L'opérateur de télécommunications a expliqué que la panne résultait d'"un incident technique sur un équipement de type routeur qui achemine le trafic". De source proche du dossier, on a exclu tout "piratage" informatique.

Rentré précipitamment d'une visite en Tunisie avec le Premier ministre Jean Castex, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé à l'issue d'une réunion de crise avec les préfets qu'un patient souffrant de troubles cardiovasculaires "serait décédé" dans le Morbihan (ouest), faute d'avoir "pu joindre les services de secours à temps".

La panne d'un équipement chargé d'acheminer les appels a entravé massivement l'accès aux numéros d'urgence (15/17/18/112) et aux lignes fixes mercredi après-midi jusqu'à minuit, rendant de nombreux services de secours difficiles à joindre par le public à travers la France.

Le réseau "fonctionne depuis minuit" mais reste "sous surveillance", selon Orange.

"Deux autres accidents cardiovasculaires" ont eu lieu sur l'île de la Réunion, a indiqué M. Darmanin, "mais je ne peux pas dire si le temps (avant l'arrivée des secours, ndlr) a été particulièrement long et s'il est imputable à ce numéro d'urgence".

L'entourage du ministre a précisé que ces deux "accidents" s'étaient soldés par la mort des patients.

"Ce qui est sûr, c'est que les personnes ont témoigné qu'elles ont essayé d'appeler plusieurs fois et qu'elles n'ont pas réussi tout de suite à avoir des opérateurs", a insisté M. Darmanin

"Vraie amélioration"

Suite à cette panne, le PDG d'Orange Stéphane Richard a été convoqué au ministère de l'Intérieur jeudi matin pour "nous dire l'état actuel de la situation", a précisé Gérald Darmanin lors d'une conférence de presse conjointe avec le secrétaire d'Etat chargé du numérique, Cédric O.

"Orange nous dit que la situation semble rétablie, nous constatons une vraie amélioration, ce que nous ont confirmé les préfets il y a quelques instants" a-t-il ajouté.

Alors que des numéros provisoires à dix chiffres dans chaque département avaient été mis en place, "nos concitoyens doivent désormais retourner vers les numéros d'urgence, le 18, le 17, le 15, et s'ils n'y arrivent pas, utiliser les numéros de contournement que nous gardons au moins ce matin", a encore dit M. Darmanin.

"Il faut comprendre les causes de l'incident, car Orange a une obligation de résultats et non pas de moyens", a indiqué Camille Chaize, porte-parole du ministère de l'Intérieur, sur BFMTV.

"Organisation bouleversée"

Dès 18h00 mercredi, des dysfonctionnements massifs ont été signalés aux quatre coins du pays, entraînant de grosses difficultés pour les services de secours. Des numéros d'urgence alternatifs, fixes ou mobiles, ont été mis en place, et diffusés sur les réseaux sociaux par les pouvoirs publics.

"Il devait être autour de 18h00 et tous les Samu ont commencé à alerter de problèmes dans les centres d'appels. Les gens ne parvenaient pas à accéder au service, des appels n'arrivaient pas, d'autres se coupaient en pleine conversation", a expliqué à l'AFP François Braun, président du syndicat Samu-Urgences de France et médecin urgentiste, alors qu'il y a traditionnellement "un pic d'appels le soir vers 19h00".

"Oui ça a bouleversé l'organisation (...) Il n'y a pas eu de panique, on s'est adaptés très rapidement, on s'est dit aussi que ça n'allait pas durer trop longtemps et ça a été réparé pendant la nuit", a de son côté déclaré sur Radio Classique le Pr Philippe Juvin, chef du service des urgences de l'hôpital Georges-Pompidou à Paris.

Bouygues Telecom et Altice, la maison-mère de SFR, ont également fait état de perturbations.

Une panne informatique avait touché l'opérateur belge Proximus début janvier, perturbant les numéros d'urgence en Belgique pendant toute une nuit.

L'opérateur de télécommunications a expliqué que la panne résultait d'"un incident technique sur un équipement de type routeur qui achemine le trafic". De source proche du dossier, on a exclu tout "piratage" informatique.Rentré précipitamment d'une visite en Tunisie avec le Premier ministre Jean Castex, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé à l'issue d'une réunion de crise avec les préfets qu'un patient souffrant de troubles cardiovasculaires "serait décédé" dans le Morbihan (ouest), faute d'avoir "pu joindre les services de secours à temps".La panne d'un équipement chargé d'acheminer les appels a entravé massivement l'accès aux numéros d'urgence (15/17/18/112) et aux lignes fixes mercredi après-midi jusqu'à minuit, rendant de nombreux services de secours difficiles à joindre par le public à travers la France. Le réseau "fonctionne depuis minuit" mais reste "sous surveillance", selon Orange."Deux autres accidents cardiovasculaires" ont eu lieu sur l'île de la Réunion, a indiqué M. Darmanin, "mais je ne peux pas dire si le temps (avant l'arrivée des secours, ndlr) a été particulièrement long et s'il est imputable à ce numéro d'urgence". L'entourage du ministre a précisé que ces deux "accidents" s'étaient soldés par la mort des patients."Ce qui est sûr, c'est que les personnes ont témoigné qu'elles ont essayé d'appeler plusieurs fois et qu'elles n'ont pas réussi tout de suite à avoir des opérateurs", a insisté M. DarmaninSuite à cette panne, le PDG d'Orange Stéphane Richard a été convoqué au ministère de l'Intérieur jeudi matin pour "nous dire l'état actuel de la situation", a précisé Gérald Darmanin lors d'une conférence de presse conjointe avec le secrétaire d'Etat chargé du numérique, Cédric O."Orange nous dit que la situation semble rétablie, nous constatons une vraie amélioration, ce que nous ont confirmé les préfets il y a quelques instants" a-t-il ajouté.Alors que des numéros provisoires à dix chiffres dans chaque département avaient été mis en place, "nos concitoyens doivent désormais retourner vers les numéros d'urgence, le 18, le 17, le 15, et s'ils n'y arrivent pas, utiliser les numéros de contournement que nous gardons au moins ce matin", a encore dit M. Darmanin."Il faut comprendre les causes de l'incident, car Orange a une obligation de résultats et non pas de moyens", a indiqué Camille Chaize, porte-parole du ministère de l'Intérieur, sur BFMTV.Dès 18h00 mercredi, des dysfonctionnements massifs ont été signalés aux quatre coins du pays, entraînant de grosses difficultés pour les services de secours. Des numéros d'urgence alternatifs, fixes ou mobiles, ont été mis en place, et diffusés sur les réseaux sociaux par les pouvoirs publics."Il devait être autour de 18h00 et tous les Samu ont commencé à alerter de problèmes dans les centres d'appels. Les gens ne parvenaient pas à accéder au service, des appels n'arrivaient pas, d'autres se coupaient en pleine conversation", a expliqué à l'AFP François Braun, président du syndicat Samu-Urgences de France et médecin urgentiste, alors qu'il y a traditionnellement "un pic d'appels le soir vers 19h00"."Oui ça a bouleversé l'organisation (...) Il n'y a pas eu de panique, on s'est adaptés très rapidement, on s'est dit aussi que ça n'allait pas durer trop longtemps et ça a été réparé pendant la nuit", a de son côté déclaré sur Radio Classique le Pr Philippe Juvin, chef du service des urgences de l'hôpital Georges-Pompidou à Paris.Bouygues Telecom et Altice, la maison-mère de SFR, ont également fait état de perturbations. Une panne informatique avait touché l'opérateur belge Proximus début janvier, perturbant les numéros d'urgence en Belgique pendant toute une nuit.