"Demain/mercredi, les alliés envisageront ensemble les réponses à apporter à la Russie (en cas de sortie du FNI). Nous ne voulons pas déployer de nouveaux missiles basés au sol en Europe. Mais il faut veiller à une dissuasion et à une défense crédible et efficace", a déclaré M. Stoltenberg.

Sans apporter davantage de précisions sur la nature de ces réponses. Selon l'Otan, la Russie viole le traité qui interdit les missiles balistiques et de croisière à capacité nucléaire d'une portée comprise entre 500 et 5.500 kilomètres, ce que la Russie dément. Les Etats-Unis ont annoncé le 1er février la suspension de leur participation au traité.

Washington affirme notamment que la Russie s'est dotée de plusieurs bataillons équipés d'un nouveau missile de croisière - le 9M729, alias SSC-8 dans la terminologie de l'Otan -, d'une portée de plus de 500 kilomètres. Le sujet sera abordé avec Moscou lors de la réunion du conseil Otan-Russie, prévue la semaine prochaine, a encore précisé le chef de l'Alliance. "Le traité FNI ne fonctionne pas s'il n'est pas respecté par toutes les parties. Nous entamerons le 2 août prochain le processus du retrait du traité s'il n'est pas respecté. La probabilité que la Russie s'y conforme diminue de jour en jour", selon le chef de l'Otan.

"L'une des raisons pour lesquelles nous nous sommes engagés à relever les dépenses de défense en 2014, c'est que la Russie avait déjà commencé à développer ces missiles à double capacité", a conclu M. Stoltenberg.

Belga

Huit alliés devraient atteindre le seuil de 2% de dépenses militaires cette année

Huit pays alliés de l'Otan devraient consacrer en 2019 au moins deux pour cent de leur Produit intérieur brut (PIB) à leurs dépenses de Défense, a annoncé mardi le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg. Selon les prévisions de l'Otan, la Belgique est toujours en bas du classement avec 0,93%.

Actuellement, l'Estonie, la Grèce, la Lettonie, la Roumanie, la Pologne, le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont atteint le seuil des 2%, selon les derniers chiffres dévoilés mardi. La Lituanie gravite à 1,98% et la Turquie à 1,89 % de son PIB. Les chiffres de la Belgique restent les mêmes que l'an dernier avec 0,93% de son PIB. Ils s'élevaient à 0,91% en 2017.

L'Espagne (0,92%) et le Luxembourg (0,55%) sont considérés comme les "moins bons élèves" du classement. Les Alliés ont convenu en 2014 de porter leurs dépenses de défense à 2% du PIB en dix ans, soit d'ici 2024. Un objectif qui devrait être atteint par "la majorité des alliés", selon M. Stoltenberg.

"Demain/mercredi, les alliés envisageront ensemble les réponses à apporter à la Russie (en cas de sortie du FNI). Nous ne voulons pas déployer de nouveaux missiles basés au sol en Europe. Mais il faut veiller à une dissuasion et à une défense crédible et efficace", a déclaré M. Stoltenberg. Sans apporter davantage de précisions sur la nature de ces réponses. Selon l'Otan, la Russie viole le traité qui interdit les missiles balistiques et de croisière à capacité nucléaire d'une portée comprise entre 500 et 5.500 kilomètres, ce que la Russie dément. Les Etats-Unis ont annoncé le 1er février la suspension de leur participation au traité. Washington affirme notamment que la Russie s'est dotée de plusieurs bataillons équipés d'un nouveau missile de croisière - le 9M729, alias SSC-8 dans la terminologie de l'Otan -, d'une portée de plus de 500 kilomètres. Le sujet sera abordé avec Moscou lors de la réunion du conseil Otan-Russie, prévue la semaine prochaine, a encore précisé le chef de l'Alliance. "Le traité FNI ne fonctionne pas s'il n'est pas respecté par toutes les parties. Nous entamerons le 2 août prochain le processus du retrait du traité s'il n'est pas respecté. La probabilité que la Russie s'y conforme diminue de jour en jour", selon le chef de l'Otan. "L'une des raisons pour lesquelles nous nous sommes engagés à relever les dépenses de défense en 2014, c'est que la Russie avait déjà commencé à développer ces missiles à double capacité", a conclu M. Stoltenberg.Belga