Les Etats-Unis ne resteront pas "les bras croisés" si l'Iran ne négocie pas de bonne foi pour sauver l'accord sur son programme nucléaire et continue à le développer, a prévenu l'émissaire américain Rob Malley avant la reprise des pourparlers prévue lundi à Vienne.

"S'ils décident de ne pas revenir dans l'accord, évidemment nous allons devoir envisager d'autres moyens -- diplomatiques et autres -- pour tenter de faire face aux ambitions nucléaires de l'Iran", a-t-il dit dans un entretien qui sera diffusé vendredi par la radio publique américaine NPR, dont des extraits ont été publiés mercredi.

"Les options dont dipose l'Amérique sont, vous le savez, connues de tous", a-t-il ajouté, laissant à nouveau planer la menace d'une action militaire.

Les Etats-Unis ont quitté en 2018, sous la présidence de Donald Trump, l'accord conclu trois ans plus tôt par l'Iran avec les grandes puissances pour éviter que Téhéran se dote de l'arme nucléaire. Ils ont rétabli et durci leurs sanctions et la République islamique a commencé, en riposte, à s'affranchir de plus en plus des restrictions à son programme atomique.

L'actuel président américain Joe Biden dit vouloir revenir dans l'accord de 2015 si l'Iran renoue aussi avec ses engagements. Des négociations indirectes ont démarré en avril à Vienne mais sont à l'arrêt depuis l'élection, en juin, d'un nouveau président iranien ultraconservateur. Elles doivent reprendre lundi dans la capitale autrichienne.

"S'ils traînent des pieds à la table des négociations, tout en accélérant le rythme avec leur programme nucléaire, ce sera leur réponse à la question de savoir s'ils veulent vraiment retourner dans l'accord", a estimé Rob Malley dans cet entretien enregistré mardi. "Alors, bien entendu, nous ne serions pas prêts à rester les bras croisés", a-t-il mis en garde.

L'émissaire, fervent partisan de l'accord de 2015 qu'il a contribué à négocier, a affirmé que les actes iraniens au cours des derniers mois n'étaient "pas de bon augure pour les négociations". "Ils ont continué à développer leur programme nucléaire" sans "revenir à la table des négociations" pendant cinq mois, tout en multipliant "les positions très radicales au sujet de leurs exigences", a-t-il souligné

Les Etats-Unis ne resteront pas "les bras croisés" si l'Iran ne négocie pas de bonne foi pour sauver l'accord sur son programme nucléaire et continue à le développer, a prévenu l'émissaire américain Rob Malley avant la reprise des pourparlers prévue lundi à Vienne."S'ils décident de ne pas revenir dans l'accord, évidemment nous allons devoir envisager d'autres moyens -- diplomatiques et autres -- pour tenter de faire face aux ambitions nucléaires de l'Iran", a-t-il dit dans un entretien qui sera diffusé vendredi par la radio publique américaine NPR, dont des extraits ont été publiés mercredi. "Les options dont dipose l'Amérique sont, vous le savez, connues de tous", a-t-il ajouté, laissant à nouveau planer la menace d'une action militaire.Les Etats-Unis ont quitté en 2018, sous la présidence de Donald Trump, l'accord conclu trois ans plus tôt par l'Iran avec les grandes puissances pour éviter que Téhéran se dote de l'arme nucléaire. Ils ont rétabli et durci leurs sanctions et la République islamique a commencé, en riposte, à s'affranchir de plus en plus des restrictions à son programme atomique.L'actuel président américain Joe Biden dit vouloir revenir dans l'accord de 2015 si l'Iran renoue aussi avec ses engagements. Des négociations indirectes ont démarré en avril à Vienne mais sont à l'arrêt depuis l'élection, en juin, d'un nouveau président iranien ultraconservateur. Elles doivent reprendre lundi dans la capitale autrichienne."S'ils traînent des pieds à la table des négociations, tout en accélérant le rythme avec leur programme nucléaire, ce sera leur réponse à la question de savoir s'ils veulent vraiment retourner dans l'accord", a estimé Rob Malley dans cet entretien enregistré mardi. "Alors, bien entendu, nous ne serions pas prêts à rester les bras croisés", a-t-il mis en garde.L'émissaire, fervent partisan de l'accord de 2015 qu'il a contribué à négocier, a affirmé que les actes iraniens au cours des derniers mois n'étaient "pas de bon augure pour les négociations". "Ils ont continué à développer leur programme nucléaire" sans "revenir à la table des négociations" pendant cinq mois, tout en multipliant "les positions très radicales au sujet de leurs exigences", a-t-il souligné