Si Trump a pris la peine de mettre "wires tapped" entre guillemets, c'était bien pour signifier qu'il parlait d'une surveillance en général, selon Spicer. "Il n'a jamais accusé personnellement Obama, il visait son gouvernement." Pourtant, pas plus tard que la semaine dernière, Spicer avait bel et bien déclaré que les messages sur Twitter du 4 mars se suffisaient à eux même et qu'il n'y avait rien à ajouter.
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Si Trump a pris la peine de mettre "wires tapped" entre guillemets, c'était bien pour signifier qu'il parlait d'une surveillance en général, selon Spicer. "Il n'a jamais accusé personnellement Obama, il visait son gouvernement." Pourtant, pas plus tard que la semaine dernière, Spicer avait bel et bien déclaré que les messages sur Twitter du 4 mars se suffisaient à eux même et qu'il n'y avait rien à ajouter. Or le porte-parole d'Obama avait directement démenti ces allégations, tandis que James Clapper, chef du renseignement américain sous Barack Obama, avait affirmé qu'aucune opération d'écoute de M. Trump n'avait été mise en oeuvre par les agences relevant de sa responsabilité. Mais Donald Trump a persisté dans ses accusations et demandé que les commissions du Congrès qui enquêtent sur d'éventuelles ingérences de la Russie dans l'élection de novembre enquêtent sur ces éventuelles écoutes. Lundi soir était le dernier délai pour remettre les preuves devant le Congrès des allégations d'écoute illégale à la Trump Tower ordonné par Obama. Le ministre de la Justice a demandé en vain une prolongation du délai. Il faut dire que même sa conseillère Kellyanne Conway avoue sur ABC n'avoir "aucune preuve (d'une mise sur écoute de Donald Trump avant l'élection présidentielle, NDLR) mais c'est pour cela qu'il y a eu une enquête au Congrès". Four à micro-ondes La conseillère du président, qui s'exprimait dans divers médias lundi matin après plusieurs semaines d'absence, a cependant laissé planer le doute dans le quotidien USA Today, affirmant qu'on "pouvait surveiller quelqu'un à travers ses téléphones, certainement par ses télévisions" voire même par les "micro-ondes qui deviennent des caméras (...) Nous savons que c'est un fait de la vie moderne".Des commentaires qui ont fait fleurir des commentaires ironiques sur les réseaux sociaux. Flynn aussi Conway a aussi dit que Michael Flynn, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche qui vient de démissionner, avait aussi été mis sous écoutes. Et que c'est à cause de cela qu'a fuité l'information de la discussion entre Flynn et l'ambassadeur russe à propos des sanctions. Là aussi, c'est faux, puisque c'est l'ambassadeur qui était sous écoute, pas Flynn. Il n'y a pour l'instant pas la moindre preuve que Trump, ou quelqu'un de son équipe ont fait l'objet de surveillance. Le sénateur John McCain, un membre du parti républicain critique en vers Trump, dit que Trump doit prouver ses dires ou les reprendre. L'homme fort du Congrès, le président de la chambre des Représentants Paul Ryan, qui fait partie d'un groupe de huit parlementaires qui accèdent à des informations classifiées, a répondu "non" dimanche au journaliste de CBS News qui lui demandaient s'il y avait des raisons de croire les allégations de Donald Trump. TweetsLes tweet ci-dessous montrent bien que même la réponse alambiquée du porte-parole sur la mise entre guillemets de mot "wired tape" est fausse. Seul dans deux tweet ils sont effectivement entre guillemets. Dans deux autres tweet, Trump dit littéralement que c'est le président Obama qui l'a mis sur écoute.