Une photo publiée par ce groupe sur Twitter montre trois hommes présentés comme les auteurs de l'assaut, devant un drapeau baloutche.L'ALB est un des groupes opérant au Baloutchistan, une province à la fois le théâtre d'attentats de groupes islamistes armés mais aussi d'attaques par des rebelles locaux plaidant pour l'autonomie, sinon l'indépendance, de leur région.La Baloutchistan est la plus vaste, mais aussi la plus pauvre province du Pakistan, malgré ses importants gisements gaziers et miniers.La Chine, un des plus proches alliés du Pakistan, a investi des dizaines de milliards de dollars dans le Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC).De nombreuses infrastructures, autoroutes, centrales électriques ou encore hôpitaux, doivent être construites dans ce cadre, en plus d'un port en eaux profondes à Gwadar, au Baloutchistan, qui donnera aux produits chinois un accès direct à la mer d'Arabie.Karachi, la plus grande ville du Pakistan, avec plus de 15 millions d'habitants, et son centre financier, a connu des années de violences politiques, sectaires ou ethniques perpétrées par des groupes armés ou des criminels.La situation sécuritaire s'est largement améliorée à Karachi, comme dans le reste du Pakistan, même si quelques attaques s'y déroulent encore.